Sébastien Godonou, président/BDCR, à propos de l’attribution des résidences universitaires : « 600 ou 800 cabines au plus sont attribuées sur environ 5.000 demandes des étudiants »

Institution spécialisée de la Fédération Nationale des Etudiants du Bénin, le Bureau Directeur du Comité des Résidents (BDCR) assure la sécurité des étudiants et étudiantes dans les résidences universitaires. Educ’Action a rencontré son actuel président, Sébastien Godonou qui parle de sa mission et les difficultés rencontrées dans l’exercice de sa tâche. Interview !

Educ’Action : Quel est le rôle du Bureau Directeur du Comité des Résidents au sein de la communauté universitaire ?

Sébastien Godonou : Nous intervenons au niveau du volet hébergement. Nous sommes une institution spécialisée de la Fédération Nationale des Etudiants du Bénin qui intervient uniquement au niveau de l’hébergement universitaire. Nous gérons les conflits au sein des résidences universitaires et animons la vie au sein des résidences universitaires en vue de permettre à nos camarades de s’émanciper dans les bâtiments. Notre mission est donc d’assurer la sécurité et la bonne ambiance au sein des étudiants et étudiantes de l’UAC logés dans les cabines.

Quel est l’effectif des résidents dans les cabines ?

Depuis trois ans, le COUS-AC n’héberge pas plus de 800 étudiants, ce qui ne fait pas du tout le bonheur de l’étudiant. Le COUS-AC est au courant que pour le nombre de places disponibles en comparaison à la demande, il y a un grand écart. Quand on fait le point,
600 ou 800 cabines au plus sont attribuées sur environ 5.000 demandes des étudiants. C’est insignifiant. Le service chargé de l’hébergement sait que c’est un grand problème auquel il faut trouver de solutions. La FNEB ne cesse d’investir pour qu’une solution soit trouvée. Quand vous faites un tour dans les résidences, les occupants sont en mesure de vous dire que normalement, c’est tel nombre de personnes qui est appelé à rester dans un bâtiment. C’est une réalité qu’on ne peut pas occulter, on dépasse l’effectif. Cette situation amortit très vite les bâtiments, mais nous n’avons pas d’autres choix. Imaginer quelqu’un qui vient de l’intérieur du pays et qui vient mais ne trouve pas son nom sur la liste. Quand on lui a dit que la liste est affichée et que son nom n’est pas sur cette liste, cela fait mal parce qu’il va devoir dormir à la belle étoile. Nous sommes tellement touchés lorsque nous voyons nos camarades en détresse et que nous n’avons pas la possibilité de faire autrement.

Quelles sont les difficultés rencontrées dans l’exercice de votre mission ?

La grande difficulté se situe au niveau de la dotation. S’il faut payer des dotations comme par exemple des papiers hygiéniques ou des savons, il faut passer par des marchés publics. Si une lampe est grillée dans la nuit profonde, il faut attendre, prendre par le biais des marchés publics d’abord avant de régler le problème. Dans un secteur social, on ne peut pas imposer des règles liées aux marchés publics. L’Etat doit réfléchir et trouver des ouvertures. Cela nous attriste qu’après toutes nos démarches, la directrice nous dit d’attendre et que la procédure suit son cours. C’est parce qu’elle ne peut pas faire autrement que ce que l’Etat préconise.

Quel est votre message à l’endroit des décideurs pour une amélioration des conditions de vie au sein des résidences universitaires ?

L’année dernière, nous avons reçu nos dotations en juillet. Cela fait sept mois après la rentrée avant que nous ne recevions la dotation du dernier mois. Cette année, nous avons intégré les résidences en février. Le service du COUS-AC, nous disait la dernière fois que la dotation est lancée et que nos camarades vont entrer en possession sous peu.
Je pense que comparativement à l’année dernière où nous avons fait sept mois avant de les toucher, cette année, nous voulons déjà entrer en possession de nos dotations. Cela veut dire qu’il y a de l’avancée. Cela veut dire que de nos échanges, il y a des doléances qui sont prises en compte. C’est l’occasion pour nous de lancer un vibrant appel aux autorités du COUS-AC de se rapprocher vite du Ministère pour qu’on puisse trouver une solution aux cinq bâtiments non encore fonctionnels à savoir le bâtiment F canadien et les quatre bâtiments BID. Cela y va du mieux-être des étudiants de l’UAC.

Propos recueillis par Edouard KATCHIKPE

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