Côte d’Ivoire : Brouille au sein de l’enseignement catholique

En Côte d’Ivoire, les Evêques  et les enseignants intervenant dans l’enseignement catholique ne parlent plus, depuis peu,  le même langage, informe la presse ivoirienne.  « En Côte d’Ivoire, polémique autour  de la réforme de l’éducation catholique », écrit La Croix  Africa. Selon le site web de l’actualité religieuse,  l’Evêque Gaspard Beby Gneba, Président de la Commission Épiscopale pour l’Éducation Catholique, par une ordonnance prise en janvier dernier a dissout  toutes les associations des fidèles (enseignants, parents d’élèves) en activité dans les écoles catholiques de Côte d’Ivoire. Le Prélat, renchérit koaci.com « subordonne leur existence, désormais, à sa seule autorisation préalable ».

 

Face à la décision du Responsable religieux, la réaction des  membres desdites associations n’a pas tardé, croit savoir, @bidjan.net. Les syndicats d’enseignants catholiques, soutenue par la Centrale syndicale humanisme  « dénoncent une violation de leurs droits », nous rapporte le web journal. Pour leur porte – parole, il s’agit de « « l’apogée des pratiques antidémocratiques », car justifie le syndicaliste Mamadou Soro,  la décision ne respecte ni   la Constitution de la Côte d’Ivoire, ni le Code du Travail.

Véritablement remonté contre la Conférence épiscopale, il a martèlé au micro de koaci.com le 1er mai passé et ce devant le Premier Ministre, qu’au-delà de la dissolution des associations, « Mgr Gaspard BEBY GNEBA a procédé, de façon unilatérale, au rabattement des salaires, transformant les enseignants du catholique en travailleurs saisonniers ».

D’une brouille à une autre, intéressons – nous  à l’affaire du Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur - CAMES qui alimente depuis quelques jours l’actualité éducative au Bénin. Deux Enseignants du supérieur ont été sanctionnés et perdent leur grade de Professeur, nous informe La Nouvelle Tribune. Il s’agit de  Ibrahim Salami et Dandi Gnamou, détaille banouto.com.  Les sanctions  ont été  prononcées, lors de la 36ème session  du CAMES au Bénin Il  leur est reproché de graves manquements   aux textes de l’organe, souligne La Nouvelle Tribune.

Dandi Gnamou, par ailleurs Conseillère à la Cour suprême du Bénin,  s’est d’ailleurs confiée au journal spécialisé, Educ’Action. Au micro de mon confrère  Romuald Logbo, elle s’est prononcée en ces termes :   « ce que je peux vous dire, c’est que la semaine dernière s’est tenu le Conseil des ministres du CAMES. Et donc si une sanction doit être prise à mon encontre sur quelque dossier que ce soit, je suis censée être informée, car c’est bien dans le Code d’éthique et de déontologie. On doit pouvoir m’informer que je suis passible de sanctions pour que je puisse être effectivement sanctionnée. Je n’ai pas été informée et jusque-là, je ne suis pas au courant si ce n’est que des gens m’ont appelée. Certains m’ont appelée, certains m’ont envoyé des messages en étant scandalisés…. Cela n’a pas de sens ».

Du Bénin, rendons – nous au Tchad, précisément à N’Djamena, sa capitale où se prépare une conférence internationale sur l’éducation des filles. Programmée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF),  elle se tiendra les 18 et 19 juin et réunira plusieurs experts francophones du secteur de l’éducation, à en croire le site web http://www.adiac-congo.com.

C’est une rencontre qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la réunion conjointe des ministres de l’Éducation et du Développement du G7 prévue le 5 juillet, en France, ajoute le web journal www.africawi.com

Selon les organisateurs, « les participants exploreront, durant deux jours, les causes profondes des inégalités, des disparités et des diverses formes d’exclusion et de discrimination touchant les filles et les jeunes femmes, ainsi que les moyens d’accroître l’accès et de réduire les taux d’abandon scolaire, de redoublement et d’échec. Ceci, afin d’éliminer les inégalités de genre dans l’éducation et mettre en place les dispositifs de formation et d’apprentissage fiables », nous rapporte http://www.adiac-congo.com.

Fin de cette revue de presse, je vous retrouve la semaine prochaine

Esckil AGBO