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Côte d’Ivoire : Toutes les écoles primaires publiques fermées

Ecoliers dans les rues,  instituteurs et institutrices à la maison. C’est le désolant spectacle que vit, depuis quelques semaines,  l’enseignement primaire en Côte d’Ivoire.    « La grève des enseignants se durcit, l’école publique paralysée »,  nous apprend  le portail www.poleafrique.info.  Les grèvistes réclament la rétrocession  de leur salaire défalqué lors des derniers mouvements qu’ils ont observés.

 

A cela, s’ajoute, l’augmentation de leur prime de logement, selon  le site akody.com qui précise que le mouvement est tacitement reconduit jusqu’à nouvel ordre. Les enseignants du primaire ne sont pas les seuls à déposer la craie. Leurs collègues du secondaire sont également en grève, nous informe l’Agence ivoirienne de presse (AIP).  

Côte d’Ivoire, la grève des enseignants perdure, se désole Africa24.  La seule condition pour la reprise des cours est la satisfaction totale des revendications,  défendent les syndicats  sur la chaîne panafricaine. Le  gouvernement, de son côté,  s’est confié à koaci.com. Il estime que les enseignants exagèrent et les invitent au respect de leurs engagements. «  Le droit de grève  demeure garanti en Côte d’Ivoire. Il faut juste observer quelques excès dans l’application  de ces différentes grèves », a déclaré à la presse, Sidi Tiémoko Touré, Ministre  de la communication et des média.  Il souligne au micro de l’Agence ivoirienne de presse que le gouvernement a respecté  ses engagements vis – à – vis des enseignants.   Il revient à ceux – ci de faire de même, martèle-t- il, tout furieux.

Quittons Abidjan pour nous rendre à Cotonou où le gouvernement du Président Patrice Talon et les enseignants du supérieur ne s’entendent plus.   Le journal Educ’Action parle d’inimitié entre enseignants et autorités  du sous – secteur du supérieur. Pour le quotidien Caribou, c’est un mouvement d’humeur ahurissant.  

Le gouvernement nomme les directeurs, directeurs adjoints, doyens et vice – doyens dans les  universités publiques, les enseignants mécontents évoquent une tentative de destruction des acquis démocratiques, nous fait savoir Point.Média.  Entre responsables entrants et sortants, on note  des discours d’attaque et de contre – attaque,  regrette le journal.  Au ministère de l’enseignement supérieur,  les enseignants de ce sous – secteur de l’éducation ont tenu  un sit in la semaine écoulée, rappelle Benin Web TV. Au cours de cette manifestation,  à Mme Odile Attanasso, leur Ministre de tutelle, ils ont posé trois conditions  pour le dégel de la crise qui s’installe. Vous pouvez retrouver lesdites conditions dans le journal Educ’Action de cette semaine.

Quant à nous, nous vous retrouvons la semaine prochaine pour un nouveau numéro de la Revue de presse 100% éducation.

Esckil AGBO