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Afrique du Sud : Des étudiantes enceintes renvoyées d’une université

En Afrique du Sud, des étudiantes ont  été expulsées de leur campus parce qu’elles sont  enceintes, nous apprend Jeune Afrique dans un article qu’il a publié sur son site web le  24 novembre dernier.  Il s’agit de l’Université du Zululand, souligne le  web journal www.digitalcongo.net. Selon ce site web, le gouvernement sud- africain n’a pas apprécié cette disposition des autorités rectorales.

 

Par la Ministre chargée des affaires féminines, il a dénoncé  l’expulsion  des étudiantes et pense que la sanction est de nature à perpétuer les inégalités sexuelles, jure l’Agence France Presse  qui a d’ailleurs entendu  la Ministre déclarer qu’il s’agit  «  de violences graves basées sur le sexe ». Car, justifie –t- elle au micro de Jeune Afrique « expulser des femmes et laisser leurs partenaires ne fait que perpétuer les inégalités entre les sexes ».

Eux, ils     ne sont pas expulsés. Mais ils peuvent  quitter plus tôt que prévu leurs différents campus.  Il s’agit des jeunes africains qui ont choisi de poursuivre leurs études  dans les universités françaises. 

La France va augmenter les frais de scolarités pour les étudiants résidant hors de l’Union européenne. Les nouveaux coûts sont un malaise pour des étudiants africains, nous renseigne TV5 Monde. Car détaille la télévision, dès la rentrée 2019,  ils  devront débourser 2770 euros pour une année de licence et 3770 euros pour une année de master et de doctorat au lieu de  170 euros en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat. 

Mais la réaction des apprenants concernés n’a pas tardé. Ce samedi 1er décembre, nous rapporte L’Express, ils  ont  tenu une manifestation de protestation, s’indignant avec véhémence contre la hausse de leurs frais de scolarité. Ladite manifestation s’est déroulée simultanément dans une dizaine de villes, témoigne RFI. « Mêmes études, mêmes droits !»,  étaient le slogan au bout de leurs lèvres,  ajoute  la radio française qui rappelle que l’appel à ce sit in a été lancé par le syndicat étudiant Unef.

Quittons la France pour nous rendre au Bénin où les élèves des classes de 3ème sont désormais contraints d’obtenir le BEPC et la moyenne de classe avant de songer à aller au second cycle. Selon Educ’Action,  face à cette mesure qui date d’ailleurs du Ministre Lucien Kokou, les apprenants sont partagés entre découragement et abandon.

Diversement appréciée, elle reste un véritable problème pour les  directeurs et proviseurs car, «  elle n’arrange pas vraiment les établissements à cause de l’effectif qu’ils  perdent », se désole un Censeur qui a requis l’anonymat dans un spécial dossier de ma consœur Estelle Djigri sur le sujet.

Terminons cette revue de presse avec le journal Matin Libre qui nous fait part d’une colère de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb).  N’appréciant pas  le non paiement des  primes  des enseignants vacataires, le syndicat sort un communiqué  de protestation et fait des mises en garde.

Esckil AGBO