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Mali : Craignant pour leur sécurité, des enseignants refusent de se rendre à Kidal

Au Mali, les apprenants de Kidal n’ont pas encore repris le chemin de l’école. Et ce, malgré la rentrée effectuée le 1er octobre dernier, regrette  le site web malijet.com. La raison, nous informe le web journal,  les enseignants mutés dans cette région refusent de rejoindre leur poste.

L’insécurité grandissante dans ladite région est la principale cause de ce refus, à en croire RFI.    Ils s’opposent  à leur redéploiement sans les forces de l’ordre et de sécurité,  fait savoir le site web niarela.net. Ils ont reçu le soutien de leurs responsables   syndicaux  qui   ont catégoriquement refusé d’envoyer leurs militants  à la boucherie, complète niarela.net.

Ces derniers ont manifesté publiquement ce refus, au cours d’une conférence de presse qu’ils ont organisée le 15 novembre dans la capitale Bamako précise RFI. « Ils réclament plus de sécurité  pour les enseignants, enchaîne la radio française. « Il n’y a pas longtemps, moi j’ai été là-bas et vraiment ce n’était pas possible de vivre actuellement dans une zone inhabitée, constate-t-elle. Il n’y a rien. Le logement est difficile et nos familles sont là. J’ai très peur. Les gens ont peur », se désole, Djibrila Samaké l’un des syndicalistes au micro de RFI. Celui – ci poursuit : « « au préalable, il nous faut la sécurité, la présence préalable des forces armées et de sécurité du Mali. Une première mesure d’accompagnement, c’est l’indemnisation des enseignants qui étaient à Kidal entre 2012 et 2014. Ils étaient victimes. Il y a une demande aussi de prime. Et l’on a conditionné notre retour à celui de tous les travailleurs de l’administration en général ».

Au Bénin, les professeurs des lycées et collèges expriment de craintes eux aussi. Il s’agit, notamment de ceux dits vacataires qui sont sans rémunération depuis des mois. Sevrés et sans salaire depuis des mois : Des vacataires rouspètent, écrit Educ’Action ce mercredi dans sa parution No226. « je suis sans salaire depuis le mois de mai 2018, une dette de l’année scolaire écoulée. Me voilà encore sans salaire depuis l’entame de cette nouvelle année scolaire 2018-2019, donc depuis septembre. Pour joindre les deux bouts, je vis actuellement sur des prêts et de partout. Quand bien même j’ai la certitude que l’Etat finira par me payer, il faut bien que je rembourse dans les délais et c’est cela qui hante aussi mes sommeils. Sans vous mentir, la situation est très difficile et je crains que nos enfants finissent pas nous tourner dos à cause de cette précarité qui s’accentue au jour le jour. Certains collègues m’ont confié qu’ils n’arrivent plus à mettre du carburant dans leurs motos pour aller aux cours ; d’autres encore jeûnent, malgré eux, aux heures de récréation lorgnant subtilement leurs apprenants, eux mieux lotis grâce à leurs parents. Il faut aussi mettre l’accent sur la pression des propriétaires à qui nous devons également de l’argent »,  raconte tristement un enseignant vacataire de Mathématiques en poste au CEG Sainte Rita à mes confrères  Hermann Sagbohan et Edouard Katchikpè. La situation est telle à cause de la lenteur administrative,  selon le quotidien Soleil levant. Fâchés, ces enseignants manifestent  leur déception  et menacent d’abandonner les classes, alerte Point.Media.

Le Ministre Salimane Karime des enseignements maternel et primaire n’ayant point de soucis avec des enseignants vacataires multiplie plutôt ses communiqués de mise en garde. Le dernier en date  interdit les souscriptions hasardeuses et fantaisistes qu’instituent certains directeurs d’école.

Ce sont des initiatives aux relents  de pratiques de corruption déguisée, crie le quotidien Le Potentiel qui se réjouit du communiqué du Ministre. Les directeurs d’école sont interdits de rançonner, applaudit Le Béninois libéré. L’Indépendant parle d’une mise en garde sévère. Quant à Educ’Action, il vous expose la quintessence dudit communiqué sur son site web www.eduacions.org.

Fin de cette revue de presse, je vous retrouve la semaine prochaine. Portez- vous bien.

Esckil AGBO