Renforcement de capacités des enseignants de la Maternel : De bonnes connaissances acquises sur les activités ludiques et la culture de la paix

Outiller les enseignantes et enseignants de la Maternel sur l’organisation efficace des activités ludiques et leur mise en œuvre au profit des apprenants afin qu’ils développent les compétences indispensables à la culture de la paix. C’est l’objectif visé par cet atelier de renforcement des capacités organisé, du 17 au 20 août 2021, à l’Ecole Normale d’Instituteurs (ENI) d’Allada. Une initiative de la Direction de l’Enseignement Maternel (DEM) soutenue par l’UNESCO.

Doter les écoles des images, grand format, présentant les diverses situations de classe à la culture de la paix, réamenager l’emploi du temps pour faciliter le bon déroulement de ces activités, renouer avec les jeux d’enfance répertoriés dans un document afin d’en assurer la pérennité dans les écoles. Ce sont là les grandes recommandations formulées au terme des travaux de l’atelier de renforcement des capacités portant sur les activités ludiques et la culture de la paix chez la petite enfance. Cette activité de la Direction de l’Enseignement Maternel (DEM) du Ministère des Enseignements Maternel et Primaire (MEMP), organisée au profit des Responsables d’Unités Pédagogiques, des chefs de régions pédagogiques et des conseillers pédagogiques avec l’appui de l’UNESCO, s’inscrit dans le cadre du Programme de Participation du binénium 2020-2021. « Cette activité de la petite enfance a sa place pour rendre qualitative l’enseignement préscolaire. C’est un élément indispensable pour la satisfaction de la cible 4.2 des Objectifs du Développement Durable qui stipule que d’ici 2030, nous devons faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons aient accès à des activités de développement et de soins de la petite enfance, à une éducation préscolaire de qualité qui les prépare à suivre un enseignement primaire », dira Comlan Médard Zangronio, Directeur Départemental des Enseignements Maternel et Primaire (DDEMP) de l’Atlantique, dans son mot de bienvenue, à l’ouverture de l’atelier. Pour une société éprise de paix, déclare Mireille Afouda, Directrice de l’Enseignement Maternel, l’école a le devoir d’installer chez l’enfant des compétences sociales sans lesquelles aucun développement n’est possible. « En plus de l’enseignement des connaissances qui forgent le physique et le mental, le volet psychologique qui s’occupe des émotions est à privilégier dans toutes situations à la Maternelle, car c’est à travers la gestion des sentiments et des émotions que l’enfant forge sa personnalité, sa moralité et se dote ainsi d’une culture de paix », insiste-t-elle.
Des communications sur le jeu et la culture de la paix

Durant les quatre (04) jours de travaux de cet atelier, les participants ont été entretenus sur plusieurs communications. Dr Débora Gladis Hounkpè, psychopédagogue, a entretenu l’assistance sur des notions en rapport aux textes et conventions internationaux liés aux droits et devoirs des enfants, de l’importance du jeu pour le développement intégral chez l’enfant, des liens entre les jeux du prescrit officiel de l’enseignement maternel et éducation à la culture de la paix. « Le jeu permet à l’enfant d’aller à l’école avec plaisir et d’être bien dans sa peau. Il devient acteur de sa propre formation », explique la communicatrice lors de son exposé sur la Ludo pédagogie et l’importance du jeu pour le développement intégral chez l’enfant. L’apprentissage par le jeu pendant la petite enfance, poursuit-elle, est une forme de pédagogie importante dans le développement de l’enfant. « Lorsque l’enfant joue, il apprend et assimile dans un état d’esprit positif et détendu », renseigne l’experte des questions psycho-éducatives.
Cap maintenant sur l’Ecole Maternelle Gbégamey-Fandji à Allada. Nous sommes à la troisième journée de la formation avec un focus sur les séquences réelles de classe sur le jeu.

Avis de quelques participants

Denis Dansogbe, représentant de la CNBU

« L’UNESCO est satisfaite de l’organisation de cette activité et invite les participants à faire bon usage des modules »

«L’UNESCO a un attachement particulier pour la petite enfance et c’est pour cette raison que le soutien a été accordé au projet portant sur les activités ludiques à l’enseignement maternel pour le binénium 2020-2021. Nous avons constaté la participation effective suivant l’approche genre. Les femmes ont participé aussi bien que les hommes. Ils apporteront l’information au sein de nos écoles maternelles, ce qui va impacter davantage l’apprentissage et l’éducation sociologique de l’enfance. L’UNESCO est donc satisfaite de l’organisation de cette activité et invite les participants à faire bon usage des modules qui ont été déroulés au cours de cette formation. »

Marlyse Ahodékon, directrice de l’Ecole Maternelle Publique de Houèto

« Nous allons souhaiter que chacun, à son niveau, continue de jouer sa partition pour l’atteinte des objectifs assignés à cet atelier »

«Nous avons pu avoir accès à des thématiques qui vont sûrement améliorer nos prestations dans nos diverses sections. La thématique a approfondi nos connaissances antérieures par rapport à l’importance du jeu dans les activités pédagogiques et surtout l’importance du jeu dans la culture de la paix. Nous avons eu la chance de partager ces quatre (04) jours avec une consultante qui était à la hauteur de la tâche. Nous remercions également la Direction de l’Enseignement Maternel qui a mis les bouchées doubles pour que cette formation soit une réalité. Nous allons simplement souhaiter que chacun, à son niveau, continue de jouer sa partition pour l’atteinte des objectifs assignés à cet atelier et que d’autres formations soient également prévues pour que tous ceux qui ne sont pas ici aujourd’hui, puissent avoir l’occasion d’être au même niveau d’information que nous autres qui y sommes présentement. »

Marius Akplogan, personnel de la Direction de l’Enseignement Maternel

« Les participants ont appris beaucoup de choses des formateurs à travers les différentes communications »

«Je dirai que durant les quatre (04) jours de formation, les participants ont appris beaucoup de choses des formateurs à travers les différentes communications, présentations et les explications qui ont meublé ces différentes séquences. Nous allons demander que ces directeurs d’écoles, responsables d’unités pédagogiques fassent tout possible pour restituer les connaissances acquises lors de cette formation. »

 

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