Réformes dans l’Enseignement Supérieur : Les enseignants des universités bientôt evalués

A la rencontre d’échanges hebdomadaire avec la presse, le vendredi 16 juillet 2021, Wilfried Léandre Houngbédji, Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement (SGAG), a éclairé la lanterne des journalistes sur plusieurs sujets d’actualité. Dans le secteur de l’éducation, les discussions ont porté sur les grandes conclusions du séminaire national sur l’Enseignement Supérieur et l’adoption des décrets portant statut particulier des enseignants du supérieur et statut type des Universités Nationales du Bénin (UNB). Dans la droite ligne des réformes entreprises dans le secondaire, une commission a été mise en place pour réfléchir sur les réformes à mener dans les UNB. Suivant les explications de Wilfried Léandre Houngbédji, la commission est composée essentiellement des acteurs du sous-secteur de l’Enseignement Supérieur et moins de politiques. « Les enseignants du Supérieur savent désormais qu’il y aura un organe de contrôle pour apprécier au-delà de l’aspect académique, l’aspect moral et éthique du comportement d’un enseignant sur le campus. Il sait qu’il peut être évalué, que les étudiants peuvent être interrogés pour savoir s’il est fréquent au cours. Si pour un cours de trois (03) heures, il ne fait que trente minutes et s’en va », confie-t-il, tout en martelant qu’il était important d’envisager l’université publique sous de nouveaux jours afin qu’elle soit, de plus en plus, efficace dans la formation des étudiants.
Invité à se prononcer sur la décision portant sur les examens nationaux en Licence et Master dans les Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (EPES), le porte-parole du gouvernement informe que cette mesure jadis conjoncturelle est désormais structurelle. Sur la question de la nomination des doyens et des vice-doyens des facultés dans les UNB, le SGAG clarifie : « Ce n’est pas forcément parce qu’on est élu, qu’on est le plus performant dans la gestion. La Commission a déjà fait des propositions allant dans ce sens. Les acteurs même qui sont venus au séminaire ont considéré que l’expérience de la démocratisation de la désignation des dirigeants n’est pas aussi concluante que ce qui avait prévalu. Donc, cela peut devenir structurel à nouveau que le gouvernement garde la main pour nommer des gens qu’il responsabilise davantage dorénavant. D’autant puisque nous avons commencé à promouvoir le sens de responsabilité et avec les organes que nous mettons en place, il va s’en dire que l’administration publique sera plus regardant sur la qualité de la gouvernance dans nos universités ».

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