Lutte contre les violences et abus sexuels en milieu scolaire : L’ONG Educ’Action et AFA-B sensibilisent les apprenants de l’Alibori

«J’ai compris que l’abus sexuel sur un enfant ou une mineure est sévèrement puni par la loi.

L’abus sexuel n’est pas une bonne chose, car cela déstabilise l’enfant victime de cet acte ». Comme Jennifer, ils sont nombreux ces élèves, filles et garçons du lycée Champagnat de Kandi, à avoir tiré une leçon de la séance de sensibilisation organisée à leur intention par l’Association des Femmes Avocates du Bénin (AFA-B) et l’ONG Educ’Action. Après les départements du Zou et du Borgou, c’est le département de l’Alibori qui a accueilli les deux organisations pour le même exercice : sensibiliser les apprenants sur les violences sexuelles, le viol, le mariage forcé et le travail des enfants, le jeudi 12 mars 2020. A l’aide de présentations audiovisuelles, Amidou Akobi Alassane, chargé de partenariat et des relations extérieures de l’ONG Educ’Action, a estimé important de faire comprendre aux apprenants « l’enjeu et la pertinence de ce qui se passe en matière d’abus sexuels ». Dans son franc parler face aux apprenants, maître Gracia Amoussou, représentante de l’AFA-B, a présenté les dispositions légales, notamment les peines prévues par le Bénin pour endiguer le phénomène qui commence à gangrener le milieu éducatif avant de les inviter à être plus studieux et à dénoncer. « Vos parents se battent pour que vous puissiez réussir. Même s’ils n’ont pas le temps pour vous expliquer ce qui est, vous-même, vous devez prendre soin de vous. Lorsque vous sortez et que des copains de classe, des enseignants et autres vous font des attouchements, dénoncez-les. Lorsque vous avez des frères, des oncles et consorts qui vous font des attouchements et qui veulent aller au sexe avec vous, dénoncez-les », a martelé l’avocate. Par ailleurs, les communicateurs ont aussi abordé la question de la pédophilie et le harcèlement sexuel avant d’inviter les élèves à appeler le 7344, un numéro gratuit ouvert du lundi au samedi, de 9 heures à 21 heures pour dénoncer tout cas de violences et d’abus. Après la ville de Kandi, cap a été mis sur celle de Gogounou pour le même exercice. Rappelons que cette campagne est initiée par les deux partenaires pour éclairer la lanterne des apprenants avec le soutien financier de l’UNICEF.

Adjéi KPONON