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Amélioration de la qualité éducative en France : Un projet de loi à l’Assemblée pour instaurer l’école de la confiance

Les nouveaux enjeux de l’école en corrélation avec la crise sociale ont inspiré les autorités françaises à asseoir les bases d’une école de la confiance.

Pour Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale, « l’école doit être la matrice fondamentale d’une société de la confiance. » Au micro de nos confrères de Le Monde, il indique que ce projet de loi en débats, depuis hier lundi, à l’Assemblée nationale balaie un spectre très large de thématiques. Son fil rouge réside, à l’en croire, dans son titre : ‘’L’école de la confiance’’. « Nous voulons contribuer par la loi à poser les bases d’une école qui inspire confiance par la formation, l’évaluation repensées et qui crée de la confiance en permettant la réussite et l’épanouissement de l’élève dès le début de sa vie, à 3 ans. », a déclaré le ministre. Pour lui, il est sans intérêt de conférer à cette loi son nom. « Je ne vois pas d’intérêt à personnaliser les choses de cette façon. Cette loi n’a jamais prétendu résoudre tous les maux de l’école : elle est un levier, une étape dans la série de réformes nécessaires pour faire évoluer notre système éducatif. Une première étape s’est jouée ces dix-huit derniers mois, avec le lancement de réformes essentielles, mais ne nécessitant pas d’en passer par la loi, les savoirs fondamentaux à l’école, les dédoublements de classes, le nouveau lycée, le nouveau baccalauréat, la nouvelle voie professionnelle… La deuxième étape nécessite un changement d’échelle. », a-t-il argué. Convaincu que l’évaluation reste une priorité pour les enseignants, il informe que le ‘’Conseil de l’évaluation’’ qu’instaure l’un des dispositifs de la loi, « va garantir une évaluation techniquement indiscutable du système scolaire. Le président de la République s’est engagé à instaurer une évaluation systématique de chaque établissement. Elle sera portée par des experts, mais comportera aussi une part d’autoévaluation permettant à chaque membre de la communauté éducative de participer au diagnostic. Les résultats prendront en compte la réussite pédagogique mais aussi les questions de climat scolaire. » Parmi les 600 amendements apportés en commission au projet de loi, l’un d’eux permet la création d’« établissements publics des savoirs fondamentaux » susceptibles d’accueillir des enfants de 3 à 16 ans. De l’avis du ministre, le projet de loi n’arrive pas tout fait devant l’Assemblée. « Je suis dans un état d’esprit d’ouverture à l’égard des amendements déposés par la majorité comme par l’opposition. », a-t-il conclu.

Serge David ZOUEME