Le VESOS Abomey-Calavi sensibilise les patrons d’atelier de Akassato - Journal Educ'Action
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Le VESOS Abomey-Calavi sensibilise les patrons d’atelier de Akassato

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Nul n’est censé ignoré la loi. C’est autour de cet adage populaire que l’équipe du Village d’Enfants SOS (VESOS) Abomey-Calavi, les patrons et patronnes d’atelier de Akassato ont travaillé le mardi 12 juillet 2022. L’objectif de cette rencontre qui s’est tenue à l’École Primaire Publique Houèkè-Honou à Akassato, dans la commune d’Abomey-Calavi, est de sensibiliser les artisans sur les questions de protection des enfants en situation d’apprentissage.
Prenant la parole, le coordonnateur du programme de renforcement de la famille, VESOS Abomey-Calavi, Pierre Atimba, a rappelé aux participants, les différentes missions et domaines d’intervention de l’organisation. Au terme de sa présentation, des patrons d’atelier ont manifesté le désir d’accueillir des enfants de cette structure et de les former gratuitement. « Quand on fait le tour de ces centres de formations artisanaux, on constate que les droits des enfants sont violés », dénonce Bathilde Akpado épouse Atchaoue, spécialiste en protection des droits de l’enfant. Elle ajoute : « certains patrons violent les enfants par ignorance parce qu’ils ont été éduqués dans de pareilles conditions et forment, à leur tour, de la même manière sans savoir qu’il existe désormais des textes sur les droits des enfants. Il est donc important de les informer avant de passer à la répression.»
Approché, Nadjimou Agonman, le coordonnateur des artisans de la zone d’Akassato fait savoir : « En tant que patron, il est difficile de bien former les apprentis à temps par peur qu’ils connaissent le métier et leur manque de respect après la libération. Cette formation nous permet de sortir de l’ignorance et de nous conformer aux textes en vigueur en ce qui concerne le droit des enfants en situation d’apprentissage ». Pour Raymonde Magbondji, patronne coiffeuse depuis une douzaine d’année, « je repars d’ici avec beaucoup de connaissances et désormais, pour ma part, je ne vais plus prendre un apprenti même si c’est mon propre enfant sans lui faire de contrat d’apprentissage .»

V. S (Stg)

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