Le nez des Egyptiens ou la paix seulement !

En France, s’est tenu, il n’y a pas longtemps, le deuxième forum pour la paix et je me surprends de constater que de nos jours, l’élément qui définit le plus notre horizon et celui des générations futures est exactement aux antipodes de la paix, à savoir la violence. Comme le disait l’autre, la violence n’est pas un vain mot, il est le mode de gouvernance et l’apanage des deux vecteurs principaux de cette violence dans notre société : la politique et la religion.
Ces deux forces, en effet, qui traumatisent le monde sont, généralement, complètement amorales et au service de la puissance de l’intérêt ; ce qu’on appelle encore l’économique ou les pouvoirs d’argent. Si l’une c’est-à-dire la politique est brutale et ne s’embarrasse pas de gants pour créer dans nos Etats des lois à la solde du pouvoir économique qui les a souvent fait élire, la religion (je n’ai pas dit DIEU), est plus dangereuse et pernicieuse lorsqu’elle passe le temps d’un côté, à nous inculquer une idéologie de la résignation : « le royaume des cieux vous appartient », « heureux les pauvres ». On va jusqu’à prêcher que les riches iront en enfer et l’homme vertueux doit passer le temps à prier ! De l’autre côté, au nom d’autres dogmes, on conduit de pauvres hères à détruire, à se tuer au nom d’Allah pour des soi-disant « guères saintes ».
Vous me direz que la violence est à la télé ou dans les medias ou avec les groupes terroristes. Vous n’avez pas compris : nous identifions ici ceux qui, à la racine, autorisent la diffusion de ces medias liberticides et, qui, lorsque vous les ouvrez, commencent par claironner « 40 morts et des dizaines de blessés dans telle ou telle attaque». Vous pensez, par exemple, que cette fameuse radio que nos frères illettrés allument souvent dans nos villages ou que nos politiciens vénèrent, le fait innocemment en matraquant à chaque début de journal des catastrophes, qui, à chaque fois, frappent l’esprit ? Ensuite dans le développement, c’est toujours la même trame : une ou des puissances sont intervenues comme sauveurs et nous, petits pays, petites races d’incapables, nous subirons, soit la présence de troupes qui interviennent (droit ou devoir d’ingérence ; secours humanitaires, etc.), soit un supposé chaos qui nous terrorise et nous tétanise. C’est, en réalité, pire que les journaux alignés de certaines Républiques africaines, buvant avec gloutonnerie et résignation à la même source.
Ceux donc, qui promeuvent ces violences physiques, qui donnent les armes utilisées par les différents terroristes ou encore les violences psychologiques ou morales qu’on retrouve dans notre quotidien illisible à travers toutes sortes de supports comme les medias, ne sont pas nécessairement la horde de bandits adeptes de produits dopants avec couteaux à la ceinture ou encore des meurtriers coupeurs de route, mais des puissances d’argent à cols blancs qui n’ont qu’un credo : le business à tout prix !
Notre société actuelle n’a jamais autant promu la paix dans ce monde de guerre perpétuelle. Ceux qui, par tous les moyens, au nom du dieu argent, attisent tous les foyers de tension, de conflit, de perdition, savent que le brasier tend à devenir incontrôlable, mais leur appât du gain prend toujours le dessus.
Le plus grand problème que j’ai aujourd’hui, c’est que je n’arrive même pas à identifier des éléments qui laissent entrevoir les prémices d’une paix, quelle qu’elle soit sur un sujet important. Prenons par exemple le vivre ensemble dans ce village planétaire ? Je n’ose même pas développer : au nom de quoi des pays riches comme ceux de l’Afrique subsaharienne doivent continuer à voir leurs populations végéter dans la misère à cause de hold-up permanents ? Nos pays où se situe le berceau de l’humanité, qui ont mis en place les bases de toute la science moderne et dont les cerveaux continuent à le faire hors de nos pays. Vous voyez, je n’ai même pas cité nos sols et nos sous-sols, car nous avions déjà beaucoup donné ! Allez demander aux archéologues blancs pourquoi les plus importantes statues et autres bas-reliefs de l’Egypte ancienne avaient pour la plupart les nez brisés : juste pour qu’on ne se rende pas compte que l’Egypte et sa science étaient de race noire. La même question peut être posée à Pythagore ou à Thalès pour ces fameuses mathématiques, soi-disant, inventées par eux ! Mais, malgré tout, nous sommes prêts à pardonner et à refonder les bases d’une civilisation d’équité et de justice c’est-à-dire de paix.

Maoudi Comlanvi JOHNSON, Planificateur de l’Education, Sociologue, Philosophe

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