Edmond Houinton, DDESTFP/Atlantique, à propos des litiges domaniaux en milieu scolaire : « Nous allons trouver une solution pour le bonheur des acteurs de l’école »

Le fait est bien réel et préoccupant chez nous. Les litiges domaniaux en milieu scolaire, opposant des fois acteurs de l’école et propriétaires terriens, demeurent d’actualité avec des conséquences lourdes au niveau micro sur les apprenants et usagers des écoles et collèges de l’Etat, puis au niveau macro sur le fonctionnement et la gouvernance du système éducatif national. Comme d’autres localités du pays, la commune d’Abomey-Calavi, dans le département de l’Atlantique, connaît aussi son lot de litiges en milieu scolaire, à l’instar du CEG 3 Abomey-Calavi, autrefois CEG Aganmandin. Dans sa mission de média spécialisé mu par la résolution des difficultés pour un système éducatif performant au profit d’une communauté éducative épanouie, actrice de développement, Educ’Action a tendu son micro, dans ce dernier numéro de la thématisation du mois, au Directeur Départemental des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle (DDESTFP) de l’Atlantique, Edmond Houinton. Avec lui, il a été question de la situation des litiges domaniaux en milieu scolaire dans son département d’intervention, des initiatives entreprises ainsi que des approches de solutions envisagées pour éventuellement conjurer le sort des litiges domaniaux en milieu scolaire. Lisez !

Educ’Action : Nous avons constaté à partir de nos deux premières publications sur la thématique que les problèmes de litiges domaniaux en milieu scolaire sont perceptibles à plusieurs endroits dans notre pays, y compris le département de l’Atlantique avec le cas du CEG 3 Abomey-Calavi. Des habitations privées jouxtent ou sont des fois construites dans le domaine des établissements scolaires. Que pensez-vous de cet état de fait ?

Edmond Houinton : En effet, avant la création du CEG 3 Abomey-Calavi qui s’appelait auparavant CEG Aganmadin, il y avait déjà des acquéreurs de parcelles. Ils étaient un certains nombres. Quelques-uns parmi eux étaient dédommagés. Seulement, il reste deux (02) acquéreurs de parcelles qui n’avaient pas été pris en compte lors de la phase du dédommagement. Jusqu’à présent, ils sont encore là mais fort heureusement, nous leur avons trouvé d’autres parcelles pour qu’ils y aillent construire leurs habitations pour libérer le domaine du collège. Mais ce qui pose encore problème, c’est l’acte domanial qu’on doit leur remettre pour les sécuriser. Sinon, chacun d’eux connaît déjà là où il doit habiter désormais.

Edmond Houinton, (DDESTFP) de l’Atlantique

A propos, qu’est-ce qui bloque la délivrance de cet acte domanial ?

C’est vrai que tant qu’ils n’auront pas en leur possession l’acte domanial délivré par la commune de juridiction, ils ne peuvent pas s’installer. Le dossier est déjà au niveau du cabinet de la mairie et je travaille ardemment là-dessus. Quand j’ai pris les rênes du département, j’ai été informé de ce litige domanial en milieu scolaire et immédiatement, je me suis rapproché du maire. C’était l’ancien maire et il m’a dit qu’il va veiller à la résolution de ce problème. Entre temps, il y avait eu les élections communale et municipale avec l’avènement de nouveaux maires. Donc au niveau de la commune d’Abomey-Calavi, le nouveau maire élu a hérité du dossier et travaille déjà pour trouver, de façon définitive, une réponse à ce dossier. D’ici là, la situation sera résolue et chacun d’eux pourra s’installer dans son nouveau domaine, libérant ainsi le domaine du CEG 3 Abomey-Calavi.

En attendant de trouver une solution à la situation, ces occupants illégaux vont-ils continuer à partager le domaine avec le CEG 3 Abomey-Calavi ?

Ils ne sont pas pour autant installés dans l’établissement. Nous leur avons demandé de ne plus traverser le collège. Il y a une autre voie de détour qu’ils peuvent aisément emprunter. Seulement, pendant que les élèves sont au cours, ils sont nez à nez avec ces habitants et sont parfois distraits par leurs enfants. C’est pourquoi le mardi 13 avril, j’avais pris langue avec le maire toujours concernant cette situation. Ensemble, nous allons trouver une solution pour le bonheur des acteurs de l’école. Car, ce n’est pas un bon spectacle. Si on arrivait à les faire déménager, il y aura de la place pour construire d’autres bâtiments. Si le dossier est bloqué quelque part, je crois que c’est le lieu de le débloquer.

Quelles sont donc les dispositions prises à l’interne par votre structure pour sauver les meubles ?

J’ai déjà vu le maire et le service qui s’occupe de ces genres de litiges totalement particuliers. Ma direction va être davantage mise à contribution. Nous allons nous y mettre et d’ici là, nous verrons ce que cela va donner.

Quel est votre mot de fin ?

Je vous remercie pour avoir attiré notre attention sur cette affaire domaniale. Je dirai qu’au CEG 3 Abomey-Calavi, tout se passera bien, le litige sera levé et les élèves se porteront bien dans le collège.

La Rédaction

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