Le BAC : un terreau fertile à l’incompétence ?

 Ce matin, devant ma feuille blanche, j’ai voulu parler de valeurs et soutenir que la seule valeur au-delà de toutes les autres, qui fonde toutes les autres aujourd’hui, c’est l’argent ou les moyens, ou l’intérêt !

Quel scandale qu’un éducateur comme moi ose dire cela ? Définissons d’abord ce qu’on appelle valeur, c’est ce qui vaut, qui a de la vertu c’est-à-dire ce qui est moralement acceptable dans la société et qui fait un être ou une société de qualité. Ainsi, à travers le temps, les grandes théories philosophiques, religieuses ou sociologiques ont convenu que la notion de valeur se rapporte au bien, au beau, au vrai. La valeur a donc un poids ; il renvoie à une qualité.
En même temps, en ce moment d’examen et surtout du BAC, j’aurai voulu donner quelques conseils à mes chers enfants qui vont plancher à partir de lundi pour obtenir un diplôme : le BAC. Le BAC aujourd’hui a-t-il une valeur ou plutôt est-il une valeur ? Pour faire simple, à quoi sert aujourd’hui ce diplôme ? Nous ouvre-t-il des portes ? Il semble signifier que nous avions un savoir ; un certain savoir (quand même pas un savoir certain !) dans notre pays du Whatsapp où nos chères têtes crépues (je m’enlise en voulant être sentimental : des cheveux crépues ? Y en a-t-il encore beaucoup !) massacrent le Français en toute bonne conscience !
Mais ne l’accablons pas ! Quels repères ont-ils ? Les bandits et pilleurs de l’économie tapis dans les institutions les plus honorables de notre pays ? Quelque mal-élevés que la fièvre EBOLA a épargné et qui occupent et accablent nos télévisions sans honte et sans retenue juste pour quémander un meilleur poste politique ? En ce moment où les examens sont en cours, aucune télévision, aucun média n’a véritablement organisé des séances au cours desquelles, à l’instar des pays occidentaux, des enseignants chevronnés viennent donner quelques astuces dans les différentes disciplines ; orienter les élèves en insistant sur les cours les plus difficiles, etc.
Moi, en fin de compte professeur de philosophie entre autres, je détestais particulièrement la sempiternelle recherche de la problématique qui m’avait pourri la vie ! Pourquoi ne pas dire plus simple et montrer plus simple : de quoi s’agit-il dans le sujet, quel est le problème posé ? Ce n’est pas suffisant ? Non apparemment ! Et encore une fois, cette mystérieuse problématique qui fait sécher sur la feuille de philo pendant des heures, va encore faire rater le devoir de philo à plus d’un élève. Qui est venu nous rassurer là-dessus ? Les éléments sont ainsi nombreux dans d’autres matières et personne pour nous en parler à la télé, dans les medias. NON ! On préfère recevoir des personnes inutiles ou insignifiantes qui nous parlent de faits divers nauséabonds et putrides, jurant la main sur le cœur qu’elles n’ont pas volé ; qu’elles veulent le bien de ce pays tout en oubliant de s’occuper de plus de la moitié de la population qui est jeune.
Le BAC est là ! Quelle est sa valeur ? En partant du principe que la valeur en dernière instance, c’est l’argent, comment le bachelier d’aujourd’hui peut-il obtenir la valeur c’est-à-dire la richesse ? C’est à travers l’acquisition de la compétence.  C’est en effet, la compétence qui fait aujourd’hui la valeur et non le savoir qui n’est que la reproduction de ce qui existe partout et toujours à travers les médias et l’internet.
Mais alors, que faire au regard de notre système éducatif globalement incompétent ? Où l’accent est mis sur la mémoire, sur un savoir toujours dépassé ? Il est temps de s’abreuver dans les pays anglophones ; mettre en place des passerelles à partir du CEP où tout enfant peut aller chercher la compétence dans les cursus technologiques et agricoles. Mais le chemin est encore long : même à l’université, on récite encore des leçons sur les copies et on vous donne de bonnes notes. Quand est-ce que le Bénin révélé passera par-là ?
Pour terminer, je vous jure que cette théorie des valeurs n’est pas mienne: elle est celle du plus grand théoricien de tous les temps, celui que les grandes démocraties font semblant de vilipender puisqu’il a osé dire tout haut l’unique vérité qui a conduit, entre autres, à la colonisation ou à la guerre en Irak : Karl MARX.Ce matin, devant ma feuille blanche, j’ai voulu parler de valeurs et soutenir que la seule valeur au-delà de toutes les autres, qui fonde toutes les autres aujourd’hui, c’est l’argent ou les moyens, ou l’intérêt ! Quel scandale qu’un éducateur comme moi ose dire cela ? Définissons d’abord ce qu’on appelle valeur, c’est ce qui vaut, qui a de la vertu c’est-à-dire ce qui est moralement acceptable dans la société et qui fait un être ou une société de qualité. Ainsi, à travers le temps, les grandes théories philosophiques, religieuses ou sociologiques ont convenu que la notion de valeur se rapporte au bien, au beau, au vrai. La valeur a donc un poids ; il renvoie à une qualité.
En même temps, en ce moment d’examen et surtout du BAC, j’aurai voulu donner quelques conseils à mes chers enfants qui vont plancher à partir de lundi pour obtenir un diplôme : le BAC. Le BAC aujourd’hui a-t-il une valeur ou plutôt est-il une valeur ? Pour faire simple, à quoi sert aujourd’hui ce diplôme ? Nous ouvre-t-il des portes ? Il semble signifier que nous avions un savoir ; un certain savoir (quand même pas un savoir certain !) dans notre pays du Whatsapp où nos chères têtes crépues (je m’enlise en voulant être sentimental : des cheveux crépues ? Y en a-t-il encore beaucoup !) massacrent le Français en toute bonne conscience !
Mais ne l’accablons pas ! Quels repères ont-ils ? Les bandits et pilleurs de l’économie tapis dans les institutions les plus honorables de notre pays ? Quelque mal-élevés que la fièvre EBOLA a épargné et qui occupent et accablent nos télévisions sans honte et sans retenue juste pour quémander un meilleur poste politique ? En ce moment où les examens sont en cours, aucune télévision, aucun média n’a véritablement organisé des séances au cours desquelles, à l’instar des pays occidentaux, des enseignants chevronnés viennent donner quelques astuces dans les différentes disciplines ; orienter les élèves en insistant sur les cours les plus difficiles, etc.
Moi, en fin de compte professeur de philosophie entre autres, je détestais particulièrement la sempiternelle recherche de la problématique qui m’avait pourri la vie ! Pourquoi ne pas dire plus simple et montrer plus simple : de quoi s’agit-il dans le sujet, quel est le problème posé ? Ce n’est pas suffisant ? Non apparemment ! Et encore une fois, cette mystérieuse problématique qui fait sécher sur la feuille de philo pendant des heures, va encore faire rater le devoir de philo à plus d’un élève. Qui est venu nous rassurer là-dessus ? Les éléments sont ainsi nombreux dans d’autres matières et personne pour nous en parler à la télé, dans les medias. NON ! On préfère recevoir des personnes inutiles ou insignifiantes qui nous parlent de faits divers nauséabonds et putrides, jurant la main sur le cœur qu’elles n’ont pas volé ; qu’elles veulent le bien de ce pays tout en oubliant de s’occuper de plus de la moitié de la population qui est jeune.
Le BAC est là ! Quelle est sa valeur ? En partant du principe que la valeur en dernière instance, c’est l’argent, comment le bachelier d’aujourd’hui peut-il obtenir la valeur c’est-à-dire la richesse ? C’est à travers l’acquisition de la compétence.  C’est en effet, la compétence qui fait aujourd’hui la valeur et non le savoir qui n’est que la reproduction de ce qui existe partout et toujours à travers les médias et l’internet.
Mais alors, que faire au regard de notre système éducatif globalement incompétent ? Où l’accent est mis sur la mémoire, sur un savoir toujours dépassé ? Il est temps de s’abreuver dans les pays anglophones ; mettre en place des passerelles à partir du CEP où tout enfant peut aller chercher la compétence dans les cursus technologiques et agricoles. Mais le chemin est encore long : même à l’université, on récite encore des leçons sur les copies et on vous donne de bonnes notes. Quand est-ce que le Bénin révélé passera par-là ?
Pour terminer, je vous jure que cette théorie des valeurs n’est pas mienne: elle est celle du plus grand théoricien de tous les temps, celui que les grandes démocraties font semblant de vilipender puisqu’il a osé dire tout haut l’unique vérité qui a conduit, entre autres, à la colonisation ou à la guerre en Irak : Karl MARX.

Maoudi Comlanvi JOHNSON

Developed in conjunction with Joomla extensions.

Vidéos

Developed in conjunction with Joomla extensions.