Seigneur, pardonnez-leur, car ils savent ce qu’ils font !

L’Eglise chrétienne dans son rapport à Dieu, est la plus belle chose que je connaisse!

Elle inspire et fidélise lorsque vous avez la foi et par delà tout, elle est l’expression de l’exemple moral qui doit nous orienter et nous apaiser. L’individu qui se retourne vers son Dieu a toujours la possibilité de suivre une trame ou une trace de sainteté à travers des êtres qui ont exprimé leur foi de mille manières édifiantes et qu’on retrouve dans les livres saints.
Ainsi, qu’on me dise et qu’on me redise que la croyance en Dieu et la dévotion qu’on doit lui accorder est une création occidentale qui nous éloigne de l’essentiel, je soutiendrais toujours que c’est faux ! En fait, dans tous les cas, vous pouvez retrouver votre Seigneur et sauveur : soit vous allez à lui par votre cœur, vos émotions et vous établissez ce rapport indicible et privilégié et unique avec lui. Il vous remplit et vous rassure chaque jour, chaque instant, à chaque fois que vous l’évoquez. Vous pouvez aller vers lui par la raison en vous le représentant comme l’ensemble des valeurs morales. C’est en réalité plus difficile, car on doute plus facilement !
D’aucuns pensent qu’il y a une troisième voie qui consiste à ne pas croire : c’est faux, car nous nous retrouvons devant l’ignorance que donne l’inconscience psychologique et morale et l’indifférence d’une nature qui est restée purement animale. Malheureusement, ce sont ces mécréants qui dirigent le monde pendant que nous les croyants, on se débat dans les chimères installés par des représentants de nos églises et temples : prières incessantes qui occupent nos journées ; surdimensionnement du péché qui soi-disant, n’est même pas l’essence de la nature humaine imparfaite, mais une offense directe à Dieu ; gargarisme d’eau bénite, cataplasme d’huile sainte et la fin des fins, vous ne pouvez jamais aller à Dieu sans le prêtre ou le pasteur !
Pendant ce temps, tout ce monde soi-disant religieux qui nous manipule du haut de leurs impunités que leur donnent nos peurs et nos mauvaises croyances, s’acoquinent avec les mécréants et vivent dans l’opulence de nos quêtes et dons auxquels s’ajoutent les donations des assassins physiques et psychologiques du peuple que sont ces mécréants.
Moutons fidèles, nous bèèons chaque jour et nous adressons à des hommes, qui, pour plusieurs raisons, ont sacrifié leur foi sur l’autel de la simple tentation charnelle. Pire encore, ils sacrifient des générations entières qui leur donnent le respect accordé au divin (et qu’ils ne méritent pas d’ailleurs) à qui ils refusent de dire la vérité : Dieu ne nous a pas créés pour passer le temps à prier, à gémir, attendant seulement une délivrance dans l’au-delà, mais pour parfaire ses créations terrestres dont nous sommes le meilleur représentant. Il nous a créés pour s’occuper du monde et des autres hommes en créant de la richesse, sinon du développement.
Oui, nous n’évoluons pas, nous ne nous développons pas dans nos contrées africaines pleines de souffrance parce que, surtout ceux-là, les seuls en qui nous avions mis notre confiance, nous trompent en prêchant un évangile de la paresse, de la destruction spirituelle et morale, du tourment perpétuel, mais jamais de la réalisation de soi par le travail et l’exemple ! On va jusqu’à oser dire « ne faites pas ce que nous faisons, faites ce que nous disons ». Quelle éducation ! Ce n’est ni de la franchise, ni un aveu, c’est ça l’offense à Dieu !
Et pourtant le prêtre jésuite A. Hurtado l’a dit : « C’est facile d’enseigner que d’éduquer parce que pour enseigner, il suffit de savoir, alors que pour éduquer, vous deviez l’être». Il appartient à l’église, non pas d’enseigner, mais d’éduquer ! La tentation existe, il nous arrivera d’y succomber (errare humanum est) et cela est compréhensible, mais si par la force des habitudes, on s’y installe (perseverare diabolicum), on perd complètement la trace émotionnelle (cœur) et rationnelle de Dieu. Et on devient alors une cymbale qui résonne dans son inutilité et sa vacuité.
Et comme l’a dit Jésus dans l’évangile selon St Marc « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi ».
Ne dites pas que c’est parce qu’on ne vous prévient pas du tout ou assez ! Non. Dans ce peuple, la majorité vous observe et a une certitude parfois plus forte que leur croyance : la punition du Seigneur dont vous abandonnez chaque jour un peu plus les enfants dans l’ignorance et le désespoir, vous attend et elle sera terrible ! Repentez-vous pendant qu’il est encore temps. Mais en avez -vous encore la foi ?

Maoudi Comlanvi JOHNSON, Planificateur de l’Education, Sociologue, Philosophe

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