Chances de réussite des candidats aux examens du CEP, BEPC, BAC : Les conseillers pédagogiques rassurent

Quelques semaines seulement nous séparent des examens du CEP, BEPC et Baccalauréat 2021. Pour accroître les chances de réussite des candidats à ces différents examens, plusieurs dispositions sont prises par les autorités du système éducatif au nombre desquelles le déploiement des conseillers pédagogiques dans les écoles et établissements secondaires pour s’assurer du niveau d’exécution des programmes d’études. De leurs avis, tout est déjà fait en matière d’enseignements et de programmes d’études pour permettre la réussite des apprenants candidats. Dans les cercles familiaux, les parents se sont aussi organisés pour accompagner leurs progénitures vers le succès. Le vécu du terrain en dit long !

Obtenir 100% de taux d’admis à l’examen du CEP dans le Littoral. C’est le défi qu’entendent relever les acteurs de l’école, notamment les conseillers pédagogiques en poste dans les régions pédagogiques de ce département. Pour atteindre cet objectif, des initiatives éparses sont prises par ces différents acteurs de l’école. « Je suis très convaincu que le taux de réussite au CEP cette année, sera supérieur à celui de l’année écoulée. Le Ministère des Enseignements Maternel et Primaire (MEMP) a sorti un planning d’exécution des différentes annales qui a été rigoureusement respecté du lundi 10 au vendredi 14 mai 2021 pour renforcer nos candidats. Il y a aussi les deux examens blancs organisés à leur intention dont le premier est déjà fait et le second d’envergure nationale, suit son cours cette semaine du lundi 17 mai au mercredi 20 mai 2021. Tous ces efforts consentis pour ces candidats me donnent la ferme conviction que le taux de réussite cette année, sera meilleur par rapport à l’année antérieure », a fait savoir, tout rassuré, Edmond Adanvessodé, conseiller pédagogique de la Zone 3 de la Circonscription Scolaire (CS) Cotonou-Gbégamey, Région Pédagogique 28. Propos relativement soutenus par Louis Akédé, également conseiller pédagogique Zone I en service à la CS de Cotonou-Gbégamey. « Cette année, c’est un défi pour le département du Littoral d’avoir un taux élevé de réussite au CEP. Ce défi est que les Régions Pédagogiques 28 et 29 donnent 100% de taux de réussite au CEP. C’est un souci pour le MEMP. Ceci se montre d’ailleurs par la méthodologie utilisée par la Direction de l’Inspection Pédagogique (DIP), qui a montré ce qu’il faut faire en termes de suivi des enseignants et des élèves. Chaque jour, il y a des épreuves qui doivent être administrées et corrigées pour que les enfants aient la main », a-t-il confié, montrant ainsi les actions entreprises pour un résultat reluisant au CEP. Au-delà de ces actions, la mairie de Cotonou à travers sa première autorité a aussi initié des Travaux Dirigés au profit des apprenants candidats de la ville afin de les aguerrir avant les jours d’examens.

De l’accompagnement de la mairie …

« En dehors des activités d’intégration que font les enseignants pour les candidats, la mairie de Cotonou, sous l’impulsion du maire, organise des Travaux Dirigés qui se déroulent les mercredis dans l’après-midi et les samedis matins à l’endroit de tous les candidats de la commune », a informé le conseiller pédagogique Edmond Adanvessodé qui va être soutenu par son collègue de la Zone 1, Louis Akédé. Au cours de l’année scolaire, des visites de classes sont effectuées par des conseillers pédagogiques et même les inspecteurs de l’enseignement du 1er degré pour prendre le pool du niveau d’évolution des programmes d’études. Ces programmes, en ce qui concerne les classes de CM2, sont déroulés par les directrices ou les directeurs qui se font suppléer parfois par des enseignants adjoints. La moisson, selon les conseillers pédagogiques approchés, est bonne. « Au cours de nos visites de classes, nous avons constaté que la plupart des enseignants ont progressé dans les programmes d’études, surtout ceux qui tiennent le Cours Moyen deuxième année (CM2) ont fini les programmes et sont en pleines activités d’intégration avec les apprenants, candidats au CEP », a indiqué Edmond Adanvessodé, collaborateur de Camille Tchiapkè, chef de la Région Pédagogique 28, avant d’exhorter les parents d’élèves à encadrer leurs enfants à la maison.
S’agissant de l’organisation mise en place par les enseignants qui tiennent les classes d’examen, Louis Akédé, ex-collaborateur de Francis Aimé Banor, chef de la Région Pédagogique 29, répond : « Une fois que l’examen est national et annuel, chaque enseignant de CM2 sait que c’est un devoir pour lui d’aller jusqu’à la fin du programme. C’est pour dire qu’à travers nos visites de classes et les suivis que nous avons faits, nous avons constaté que les enseignants des classes de CM2 ont fait leur travail. A l’heure où nous sommes, ils font le ratissage pédagogique en faisant venir ce qui paraît être compliqué pour les enfants », assure-t-il au micro de Educ’Action.

Les programmes exécutés à 100% dans les classes d’examen du secondaire

Outre l’examen du Certificat d’Etudes Primaires, le mois de juin 2021 rime également avec le déroulement des examens du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) et du Baccalauréat. Ainsi, la période allant du lundi 14 au mercredi 16 juin 2021 sera consacrée au déroulement des épreuves écrites de l’examen du BEPC, session normale et également des aveugles, amblyopes et autres handicapés. Quant aux épreuves écrites de l’examen du Baccalauréat, elles vont couvrir la période du lundi 21 au jeudi 24 juin 2021. Pour maximiser les chances de réussite des candidats à ces différents examens, les conseillers pédagogiques sont mis à contribution pour évaluer aussi bien le niveau d’avancement des enseignants par rapport aux programmes d’études que le niveau des apprenants, eux-mêmes. A ce propos, Françoise Hountondji Kinkin, conseillère pédagogique de français, a déclaré, au regard de ses descentes sur le terrain, que les programmes de français sont exécutés à 100%. « Beaucoup de choses ont été faites en amont pour la préparation progressive des différents examens. Nos différentes descentes sur le terrain ont permis de suivre, avec les enseignants, l’évolution dans l’exécution des programmes d’études et le point est régulièrement fait aux autorités hiérarchiques. Nous pouvons dire que les programmes d’études de cette année sont exécutés à environ 100% », a-t-elle confié, toute confiante, à Educ’Action.
En PCT également, les programmes ont considérablement avancé, à en croire les propos de Lidwine Elisha Hounkonnou, conseillère pédagogique de PCT. « Les classes intermédiaires sont à 95% de taux d’exécution des programmes d’études. Quant aux classes d’examens, les programmes sont terminés. Les enseignants ont atteint 100% et les révisions ont commencé depuis la semaine passée pour certains et la semaine prochaine pour d’autres », a-t-elle fait savoir. A en croire l’une et l’autre de ces conseillères pédagogiques, les enseignants ont fait le nécessaire pour favoriser un meilleur taux de réussite à la fin des examens. « Il y a un encadrement de proximité dans notre matière. Le constat fait sur le terrain est que les enseignants qui ont à charge les classes d’examens ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour l’accompagnement des candidats », a fait remarquer la CP Françoise Hountondji Kinkin.

Candidats et parents invités à jouer leur partition

Séance d’étude en philosophie

Si le travail fait par les enseignants peut, sans nul doute, assurer un taux de réussite élevé aux différents examens, il n’en demeure pas moins que les candidats doivent également jouer leur partition pour la concrétisation de ce rêve nourri par tous les acteurs à divers niveaux de la chaîne éducative. « Bien que les enseignants aient joué convenablement leur rôle, je ne pourrai pas rassurer de ce que tous les candidats pourront tirer leur épingle du jeu parce que les enfants aujourd’hui ne veulent plus trop se déranger. De même, les parents ne nous aident plus et il y a également la question des AME qui constitue des problèmes », a laissé entendre la CP de PCT, une matière perçue comme épineuse par les apprenants. Elle renseigne cependant qu’il y a des candidats qui sont déjà prêts pour les examens. La même remarque sera faite par la CP de français qui attend également que les candidats puissent se démarquer à travers leur travail. « Nous pouvons dire avec conviction que les enseignants ont joué leur partition. Mais il faut que les candidats aient maintenant la volonté et que les parents jouent, eux aussi, leur rôle afin que les résultats soient excellents », a souhaité Françoise Hountondji Kinkin. Les activités d’intégration, les séances de révisions, les travaux dirigés ainsi que les séances d’exercices à domicile pourront permettre aux apprenants candidats de relever leur niveau de compréhension des matières, un gage d’une réussite éclatante. Pendant que les conseillers pédagogiques continuent de veiller au grain dans l’exécution des programmes d’études et des activités de révision, les parents d’élèves s’activent, eux aussi, pour assurer le bien-être, puis le succès de leurs progénitures.

Les parents parlent de leur organisation pour accompagner les candidats

Tables et bancs bien disposés, deux tableaux de différentes formes accrochés au mur de part et d’autre de la salle de classe, la table servant de bureau de l’enseignant posée dans un coin de la salle de classe, avec des boites de craie et des lots de cahiers de couleurs bleu et verte, carton posé à même le sol et rempli de divers instruments géométriques et livres. Nous sommes dans l’une des salles de classes de l’Ecole primaire privé St Joël de Pahou Soglocodji et l’horloge indique 10 heures. Ce matin déjà, Gloria, jeune élève en classe de Terminale B, est prête pour sa séance d’étude. Matière en vue : la philosophie, une discipline crainte au même titre que les mathématiques par bon nombres d’élèves. Pour cette séance d’études, de nombreux sujets à traiter, des notions à revisiter et des astuces à donner à la jeune élève par son répétiteur, pour l’aider à mieux réussir son épreuve de philosophie à l’examen du Bac.
Tout comme les parents de Gloria, ils sont nombreux ces parents d’élèves à créer les conditions nécessaires pour assurer un succès à leurs enfants, candidats aux différents examens de fin d’année. Suivi scolaire, alimentaire et sanitaire, bref ! Rien n’est laissé au hasard. Chaque parent y va de sa méthode pour accompagner son enfant tout au long de cette période. A l’image des parents de Gloria, Viviane Mèhinto, parente d’élève, confie : « Quand ma fille vient à la maison, je lui demande ce qu’elle a fait à l’école. Elle répond nous avons fait telle et telle chose, que nous passons ensemble en revue. Si la maîtresse qui fait les études de maison arrive, je participe avec elle à l’étude en question afin de mieux comprendre avec elle ».
Le suivi scolaire, à lui seul, n’est pas suffisant pour assurer le succès d’un candidat à l’examen. Une bonne santé est aussi nécessaire. Ceci passe par une bonne alimentation et des habitudes de vie saine et les parents en sont les premiers garants. « Mon enfant, je le suis de très près. Je veille à ce qu’il dorme sous moustiquaire imprégnée pour éviter qu’il ne se laisse piquer par des moustiques. En cas d’éventuel malaise, je l’emmène à l’hôpital pour les soins », a affirmé à Educ’Action, Raymond Kpokamey, parent d’élève, pour montrer l’implication et l’attention qu’il porte à son enfant en classe de 3ième. Aussi, a-t-il précisé, d’un air sérieux : « Je veille à ce que les aliments qu’il consomme soient sains. Du coup, je veille à ce qu’il ne mange plus n’importe quoi en ville. A la maison, on essaie d’éviter au maximum les aliments trop gras et d’autres aliments pouvant avoir un impact nuisible sur sa santé ». Abondant dans le même sens, Alphonsine Sodo, parente d’élève et revendeuse, soutient qu’elle prive son enfant de toute nourriture de forte concentration en huile ou de nature à lui faire prendre de l’embonpoint, voire empiéter sur sa bonne santé pour les examens. Pour cette parente d’élève, il est aussi question d’assurer le repos de sa fille qui a souvent les maux de tête quand elle étudie. « Pour que ma fille ne tombe pas malade avant ou le jour de l’examen, je m’assure qu’elle se repose assez pour ne pas être submergée par les cours et aussi pour avoir la mémoire fraîche afin de bien apprendre ses leçons », affirme Alphonsine Sodo.
Les parents se doivent d’assurer, de même, la bonne stabilité mentale et émotionnelle de leurs enfants et contribuer à réduire le stress à leur niveau. Nous parents, soutient dame Sacramento, devrions faire tout notre possible pour ne pas augmenter le stress chez nos enfants car, cela pourrait porter atteinte à leur concentration. Cela suppose, poursuit-elle, qu’il faut organiser les déplacements et prévoir les imprévus sans oublier d’apprêter le sac de l’enfant la veille avec le matériel nécessaire aux épreuves de la journée et les documents qu’on peut lui demander comme la convocation, la carte d’identité. « Nous pouvons par exemple apporter du soutien à nos petits enfants pour qu’ils puissent préparer plus sereinement les épreuves en les conseillant, en les poussant à ne pas baisser les bras et à rester concentrés sur l’objectif, en leur montrant que nous avons confiance en eux. Nous devons faire en sorte que nos enfants restent positifs et optimistes. Il y a lieu de faire aussi à nos enfants des mini tests et de les aider à relire les leçons, faire avec eux les exercices pour les matières scientifiques. Les enfants pourront ainsi mieux se remémorer les cours qu’ils ont appris », conseille la parente d’élève qui exhorte les candidats à venir au centre d’examen au moins 20 minutes à l’avance en vue de bien se concentrer avant le lancement de l’épreuve du jour.

Réalisé par la Rédaction de Educ’Action

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