CEP, session de juin 2021 : Le top donné pour 3 ou 4 jours de compositions

L’examen du Certificat d’Etudes Primaires (CEP), session de juin 2021, ne relève plus de l’imaginaire, encore moins d’un sujet de projection. Les 242.066 candidats inscrits composent, depuis hier lundi 07 juin, dans les 756 centres retenus sur l’ensemble du territoire national. Le ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Salimane Karimou, entouré du préfet de l’Atlantique et du maire de la commune d’Allada, a procédé au lancement officiel des épreuves au Complexe Scolaire Ayou Centre. Les différents reporters de Educ’Action déployés sur le terrain vous font vivre, à travers ce reportage, l’ambiance de la première journée des compositions. Lisez !

Sous la brise de ce matin du lundi 07 juin, au cœur du village Ayou, situé dans la commune d’Allada, département de l’Atlantique, les populations, hommes et femmes, tenant par les mains leurs enfants candidats, convergent vers le centre de composition : le Complexe Scolaire Ayou Centre. Les cris des oiseaux mêlés aux chants des coqs donnent ainsi le top d’une journée de grandes réflexions pour ces nombreux candidats inscrits du centre, au total deux cents vingt-deux (222) dont quatre vingt seize (96) filles. En face du centre, une haie de parents, éloignés par les forces de sécurité de la police républicaine en faction, vivaient de loin la dose de stress qui s’empare des candidats déjà installés dans les salles de composition. « Je suis très stressé par l’ambiance de ce matin. J’ai accompagné mon garçon de 10 ans qui m’a dit, ce matin, avoir peur. J’ai tenté de le calmer, de le rassurer. Mais je ne sais pas si ces mots d’encouragement auront leurs effets. Vraiment, j’implore le Seigneur d’aider l’ensemble des candidats », a déclaré à Educ’Action Nobert T., parent d’un candidat au CEP. Les vendeuses, comme de tradition, s’associent à l’ambiance froide et tiédie d’une part par le vent glacial qui souffle sur Ayou, et d’autre part, par la nature de l’événement : l’examen du CEP. « Nous sommes là pour servir à manger aux candidats aux heures de pause », informe dame Adjokè Honon, la quarantaine, vendeuse de pâté.
Les minutes s’égrènent. Le soleil illumine tout doucement le centre et le village de ses rayons qui sortaient à peine du couché. Dans le centre, des candidats sont soumis à l’exercice de lavage des mains. Plusieurs dispositifs de lavage des mains sont donc installés pour satisfaire l’ensemble des candidats et autorités en cette période de Covid-19. Dans leur grand ensemble, les candidats ont porté leurs bavettes.

Du lancement officiel des épreuves

7 heures 55 minutes. La délégation ministérielle rallie le centre de composition d’Ayou Centre. Le ministre Salimane Karimou en charge des Enseignements Maternel et Primaire est accompagné, à l’occasion, du préfet de l’Atlantique Jean Claude Codjia et du maire d’Allada Mathias Djigla. Au pas de charge, ils ont parcouru plusieurs salles de composition pour s’imprégner des dispositions et surtout remonter le moral aux candidats. Dans la salle de composition N°1, Le rituel, à pareille occasion, n’a pas manqué : vérification des enveloppes contenant les épreuves de lecture, puis leur ouverture devant les candidats, le corps des surveillants, et des autorités mobilisées pour l’examen dans ce centre. La distribution de l’épreuve de lecture a eu lieu dans la salle de composition N°2, donnant ainsi le top des compositions qui vont durer trois (03) ou quatre (04) jours. L’autorité ministérielle a invité les candidats au calme et à la sérénité. « … N’ayez pas peur. Lisez bien les épreuves avant de répondre aux questions. Vous avez déjà tout fait en classe. Le reste, c’est de vous appliquer et de ne pas céder à la panique », a conseillé le ministre aux candidats, remerciant l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation de l’examen. Le choix de la ville d’Allada pour abriter le lancement national du présent examen se justifie, à en croire Salimane Karimou, par la volonté de booster les apprenants et candidats de l’arrondissement et même de la commune d’Allada dont les taux d’admissibilité, les années précédentes, ne sont pas toujours les plus reluisants. Des propos du chef centre, Maurice Gnimadi, les 222 candidats sont répartis dans sept (07) salles de compositions dont cinq (05) salles de trente-deux (32) candidats et deux (02) salles de trente-un (31) candidats.

Du déroulement de l’examen à EPP Sikè-Sud

7 heures 30 minutes. Au centre de composition de l’Ecole Primaire Publique Sikè-Sud, à Cotonou, la délégation des responsables préfectoraux, communaux ainsi que des acteurs du système éducatif du Littoral présente, entame le tour des salles de la composition. Objectif, remonter le moral aux candidats. Le nouveau préfet du Littoral, Alain Orounla, accompagné du 1er adjoint au maire de Cotonou, Randyx Ahouandjinou, du directeur départemental des Enseignements Maternel et Primaire du Littoral, Martin Luther Adéromou, et des chefs de Région Pédagogique, s’est livré à cet exercice au pas de charge. Devant les candidats installés, les enveloppes contenant l’épreuve de lecture sont vérifiées pour montrer toute la transparence qui entoure l’examen du CEP.
8 heures 30 minutes. La sirène retentit, donnant ainsi le top de la composition. Les épreuves sont aussitôt distribuées aux candidats. Pendant une heure et cinq minutes, ils vont devoir affronter l’épreuve de lecture, suivie de celle de l’expression écrite. « Nous avons des enfants qui ont été préparés au cours de l’année pour passer l’ultime épreuve d’admission au collège. Nous espérons que nous aurons de bons résultats après les compositions », a laissé entendre Alain Orounla, préfet du Littoral. Pour le 1er adjoint de la ville de Cotonou, Randyx Ahouandjinou, toutes les dispositions sont prises par le service technique de la mairie en cas de forte pluie ce lundi. Rappelons qu’ils sont au total 18.339 candidats dont 8.959 filles, inscrits dans le département du Littoral. Les résultats de l’examen du CEP 2021 sont attendus le 30 juin prochain, à en croire Martin Luther Adéromou, directeur départemental des Enseignements Maternel et Primaire du Littoral.

Le Prefet Alain Orounla lance le CEP 2021 dans le Littoral

Au centre d’Adovié à Hèvié, les candidats sortent confiants

Le centre d’examen de Hêvié-Adovié I, sis dans la commune d’Abomey-Calavi, arrondissement de Hêvié, a sacrifié à la tradition de l’examen du Certificat d’Etudes Primaires (CEP), session de juin 2021. Déjà à 8 heures 24 minutes, un calme olympien régnait dans ce centre jouxtant la route bitumée en construction. A part les gazouillis d’oiseaux qui s’entremêlent aux bruits retentissant des motocyclistes et véhicules, les candidats, sereins, sont bien installés dans leurs salles de composition respectives. Les examinateurs, quant à eux, continuent les allers-retours entre le secrétariat et les salles de composition. « Il faut qu’on fasse vite avant qu’on ne lance la première épreuve », lâche une examinatrice à l’endroit de ses paires. Il est 8 heures 30 minutes. La sirène sonne, annonçant le démarrage de la composition de l’épreuve de lecture. Ils sont au total sept cent vingt-cinq (725) candidats, dont trois cent quarante-cinq (345) filles, à composer dans ce centre qui compte dix-neuf (19) salles de composition. Selon les statistiques obtenues par Educ’Action dans ce centre, neuf (09) candidats ont brillé par leur absence pour le compte de la matinée. « A 7 heures, nous avons ouvert le centre. Les autorités qui devraient passer pour le lancement sont arrivées. L’épreuve de lecture a été lancée à l’heure indiquée. Nous n’avons pas de difficultés pour le moment », fait savoir Coffi Isaïe Houngbadji, 2ième chef centre adjoint. L’épreuve de lecture soumise aux candidats semble bien abordable à la lumière des témoignages recueillis auprès de quelques candidats. « L’épreuve de lecture est à ma portée. Je n’ai pas eu de difficultés à répondre aux questions des quatre (04) items. Tout s’est bien passé pour le moment », a dit convaincue, Nelkioth Attiogbé, candidate au CEP au centre d’examen Adovié 1. Même avis avec Junior Raphaël Eklou, candidat au CEP, qui déclare que l’épreuve de lecture est facile.

Ce cadidat vérifie l’enveloppe contenant l’épreuve…

Au centre de l’EPP Gbodjè-Womey, la question de la sécurité des lieux préoccupe

Une cour qui grouille de monde déjà ce lundi matin. Doute, sérénité, inquiétude se lisent sur les visages des parents d’élèves positionnés dans l’enceinte de l’EPP Gbodjè-Womey, dans l’arrondissement de Godomey. Au fur et à mesure que l’heure fatidique approche, certains d’entre eux donnent les dernières consignes à leurs progénitures candidats. Du côté des responsables du centre, les attentions sont focalisées sur les derniers réglages à effectuer, ponctués par d’interminables allées et venues. Quelques minutes avant le lancement de la première épreuve, les trois cent deux (302) candidats répartis dans onze (11) salles de composition, sont entretenus sur la bonne conduite à tenir. Au même moment, les surveillants de salles reçoivent respectivement leur lot d’épreuves et les instructions nécessaires de la part de la cheffe centre.
8 heures 30 minutes. L’épreuve de lecture est lancée. En ce qui concerne les mesures sanitaires, « les dispositifs de lavage des mains sont disposés devant chaque salle. Au secrétariat, nous avons les gels ; les surveillants ont leurs bavettes ainsi que les candidats », a martelé Carmen Adanyossi, cheffe centre de l’EPP de Gbodjè-Womey. D’autres mesures sont aussi prises pour le bien-être des candidats. « Par rapport au déroulement, nous avons un agent de santé qui est là en cas d’urgence. Nous avons aussi un élu local ici, de même qu’un agent des forces de l’ordre pour assurer la sécurité des enfants », a renseigné la cheffe centre.
De l’avis de Comlan Théodore Apithy, conseiller local présent sur les lieux pour un constat général, l’atmosphère dans laquelle se déroule la composition est plus que satisfaisante. Tout en invitant les encadreurs de ce centre d’examen à bien effectuer leur travail pour le bon déroulement de la suite de l’examen, il encourage les candidats à bannir la peur, en se focalisant sur les cours reçus. Il exhorte, par ailleurs, les parents de candidats à accompagner les enfants sans occasionner en eux le stress. La principale doléance de l’élu local, c’est la construction des clôtures de l’EPP de Gbodjè-Womey qui, jusqu’à ce jour, est exposé aux faits d’insécurité. « Je voudrais demander à mes paires, les autorités communales, puisque les écoles sont sous la tutelle des maires, de venir faire la clôture de cette école afin que les élèves composent en toute sécurité », a plaidé Comlan Théodore Apithy, conseiller local.

Le passage oblige de lavage des mains…

De la suite des compositions

Passée la journée d’hier, les candidats reprennent les compositions ce mardi pour finir demain mercredi voire jeudi pour certains. Selon le calendrier du déroulement des travaux, les phases suivantes après l’examen seront, entre autres, la correction des copies des candidats, la délibération et la proclamation des résultats prévus le mercredi 30 juin 2021.

La Rédaction

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