Café Médias Plus n°354 : L’éthique et la déontologie mises sur le tapis - Journal Educ'Action

Café Médias Plus n°354 : L’éthique et la déontologie mises sur le tapis

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«Il est important de rappeler qu’en tant que journaliste, nous avons des règles à respecter. Nous avons ce qu’on appelle la responsabilité sociale. La responsabilité sociale du journaliste l’amène à comprendre qu’il est un agent de développement ». Ainsi s’est exprimé Ulrich Vital Ahotondji, directeur général du groupe Educ’Action, le vendredi 17 juin 2022, à la faveur du 354e numéro du Café Médias Plus. C’était à la Maison des Médias Thomas Mégnassan en présence des journalistes de diiférents organes de presse. Pour eux, les questions touchant à l’éthique et à la déontologie dans les médias restent un défi permanent. Le thème de la première causerie animée par Ulrich Vital Ahotondji, coordonnateur du Littoral au sein du Conseil National du Patronat de la Presse et de l’Audiovisuel (CNPA) s’intitule : « Les médias béninois face aux défis de l’éthique et la déontologie »
Sans langue de bois, il a mis à nu les tares de cette corporation. « Il [journaliste, ndr] n’est pas un propagandiste, il n’est pas un client politique. Il n’est pas un appendice de parti politique. Il travaille pour l’avènement de la vérité. Il donne l’information, les faits et les chiffres », a dit sans tergiverser Ulrich Vital Ahotondji, le spécialiste des questions éducatives. Ayant peint le tableau de l’éthique et de la déontologie dans les médias en noir, le communicateur n’a pas manqué de proposer des solutions pour redorer l’image de cette corporation. « Il faut faire de la formation initiale et continue parce que quand on parle de déontologie, c’est l’ensemble des règles du métier. Dès que vous refusez d’apprendre, c’est que vous êtes morts. Vous pouvez être de meilleurs journalistes pendant un temps mais dès que vous refusez d’apprendre, vous êtes morts. À Educ’Action par exemple, nous avons les Rencontres Intergénérationnelles des Médias (RIMs) où nous permettons à la jeune génération d’aller à l’école des anciennes compétentes afin de mieux exercer le métier. Mais déjà à la base, il faut que l’éducation soit au cœur de cette formation. L’éducation est consubstantielle au développement », a indiqué le journaliste spécialisé dans les questions éducatives. Par ailleurs, les journalistes ont posé des questions liées à l’Observatoire de la Déontologie et de l’Ethique dans les Médias (ODEM) auxquelles le communicateur a répondu sans ambages. Il a souhaité sans fausse modestie que le secteur du journalisme soit nettoyé afin de mettre de côté les brebis galeuses.

Enock GUIDJIME

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