Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC), session de juin 2021 : L’examen a démarré sous un ciel clément et ensoleillé

A une semaine de distance du CEP, le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC), session de juin 2021, a démarré, hier lundi 14 juin, sur l’ensemble du territoire national. Le ministre des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle, Kouaro Yves Chabi, avec sa suite, a procédé au lancement officiel des épreuves au Ceg Tokpa-Domè, dans le département de l’Atlantique. Pour cette première journée de compositions, rien d’inhabituel si ce n’est quelques défections dans le rang des candidats. Le ciel totalement clément a offert une météo propice aux candidats, partagés entre sérénité, peur et pleures. Educ’Action a fait le tour de plusieurs centres de composition pour vous. Lisez !

145.934 candidats inscrits, repartis dans 234 centres, composent depuis hier lundi, le BEPC 2021. C’est ce que renseignent les statistiques de la Direction des Examens et Concours du Ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle. Seulement, ils n’ont pu tous composer sur l’ensemble du territoire national. Les statistiques tenues dans plusieurs centres de composition sillonnés par les reporters de Educ’Action indiquent ça et là quelques cas d’absence dans le rang des candidats. Une situation qui relève de l’habitude puisqu’il y a toujours, aux dernières heures, des candidats alités ou défaillants pour diverses raisons. Cependant, la majorité a composé sans anicroches.

Après le contrôle du scellé des enveloppes le prefet Alain Orounla sort l’épreuve à composer…

Des parents de candidats ‘‘assiègent’’ les centres de composition

Tôt dans la matinée d’hier lundi, plusieurs candidats accompagnés de leurs parents ont pris d’assaut les centres de composition. Dans le Littoral comme dans l’ensemble des autres départements du pays, les échos semblent identiques. Avec divers moyens, les géniteurs, génitrices ou tuteurs ont tenu à s’assurer du bon démarrage de l’examen. En nombre important, ils ont ‘’assiégé’’ les devantures des centres de composition pour ainsi témoigner leur attachement à leurs enfants candidats. « Vous ne pouvez pas rester devant le centre. Vous avez fini d’accomplir votre mission en amenant les candidats au centre. Maintenant, rentrez chez vous et laissez les candidats seuls… », a lancé aux parents, hier, l’un des membres du corps de surveillance au centre de composition ‘‘La Miséricorde’’ dans l’arrondissement de Godomey. A cet appel, certains parents ont obéi ; d’autres sont restés jusqu’à la fin des compositions de la matinée. « Je ne peux pas partir. J’ai avec moi le repas de mon enfant. Si je rentre, comment il va déjeuner après les compositions de la matinée ? Nous habitons loin et je ne pourrai pas revenir avec le repas. Le mieux pour moi est de rester jusqu’à la fin des compositions. Je comprends le souci des responsables du centre, mais ils doivent aussi faire l’effort de nous comprendre, nous parents d’élèves qui sommes là pour soutenir nos enfants », a déclaré à Educ’Action, dame Virginie, la quarantaine, mère d’une candidate du centre ‘‘La Miséricorde’’.

Les candidats entre sérénité, peur et pleures

Pour cette première journée des compositions, les candidats sont partagés entre sérénité, peur et même pleures. En effet, diverses fortunes s’observent dans le rang des candidats. Au CEG Godomey qui jouxte la voie inter-Etat Cotonou-Lomé, dans l’arrondissement de Godomey, des candidats composent dans la perspective d’obtenir leur diplôme. Après les épreuves de littérature de la matinée d’hier, certains ont gardé le sourire. C’est le cas de Josias qui se dit serein. « J’ai bien travaillé dans les deux premières épreuves. J’attends l’épreuve d’histoire-géographie dans la soirée pour faire le point de la journée. Mais déjà, je garde le sourire », a-t-il déclaré au reporter de Educ’Action. En revanche, Jeannette, 12 ans, candidate dans le même centre, est envahi par une lourde peur. Elle ne sait pas si elle a vraiment travaillé. « Je ne sais pas quoi dire hein. Je ne sais pas si j’ai vraiment traité l’épreuve de lecture. Je ne sais pas si j’ai bien compris le sujet. Je ne sais pas, j’ai peur. Et c’est avec la même peur que j’ai démarré la seconde épreuve. Je ne sais pas ce qui m’arrive », a-t-elle confié, apeurée. Si la candidate Jeannette s’est limitée à la peur, Josiane a touché le graal. Les yeux rouges avec des traces de pleures sur le visage, elle dit être vidée de toutes ses forces devant les épreuves. « Depuis dimanche, je ne me sentais pas bien. Quand je passais le CEP, j’étais avec ma mère qui a su m’entourer d’affection. Hélas, je l’ai perdue tôt cette année. Avec mon tuteur, ce n’est pas la même chose. Je suis laissée à moi-même ; aujourd’hui encore, je me suis retrouvée seule ici sans soutien et tout ça m’a affectée. Je n’ai pu contenir mes larmes et cet état émotionnel m’a arraché toute capacité de réflexion. J’avoue que je n’ai pas travaillé et ça me fait pleurer davantage… », s’est confié, attristée Josiane à Educ’Action.

CEG Dantokpa accueille le lancement dans le Littoral

Le département du Littoral a également sacrifié à la tradition. Le lancement des épreuves du BEPC a eu lieu au CEG Dantokpa, implanté au cœur du plus grand marché de la sous région. Pendant que les nuages cèdent, peu à peu, leur place à un ciel clair et ensoleillé, les candidats rallient déjà et en grand nombre le centre de composition. Les véhicules officiels de la préfecture, de la mairie et de la Direction Départementale de l’Enseignement Secondaires, Technique et de la Formation Professionnelle, s’immobilisent dans la cour du collège. Il sonne 7 heures passées de quelques minutes. Autorités préfectorale, communale et éducative, ont marqué leur présence. Au pas de charge, elles ont fait le tour de quelques salles de composition, conseillant et encourageant les candidats. Puis, elles ont procédé à la vérification des enveloppes contenant les épreuves de composition. En présence du préfet Alain Orounla, du 1er adjoint au maire de Cotonou Randyx Ahouandjinou, et du directeur départemental des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle (DDESTFP-Littoral) Robert Dossou Gbodjinou, des candidats désignés se sont également livrés à cet exercice de checking des enveloppes. 8h00, la sirène retentit, donnant le top des compositions. La première épreuve est ainsi distribuée par les autorités. « Dans le Littoral, nous avons 14.993 candidats répartis dans 17 centres de composition. Parmi les 17 centres, on en a un dédié aux candidats à besoins spécifiques », a renseigné Robert Dossou Gbodjinou, DDESTFP-Littoral, qui précise, par ailleurs, que toutes les dispositions sont prises pour un bon déroulement des épreuves dans son département. Pour Randyx Ahouandjinou, 1er adjoint au maire de Cotonou, il est du devoir de la mairie d’être au chevet des candidats. « Nous sommes venus voir si les enfants sont bien installés et si les mesures barrières sont respectées. Aussi, faudra-il doper le moral des candidats et leur demander de ne pas avoir peur, de travailler et de savoir que c’est l’évaluation de tout ce qui a été fait durant 9 mois », a laissé entendre le 1er adjoint au maire. Le préfet du Littoral, Alain Orounla, déclare, à son tour : « Les choses ont été bien organisées et j’ai vu des enfants décontractés. C’est bien la preuve qu’ils ont été bien préparés. Nous avons eu une année paisible sans perturbation et apparemment, les enfants ont été soutenus de sorte que nous sommes optimistes sur les bons résultats qui seront issus de ces épreuves », a-t-il exprimé, serein.

CEG Le Méridien : un candidat sans carte d’identité scolaire enregistré

Au CEG Le Méridien, un centre d’examen situé dans le département de l’Atlantique, plus précisément au quartier Cococodji, les candidats sont installés dans leurs salles de composirtions respectives. Ici, le Chef centre n’a pas voulu collaborer avec la presse en soutenant que : « Je n’ai pas reçu de consignes pour m’ouvrir à la presse. Avant de parler, je dois contacter le DDESTFP et je puis vous dire que vous ne pouvez pas avoir aussi les statistiques. Je vais les convoyer à l’autorité hiérarchique d’abord ». De sources échappées, un candidat, sans carte d’identité scolaire, a été enregistré et des diligences sont entreprises en direction du directeur du collège de preovenance dudit candidat pour la conduite à tenir.

Le ministre Kouaro Yves Chabi lance les épreuves au CEG Tokpa-Domè

Le lancement officiel national du BEPC, session de juin 2021, a eu lieu au CEG Tokpa-Domè, dans la commune de Kpomassè. Le ministre Kouaro Yves Chabi accompagné du préfet du département de l’Atlantique Jean-Claude Codjia, a présidé la cérémonie. Avant le top, le ministre des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle a fait constater aux candidats le scellé des enveloppes contenant les épreuves de composition. A 8h, il procède au lancement des épreuves. « …Nous sommes dans la logique de moderniser l’organisation des examens désormais dans le secteur de l’éducation. C’est une première et nous allons continuer. C’est le lieu de dire merci au gouvernement pour cette vision et demander à tous les acteurs du système éducatif de nous accompagner dans ce sens », a-t-il déclaré à la presse.
De sources concordantes, quinze (15) détenus (des Béninois en conflit avec la loi) composent le BEPC au plan national.

Les collèges ayant abrité le lancement de l’examen par département

Outre le Collège d’Enseignement Général (CEG) Tokpa-Domè, dans le département de l’Atlantique, qui a accueilli la délégation ministérielle pour le lancement officiel de l’examen à l’échelle nationale, d’autres collèges ont également servi de cadre au lancement des épreuves dans les onze (11) autres départements du Bénin. Ainsi, on a :
– Le CEG Dantokpa pour le département du Littoral,
– Le CEG 1 Avrankou pour le département de l’Ouémé,
– Le CEG 1 Ikpinlè pour le département du Plateau,
– Le CEG 1 Comè pour le département du Mono,
– Le CEG 1 Klouékanmè pour le département du Couffo,
– Le CEG Zakpota pour le département du Zou,
– Le CEG Ouèdèmè pour le département des Collines,
– Le CEG 1 N’Dali pour le département du Borgou,
-Le CEG Gomparou pour le département de l’Alibori,
– Le CEG 1 Tanguiéta pour le département de l’Atacora,
– Le CEG 1 Bassila pour le département de la Donga.
Des absences enregistrées dans les centres du CEG Sainte Rita et CEG Gbégamey

A 12 heures 45 minutes la sonnerie retentit pour signaler la fin des compositions des épreuves de cette matinée pour l’examen national du BEPC. Nous sommes au centre d’examen du CEG Sainte Rita. De la devanture du centre jusqu’au caniveau faisant face au collège et tout le long de la voix pavée, une foule de parents s’impatientent au soleil depuis de quelques heures. Les candidats ne vont pas tarder à sortir des salles de composition. Pour une première journée de composition dans les épreuves de la communication orale et de la lecture, le bilan est rassurant. « Pour cette matinée de composition, ce que nous pouvons retenir globalement, c’est que tout s’est bien passé. Il n’y a pas eu d’incidents majeurs », a martelé Sessou Yaovi Justin, chef centre du CEG Sainte Rita. Il rassure que tous les acteurs impliqués dans l’organisation de l’examen jusqu’aux candidats savent en toute conscience pourquoi ils sont sur les lieux. Pas de temps à perdre pour le chef centre qui, aussitôt après l’interview accordée à l’équipe de reportage, s’adresse aux surveillants des salles de classes. « Le rassemblement est prévu au plus tard à quatorze heures et quart pour la suite des compositions de la soirée », lance-t-il. Du côté des surveillants de salles, rien de grave n’est à signaler, selon Brice Hounhoui qui rassure que tout s’est bien déroulé avant de souhaiter qu’il en soit ainsi pour toute la durée de composition de l’examen du BEPC. Des statistiques recueillies ce matin, il ressort que 48 candidats ont brillé par leur absence à raison de vingt (20) filles et vingt et huit (28) garçons. Le centre du CEG Sainte Rita a abrité 1.068 candidats répartis dans 37 salles pour un effectif de 1.116 candidats attendus. Cap maintenant sur le centre du CEG Gbégamey. Ici, c’est Michel Guedegbe, directeur du CEG Fiyégnon qui assure les fonctions de chef centre. « L’ambiance est très bonne, surtout avec les candidates et candidats. A 6 heures 30 minutes, l’enceinte du collège était déjà bondée à cause des parents qui accompagnent les enfants jusque dans les classes. C’est vrai que c’est anodin, mais on comprend leur stress. Ils ne doivent pas avoir de stress parce que c’est un examen comme les devoirs de classe. Il faut tout faire pour éviter les situations stressantes aux candidats », confie le chef centre qui a dénombré 12 cas d’absence sur les 976 candidats inscrits et deux (2) malades pris en charge par l’infirmière.

Impressions de quelques candidats rencontrés

Joas Agbokou, candidat au CEG Sainte Rita

«Ce matin, nous avons composé dans les matières de la communication écrite et la lecture. Les épreuves sont faciles pour moi. Je me suis bien débrouillé dans les deux matières et je sais que j’aurai de bonnes notes. Si les autres matières qui restent à composer peuvent être aussi faciles, ce serait une bonne chose.»

Nadège Anevo, candidate au CEG Sainte Rita

«Je dirai simplement que les épreuves étaient un peu abordables. Nous remercions Dieu que ce n’est pas trop dur pour nous. Qu’est-ce qu’on peut souhaiter en tant que candidate, si ce n’est que les autres épreuves soient un peu plus faciles pour nous.»

Frédéric Houssou, candidat au CEG Sainte Rita

«Les épreuves étaient très abordables et en plus faciles. J’ai travaillé dans les deux épreuves de ce matin et je sais que pour les autres épreuves de ce soir et des autres jours, il n’y a pas d’inquiétude. Je me suis bien préparé pour l’examen.»

Dimitri Yewassi, candidat au CEG Sainte Rita

«Ce n’était pas du tout difficile pour moi. Les épreuves étaient de mon niveau de connaissance. Donc vous comprenez que j’ai travaillé en communication écrite et en lecture ce matin. Mon seul souhait, c’est que les autres épreuves soient faciles également pour nous. »

Christy-Diana Sessinou, candidate au CEG Gbégamey

«Les épreuves de communication et de lecture que nous avons composée ont été abordables et agréables. Mon souhait, c’est que les autres épreuves soient abordables comme celles de ce matin. Les surveillants nous ont bien traités et ils ont été gentils avec nous. »

Christy-Diana Sessinou, candidate au CEG Gbégamey

«Les épreuves de communication et de lecture que nous avons composée ont été abordables et agréables. Mon souhait, c’est que les autres épreuves soient abordables comme celles de ce matin. Les surveillants nous ont bien traités et ils ont été gentils avec nous. »

Samuel Tohounkè, 3è ML, Collège Succès des Anges

«Pour le moment, nous n’avons encore rien eu de difficile. Tout était abordable et nous avons fait ce que nous pouvons. J’espère qu’il en sera de même pour les matières à venir notamment pour les mathématiques que je crains. Mis à part cela, l’ambiance était bonne et tout le monde était calme.»

Benoîte Houéssinon, candidate au CEG Gbégamey

«Nous avons composé ce matin en communication écrite et en lecture. Les épreuves étaient abordables et moi personnellement, j’ai pu tirer mon épingle du jeu surtout en Lecture. Mon plus grand souhait, c’est que les épreuves à venir puissent être aussi faciles que celles de ce matin. Comme cela, je vais pouvoir bien travailler et avoir une forte moyenne. »

Réalisé par la Rédaction

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