Université de Parakou : Une gestion de l’espace au goût d’inachevé

 

Deuxième université publique du Bénin, l’Université de Parakou (UP) siège dans le septentrion et occupe une superficie très importante du territoire national. De passage dans l’établissement, Educ’Action a tendu le micro aux étudiants en vue derecueillir leurs impressions surles infrastructures et l’aménagement de ce haut lieu du pouvoir.

 

Jean Luc Ezin, étudiant en Lettres modernes

«Le cadre de travail n’est pas vraiment adéquat parce que les bâtiments, l’aménagement du territoire de l’université a été mal fait à mon avis. Vous avez des salles de cours qui sont construites à côté des résidences. En plein cours, vous sentez les odeurs qui viennent de la cuisine des résidents. Vous êtes au cours et cela vous dérange énormément et vous déconcentre. Il faudrait choisir un endroit pour construire toutes les résidences et un autre endroit pour les salles de cours et les amphis. Du point de vue de la restauration, la grande majorité des étudiants sortent de l’université pour manger. Ils n’ont pas connaissance de l’existence de la galerie marchande. A défaut de sortir, ils vont au restaurant universitaire. Là aussi, on peut cuisiner 200 plats, ce qui est largement inférieur à l’effectif des étudiants. Vu la distance, c’est comme si la galerie marchande est uniquement destinée aux étudiants en résidence universitaire. Il faut quinze (15) à vingt (20) minutes pour aller manger et revenir en classe alors que le professeur n’a donné que cinq (05) à dix (10) minutes de pause. Si vous avez cours à l’IFSIO ou à la salle 23 de l’université de Parakou, c’est une grande distance à parcourir avant de trouver à manger. La majorité des enseignants vont à Snackbar, sinon ils se débrouillent comme ils peuvent. »

Michée Adjacou, étudiant en agronomie

«A regarder la structure, c’est à croire qu’un architecte n’a pas été consulté pour faire un bon plan de l’université. Les bâtiments sont mal organisés, mal disposés. Les systèmes d’eau et d’électricité sont aussi mal structurés. Des arbres sont plantés mais deux ou trois ans après, ils sont coupés pour ériger des bâtiments. »

Jérémie Bodji, étudiant à la FASEG

«Je crois qu’on devrait améliorer l’hygiène de l’université. Par exemple, malgré les messages de sensibilisation de la radio, force est de constater que les sachets plastiques jonchent le sol partout à l’université. J’ai constaté qu’il n’y a pas assez de poubelles dans l’université pour jeter les déchets. Il faut marcher un bon moment avant d’en trouver. »

Prospère Agbakou, étudiant en agronomie

«Concernant l’environnement de travail, je ne peux pas dire que c’est l’idéal que souhaitent les étudiants. Le grand problème se trouve au niveau du cadre de travail, dans les amphis. Le mobilier, c’est-à-dire les tables, les bancs et autres, ce n’est pas encore ce qu’il faut pour l’université de Parakou. On voit qu’il y a des choses qu’on peut rapidement faire mais je ne sais pas si c’est par négligence ou si l’information ne passe pas bien au niveau des autorités qui doivent prendre leurs responsabilités et améliorer le cadre de l’université de Parakou. Le second élément, c’est par rapport à la disposition de l’université. C’est une petite université, très confinée, ce n’est pas relaxant. Il y a des bâtiments un peu partout. Cela ne permet pas d’être épanoui. Il faudrait faire un vrai travail d’aménagement pour que les constructions à venir ne soient pas faites de façon anarchique parce que les bâtiments actuels donnent l’air d’être à l’étroit. . »

Salomée N’koué, étudiante en Espagnol

«C’est vraiment un endroit de l’univers. L’aménagement ne me dit rien, mais l’équipement des salles pose problème. Nous sommes nombreux dans les salles, il n’y a pas de brasseur et la chaleur est suffocante. Des efforts sont faits pour la propreté de l’université et des amphithéâtres. Je voudrais qu’il en soit toujours ainsi. »

Adjéi KPONON

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