Charles Kouphin, Fondateur de ISM Adonaï et président de l’UNEPES

 

« Il était nécessaire qu’on se réunisse dans une seule association vu que nous avons les mêmes besoins »

Aux fins d’unir leurs forces pour se faire entendre d’une seule voix, les Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur ont tenu, le vendredi 07 février 2020, une assemblée générale au siège de l’université UATM-GASA Formation située à Gbégamey.

L’objectif, étant de se faire représenter par une seule association. Les EPES se rassemblent ainsi dans le creuset de l’Union Nationale des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (UNEPES). La structure née est dirigée par un bureau de 09 membres et présidée par Charles Kouphin, fondateur d’ISM Adonaï qui s’est vu en prendre les rênes. Dans une interview exclusive accordée à Educ’Action, Charles Kouphin, président de l’UNEPES éclaire sur les missions de la dite association. Lisez plutôt !

Educ’Action : Pourquoi une telle initiative ?

Charles Kouphin : Au départ, nous étions plusieurs associations sur l’échiquier national, s’occupant de l’enseignement supérieur privé. Puis, on était donc plusieurs et parfois il advenait qu’on ne parlait pas d’une même voix et nous avons estimé nécessaire de nous mettre ensemble compte tenu des difficultés que nous connaissons dans le secteur et pour qu’en unissant nos efforts, nos énergies, nous puissions avoir plus de force et d’impact. Parce qu’on dit que l’union fait la force et si l’union fait la force, il était donc nécessaire qu’on se réunisse dans une seule association, vu que nous avons les mêmes besoins, les mêmes problèmes, les mêmes difficultés. Toutes les associations qui existaient par le passé ont admis cette idée et se sont dissoutes. Donc, il y a eu une assemblée générale de dissolution de toutes les associations qui existaient avant que nous ne parvenions à la constitution de l’Union Nationale des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (UNEPES). C’était le 07 février 2020.

Aujourd’hui, il n’est donc plus possible de parler de PEPES OU d’ADEPES ?

Non, Ça n’existe plus. Il n’y a plus de PEPES, il n’y a plus d’ADEPES ni de FGEU et c’est mieux comme cela parce que nous nous connaissons, nous avions les mêmes problèmes et nous avons également les mêmes visions. Désormais, on pourra envisager l’avenir sous de meilleurs auspices.

Les 46 établissements ayant participé à cette assemblée générale partagent-ils tous la même vision ?

Absolument. Lorsque nous avons fait les votes, les suffrages exprimés étaient dans la majorité des cas 100%. On a été élu à presque 100% pour tout. Cela représente une marque de confiance parce que les EPES attendent beaucoup de ce bureau qui a été mis sur pied pour une association nationale des établissements privés d’enseignement supérieur afin qu’elle contribue à finaliser les réformes en cours, de manière à ce qu’au total, chaque établissement puisse avoir son autorisation d’exercer, son agrément pour pouvoir déployer l’offre d’éducation dans le secteur et puisse pour certains encore avoir leur homologation. Parce qu’il y a plusieurs types d’homologations que nous devrions avoir, mais que jusque-là, nous n’avons pas parce que les réformes en cours n’étaient pas finalisées.

Le fait que l’homologation ne soit pas encore donnée à certains établissements, dépend t-elle de l’Etat ou en partie des EPES ?

Cela dépend des deux partenaires. Il y a le rôle que nous devons jouer qui est de nous conformer aux réglementations qui sont mises en place pour que chaque EPES produise les documents résiduels qui sont exigés et puis, que l’Etat prenne en compte maintenant tout le travail qui a été fait jusque-là. L’Etat avait publié entre temps, des établissements autorisés, des établissements agréés. Il faut qu’à la fin, nous puissions avoir nos autorisations pour que les étudiants que nous avons, puissent avoir leurs documents, le plus rapidement possible. L’Etat organise les examens nationaux, mais à la fin lorsque les examens nationaux sont organisés, il faut que l’Etat puisse délivrer aux étudiants les attestations requises, les diplômes requis afin que, munis de cela, ils puissent chercher à travailler dans le public ou dans le privé. Nous avons conscience de toutes les tâches que nous avons à faire et nous nous déployons déjà pour que nous puissions travailler ensemble avec le gouvernement, l’administration de tutelle ayant en charge l’Enseignement Supérieur pour que les attentes de toutes les parties prenantes, que ce soit les chefs d’établissements du supérieur, les étudiants, les personnes qui sont autour de nous, les administrations soient tous satisfaits.

Quels sont les objectifs à court et à long terme de l’UNEPES ?

A court terme, nous devons établir une relation de confiance à travers, d’abord tous les établissements privés d’enseignement supérieur de façon à ce que cette union soit une union réelle pour que tous puissent adhérer effectivement afin que tous les EPES qui sont dans les anciennes faîtières ainsi que ceux qui n’étaient pas dans les anciennes faîtières puissent se réunir et se retrouver dans ce creuset commun. Ensuite, il faut que nous puissions établir également une relation de confiance avec l’administration en charge de l’enseignement supérieur de façon à ce que, ce qu’ils nous demandent, nous puissions fournir. Nous devons également poursuivre avec les anciens chantiers sur lesquels nous travaillions jusque-là, à savoir promouvoir, produire et diffuser des enseignements de haute qualité au profit de nos usagers : les étudiants. Nous devons viser la qualité dans nos offres de formation et puis aussi essayer d’établir des relations de confiance avec tous les partenaires qui interviennent tant sur le plan national que sur le plan international.

L’UNEPES entend-elle mener des actions imminentes ?

Bien sûr. D’abord, prendre contact avec l’administration. Nous devons rencontrer de façon imminente notre ministre de tutelle. Nous sommes une association loi 1901, mais fondamentalement ce qui est à souligner, c’est qu’en dehors de cette association loi 1901, nous sommes des EPES soumis à une réglementation qui gouverne les activités de notre secteur. Donc, nous devons également dans certaines relations avec l’administration conduire nos membres à être en règle avec l’administration. C’est très important parce qu’une structure quelle qu’elle soit doit être en accord avec les réglementations de son secteur. Voilà ce que nous avons d’urgent à faire tout en continuant bien entendu le lobbying auprès de nos membres de manière à ce que notre union soit une union sans la moindre division et imperfection. Nous y travaillons déjà et pensons pouvoir atteindre nos objectifs.

Que diriez-vous pour conclure ?

Pour conclure, j’aimerais dire tout simplement que l’éducation est la meilleure ressource d’un pays. Une nation doit former ses filles et ses fils. L’éducation ouvre les meilleures portes aux jeunes et nous en sommes conscients. C’est la raison pour laquelle les EPES se sont donnés pour mission de diffuser de la connaissance dans la cité. Parce que, les auteurs de l’économie de la connaissance nous apprennent que la connaissance est illimitée, c’est une ressource qui est illimitée. L’économiste Aberkane Idriss, que j’aime bien citer, a dit qu’une nation qui fonde sa croissance sur la connaissance aura une croissance économique illimitée. C’est pour cela que nous sommes fiers du travail que nous faisons et nous le ferons de manière parfaite en nous donnant des instruments de qualité que nous devons suivre, des normes de qualité, d’assurance qualité internes à nos établissements, externes également. Nous allons contribuer à ce que l’Etat aussi se dote des instruments d’assurance qualité pour que nous puissions arriver à avoir dans notre secteur que ce soit pour le privé ou le public, un enseignement supérieur de haute qualité.

Propos recueillis par Gloria ADJIVESSODE

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