Quatre questions à Denis Agbessi, directeur de la Bibliothèque universitaire de l’UAC

" Il faut porter les livres vers le public et non attendre que le public vienne vers les livres "

Du 23 au 26 avril 2019, l’Université d’Abomey-Calavi a abrité la deuxième édition de la Semaine du Livre Universitaire (SELUNI).

Rencontré au terme de ce rendez-vous majeur de promotion du livre en milieu universitaire de l’UAC, Denis Agbessi, directeur de la Bibliothèque universitaire de l’UAC, nous livre ses impressions et renseigne sur les motivations de cette initiative. Interview !

Educ’Action : Sous l’initiative de la Bibliothèque universitaire dont vous êtes le directeur, l’UAC abrite depuis deux ans, l’événement dénommé « Semaine du Livre Universitaire ». Quelles sont les motivations de cette initiative ?

Denis Agbessi : Vous savez, il faut que le bibliothécaire communique autour de ce qu’il fait et de ce dont il dispose. Nécessairement pour qu’il puisse avoir ce public, il faut qu’il communique autour de ce dont il dispose et ce qu’il fait, il faut porter les livres vers le public et non attendre forcement que le public vienne vers les livres. Il faut porter l’information vers la cible et c’est cela qui caractérise la Semaine du Livre Universitaire. Nous animons des stands pour sortir du rayonnage les ouvrages pour que le public qui n’est pas habitué à la bibliothèque, puisse découvrir certains titres auxquels ils ne s’attendaient pas.

Nous sommes au terme de la deuxième édition de l’événement, qu’est-ce qu’on peut retenir comme bilan ?

Nous pouvons dire que le bilan est positif. Toutes les activités prévues se sont déroulées sans anicroches. D’abord, la cérémonie d’ouverture où nous avons eu du monde. Tout le monde s’est mobilisé, y compris l’équipe rectorale. Après cela, il y a eu les stands. Il faut préciser que l’année dernière, il n’y avait que trois stands, mais pour cette deuxième édition, nous avons eu une dizaine de stands et les autres bibliothèques de l’université se sont jointes à nous également. Pour qu’on aille à cet effectif impressionnant de participants, nous avons bénéficié du soutien des professionnels du livre comme la Librairie Notre-Dame, Ruisseaux d’Afrique et autres qui se sont joints à nous comme éditeurs pour que la fête soit belle. J’ai eu un rapport sur ou concernant la visite de stands et je peux vous assurer qu’il y a eu un nombre important de visiteurs qui sont passés visiter les stands. Nous avons organisé aussi d’autres activités comme la présentation de livres d’auteurs béninois par les enseignants et les écrivains. Chaque jour, il y a un auteur qui présente son ouvrage au public. Les étudiants qui se sont mobilisés autour de l’événement, ont posé des questions par rapport aux livres présentés. Une formation a été organisée également à l’endroit des doctorants et des étudiants en master sur le maniement des outils de recherche. Egalement, une formation sur la recherche en ligne, car ce n’est pas évident que tout le monde maîtrise cela.

Le thème de cette édition est libellé « Livre numérique et enseignement supérieur ». Les étudiants en majorité n’ont pas accès à l’internet sur le campus. Dans ces conditions, pensez-vous que le livre numérique a de beaux jours devant lui à l’UAC ?

Oui bien sûr ! Parce que des dispositions sont en train d’être prises pour qu’on en vienne à la satisfaction de la couverture intégrale en internet avec l’augmentation du niveau de débit. Je n’ai pas manqué de le souligner dans mon discours inaugural, il y a des infrastructures pour l’accès au livre numérique, il y a aussi le problème de l’énergie. L’instabilité de l’énergie et la faiblesse du débit. Mais, le livre numérique, on peut dire qu’il a un bel avenir parce que les bibliothécaires documentalistes sont formés pour permettre au plus grand nombre d’accéder à ces ouvrages et pour que le livre numérique soit la chose la mieux partagée sur le campus de l’UAC.

Quel est votre message à l’endroit de la communauté universitaire ?

Nous sommes là pour eux. Les bibliothécaires documentalistes sont à leur disposition pour leur permettre d’avoir des ouvrages pertinents. Nous ne pouvons que les exhorter à venir massivement dans les bibliothèques. Il y a de bonnes choses à découvrir et les autorités font l’effort de mettre à notre disposition les moyens pour acquérir des ouvrages et des dons nous viennent aussi de nos compatriotes de l’extérieur pour nous appuyer afin que les étudiants puissent être satisfaits par rapport aux services du centre de documentation.

Propos recueillis par Edouard KATCHIKPE

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