Jérémie Balle, au sujet de la gestion du Coronavirus en milieu universitaire : « Nous sommes en train de penser à une gestion efficiente de la situation »

 

Tout comme nombres d’établissements et de structures, la Haute Ecole de Commerce et de Management (HECM) face à la fermeture des écoles, a trouvé la formule pour assurer la continuité de ses programmes académiques via des cours à distance au profit de ses étudiants.

Jérémie Balle, surveillant général sur le site de HECM Jéricho apporte ici plus de précisions sur cette initiative de cours à distance ainsi que les dispositions prises par l’Ecole Leader en vue d’une reprise sans anicroches. C’est au micro de Educ’Action

Educ’Action : Dans quel contexte HECM a mis en place ce dispositif des cours à distance ?

Jérémie Balle : HECM n’a pas attendu le triste événement avant de commencer l’initiative. Depuis l’année passée, nous avons commencé. Cette année, dans le cadre de l’amélioration de nos prestations, il y a une application qu’on appelle « gestudent » que le promoteur a mis en place et qui devrait nous aider à parfaire nos prestations, tant du côté de l’administration que de la gestion des étudiants. Dans cette application, il y a un volet qui est destiné aux cours à distance. Donc, la survenue de ce virus n’a fait qu’accélérer les choses, sinon c’était déjà prévu et conçu de cette façon. Pour preuve, cette année, beaucoup d’étudiants se sont inscrits en ligne. Cela nous a permis de contrôler l’effectif. Donc, ce n’est que l’un des volets.

Devrions-nous comprendre qu’avec cette initiative de HECM, les cours présentiels n’auront plus droit de cité ?

Non. Ce n’est pas que les cours à distance. D’ailleurs, nous avons démarré de façon dégressive. Nous avons commencé par le Master 1 pour descendre vers les autres niveaux. Puisque c’était quand même inédit, il fallait opérer avec ceux qui avaient une charge énorme. Il n’est pas exclu que les étudiants de tous les niveaux puissent bénéficier de cette innovation. Donc, les cours présentiels ne sont pas supprimés. D’ailleurs, ils vont commencer la rentrée comme tout le monde ; l’emploi de temps est prévu. Ce n’est pas tous les cours, parce que pédagogiquement ce n’est même pas bon car il faut que les étudiants sentent la présence de leurs enseignants. Mais seulement, comme nous sommes dans une situation délicate liée à la Covid-19, on est obligé de prendre des mesures pour protéger nos apprenants. La programmation est en cours et progressivement nous verront quoi faire. Puisque avant que cela ne survienne, nous avions fait une bonne partie du programme. Donc, cela nous allège un peu la tâche.

Quels sont les résultats obtenus après ces quelques semaines d’expérimentation ?

Si je dois être sincère, nous n’avons pas encore évalué. Mais je peux vous dire de façon empirique que la façon dont les gens ont vécu la chose, montre déjà qu’il y a une acceptation, il y a un partage de ce plaisir.

Ressort-il de vos propos que cette initiative va prospérer même après la fin de la pandémie ?

Elle va être renforcée. A HECM, nous avons fidélisé nos professeurs. Ce sont les mêmes professeurs qui font les cours du Sud jusqu’au Nord à peu d’exception près. Donc, au lieu de se déplacer avec tout ce que cela comporte comme fatigue, ça veut dire qu’ils peuvent rester à Cotonou et dispenser les cours aux étudiants qui sont à Parakou ou bien à Porto-Novo.

Quelles sont les dispositions que HECM a prises pour amener le corps enseignant, le personnel ainsi que les étudiants à respecter les mesures barrières dès la reprise ?

Le promoteur a pris toutes les dispositions parce qu’aujourd’hui, quand vous allez dans certaines structures, on vous soumet à une analyse au rayon ultra rouge ; le promoteur a acheté tout ça et il est déjà prévu que tout le personnel administratif sera soumis à cette analyse pour voir l’état de santé de chacun. Cette analyse se fera chaque matin avant d’entrer dans l’enceinte de chaque site. Nous avons également doté l’école en dispositifs de lavage des mains. Nous sommes en train de penser à une gestion efficiente de la situation pour qu’on ne perde pas trop le temps. Nous sommes restés dans cette logique et les étudiants seront obligés de porter leurs masques. Puis qu’il n’y a pas encore de remèdes à ce mal, je pense que c’est ce à quoi nous allons devoir nous atteler.

Réalisé par la Rédaction de Educ’Action

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