En prélude à la rentrée universitaire prévue pour le 14 octobre prochain : L’orientation des nouveaux bacheliers se poursuit sur fond d’innovations

Le précieux sésame en poche, place bientôt au défilé des nouveaux bacheliers aux portes des universités publiques pour ceux qui n’ont pas les moyens pouvant leur permettre de s’inscrire dans les universités privées.

Du côté des différentes structures impliquées dans l’accueil des futurs étudiants, l’heure est aux derniers réglages.

«Avant même que les candidats au Baccalauréat ne se présentent à l’examen, nous avons demandé à toutes les entités des universités publiques de nous dire les disponibilités de places. Mais on n’a pas encore procédé à une compilation, car le plus urgent était de gérer les examens. Les chiffres sont gardés en mémoire pour le moment afin de procéder au classement d’ici le mois prochain ». Ce sont quelques propos de Kokou Assogba, Directeur Général de l’Enseignement Supérieur (DGES) interrogé dans son bureau sur le nombre de places disponibles dans les entités pour accueillir les nouveaux bacheliers. Le Vice-recteur en charge des affaires académiques de l’Université d’Abomey-Calavi, Marcel Zannou, a également son avis sur le sujet. Même si on donnait la chance à tous, évoque-t-il, l’université ne peut pas accueillir tout le monde et c’est pour cela qu’il y a des critères pour inscrire les étudiants dans une université. « On ne peut que prendre le nombre d’étudiants qu’on peut. Chaque entité de l’université doit exprimer sa capacité d’accueil au ministère et c’est en fonction de cela que le ministère va s’occuper de la répartition des bacheliers pour ne pas dépasser le nombre : la capacité d’accueil de chaque entité», a expliqué le vice-recteur chargé des affaires académiques de l’Université d’Abomey-Calavi avant de marteler que quand on a le BAC, l’issue n’est pas forcément d’aller à l’université pour faire des formations en Licence, Master, Doctorat et dans ce cadre, le gouvernement est en train de penser créer des formations professionnelles pour les recruter et les former rapidement en deux ans dans les métiers relevant du secteur professionnel et technique. La plus importante étape du processus d’accueil des nouveaux bacheliers, souligne Kokou Assogba, c’est d’abord de demander aux universités d’ouvrir leurs portes pour que les nouveaux bacheliers puissent aller les visiter et se faire une idée beaucoup plus précise de là où ils veulent aller. « Du 26 au 30 août 2019, nous demandons à toutes les entités des universités publiques de se prêter au jeu des journées portes ouvertes pour que les bacheliers sachent là où ils veulent aller et ce qui s’y passe. La semaine qui va suivre, nous allons procéder à une réouverture du registre des choix des filières que les candidats au BAC avaient opérées dans leurs écoles. Après quoi, ils auront la possibilité de faire un changement pour ne pas dire que je ne voulais pas aller dans telle entité et on m’a envoyé dans telle filière. Ensuite, on va procéder au choix des boursiers, des semi-boursiers et des secourus et enfin, à l’enregistrement de ceux qui veulent aller dans ces entités à titre entièrement payant parce que semi-boursier signifie aussi partiellement payant. Cette fois-ci, les nouveaux étudiants iront eux-mêmes dans les entités pour donner leurs noms et déposer leurs dossiers pour pouvoir se faire classer », renseigne-t-il sur les différentes phases qui concourent à l’accueil des nouveaux bacheliers dans les universités publiques.

Nouvelle approche dans le processus de répartition des nouveaux bacheliers …

Pour la nouvelle année académique, une nouveauté est apportée au processus de répartition des nouveaux bacheliers. Marcel Zannou, vice-recteur en charge des affaires académiques de l’Université d’Abomey-Calavi confie : « Les bacheliers ne connaissaient pas très bien ce qu’ils choisissaient comme filières avant d’aller au BAC parce qu’on leur demandait de remplir des fiches et de choisir. Il y en a qui choisissaient simplement pour la forme parce qu’il fallait que cette fiche soit dans le dossier, d’autres veulent telle filière, mais les parents viennent dire après non ; mon enfant ne va plus évoluer dans une telle filière parce que j’espérais qu’il aura la bourse. Maintenant qu’il n’a pas la bourse et que vous l’avez classé dans une telle filière, moi je ne peux pas payer si vous ne le mettez pas ici. Il y a tellement de problèmes qui sont relevés. Alors, cette année, avec l’analyse qui a été faite, le ministère donne la possibilité aux bacheliers de revenir faire le choix des filières avant que la commission ne se prononce. Donc, les résultats sont donnés depuis et c’est ceux qui ont réussi qui seront invités dans la première semaine de septembre à venir dans des lieux qui vont être précisés pour confirmer ou infirmer leur choix de filière. Ils auront la possibilité de refaire le choix de la filière qui leur plait et dans l’université de leur choix ». Sur la date de la rentrée universitaire prochaine, Marcel Zannou informe qu’elle aura lieu le 14 octobre 2019 et rigueur sera tenue à la date de clôture des inscriptions prévue pour fin décembre de cette année.

Adjei KPONON & Edouard KATCHIKPE

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