Prévisions budgétaires 2019 au Supérieur : 60 milliards de francs CFA pour de nouvelles orientations

Réorientation des investissements de l’Etat dans les filières cibles, développement des potentialités de la recherche scientifique et de l’innovation, assainissement et promotion des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur, incitation de l’investissement privé dans la prise en charge des œuvres universitaires, prise en compte du volet social à travers l’augmentation du nombre de bénéficiaires d’allocations universitaires et le maintien de la gratuité des frais d’inscription pour les étudiants non boursiers, non secourus et non-salariés (70 % de l’effectif des étudiants).

Ce sont les quatre principaux points d’application qui ont soutenu l’élaboration des prévisions budgétaires 2019 du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS). Après le passage de ses collègues en charge des Enseignements Maternel, Primaire, Secondaire et Technique, c’est le tour pour Marie-Odile Attanasso de passer devant la représentation nationale pour exposer ses ambitions budgétaires pour le compte de l’année 2019. En baisse de 24% par rapport à celui de cette année, le budget 2019 du MESRS évalué à 60 milliards 974 millions 754 mille Francs CFA, a connu un abaissement considérable des dépenses d’investissement à plus de 75%. « La baisse observée dans le budget 2019 du MESRS est en adéquation avec les nouvelles orientations du gouvernement dans le sous-secteur. Elle s’explique aisément par la prise en charge d’une partie des investissements du sous-secteur par l’Agence de Construction des Infrastructures du Secteur de l’Education (ACISE) et la gestion directe par l’Agence de Développement de Sèmè City du projet CIIS », a tenu à clarifier l’autorité ministérielle, évoquant les raisons de cette baisse au niveau des dépenses liées à l’investissement dans son sous-secteur. Malgré cette régression, la ministre Marie-Odile Attanasso a souligné qu’il est prévu au titre du budget 2019, une augmentation des subventions dans les UNB, nécessaires pour le fonctionnement des Instituts Universitaires d’Enseignement Professionnel (IUEP) qui démarrent l’année prochaine. Aux honorables députés, la ministre explique les résultats attendus après l’exécution de ce budget. « le renforcement de la gouvernance et de la qualité de la formation dans les universités ; la diversification des offres adaptées au besoin du marché de l’emploi ; la promotion d’un système national de recherche et d’innovation orienté vers les besoins de développement national ; la construction des infrastructures administratives, pédagogiques et de laboratoires ; le renforcement de l’employabilité des diplômés ; l’intégration des nouvelles technologies dans la production et la diffusion des connaissances et l’amélioration des conditions de vie des étudiants », a conclu l’autorité en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique au Bénin.

Edouard KATCHIKPE

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