Evaluation de rattrapage des enseignants ACE de 2008 : 49,40% de présence enregistrée au Lycée Technique Coulibaly

Le Lycée Technique Coulibaly de Cotonou a servi de cadre à la session de rattrapage de l’évaluation diagnostique des enseignants ACE 2008 reversés le samedi 7 septembre 2019.

Venant des départements de l’Atlantique et du Littoral, les enseignants ont composé dans le calme et la sérénité, suivant le constat effectué par une équipe du journal Educ’Action.

 

«Je viens de faire le tour des salles de composition du Lycée Coulibaly. J’ai constaté que les candidats qui ont fait l’option de se rattraper sont déjà dans les salles. Cette session se déroule dans le calme et la sérénité totale. C’est vrai qu’il y a certaines absences, notamment au Primaire, mais on continue de penser que c’est au secrétariat que le travail important va se faire, car il se pourrait qu’ils aient composé ailleurs ou qu’ils soient déjà pris en compte dans la première vague. Le nombre de candidats attendus est un peu au-delà de quatre milles (4 000). Ce soir, on fera le point ». Tels sont les propos de Salimane Karimou, Ministre des Enseignements Maternel et Primaire (MEMP), suite à la visite effectuée sur l’unique bâtiment qui abrite les 13 salles de composition de l’établissement. Depuis 07 heures, équipe de l’organisation et enseignants s’affairent déjà pour l’identification des salles destinées à chaque catégorie professionnelle, selon le sous-secteur, le corps et la discipline. Représentant de la centrale syndicale COSI-Bénin, Richard Houndjo a remercié les autorités à divers niveaux pour cette phase de rattrapage avant de faire savoir que tout se passe bien. Aux alentours de 10heures déjà, les premiers enseignants, notamment ceux du Secondaire sortaient déjà des salles de composition. Parmi eux, Alexandre Adjinan, enseignant de la promotion 2008, Secrétaire Général départemental du Syndicat national des enseignants contractuels de l’État de l’Enseignement Secondaire Général, Technique et Professionnel. Au micro de Educ’Action, il affirme que cette composition « est juste une formalité qu’on est venue remplir parce qu’on a dit et martelé que cette évaluation n’a aucun sens. On ne construit aucune école et aucun pays en humiliant et en stigmatisant les enseignants. Ils sont venus composer parce qu’on le leur a dit ». Poursuivant ses explications sur les conséquences de ce qu’il qualifie de « forcing du gouvernement », elles seront drastiques et incalculables, a-t-il déclaré. « Je vous avoue que des enseignants ont composé, mais ils sont prêts à quitter la fonction enseignante. Si les gens sont venus composer, ce n’est pas parce qu’ils ont peur, mais c’est parce qu’ils ont compris qu’il faut en finir avec cela », a-t-il commenté. Ayant requis l’anonymat, un enseignant a fait savoir que « c’est une perte de temps, d’argent et d’énergie pour le pays ». En plus du MEMP, d’autres autorités du secteur de l’éducation ont visité les enseignants en composition, notamment le directeur de l’office du Baccalauréat, Alphonse da Silva, dont l’institution fait aussi partie de l’équipe de supervision. Au total, le centre a accueilli 419 candidats. A la fin des travaux, on pouvait noter la présence de 207 candidats, soit un taux de participation de 49,40%.

Adjéi KPONON & Estelle DJIGRI

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