Interdiction des TD payants dans les écoles et collèges | Fin de la jouissance des matériels didactiques publics à des fins privées

Face aux différentes réactions suscitées par la mesure de suppression des Travaux Dirigés dans les écoles et collèges dans le public, décidée en Conseil des Ministres en date du 30 Août 2017, Lucien Kokou, ministre des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle apporte des éléments de réponse.

C’était au détour d’une rencontre avec la presse le 4 septembre 2017 à la tour administrative à Cotonou.

«S’il y a des enfants qui assimilent le cours que lors des Travaux Dirigés, cela veut dire que l’apprentissage n’est pas terminé en classe. Le processus d’apprentissage, les enseignants le connaissent très bien. Si des élèves n’ont pas atteint la performance voulue, l’enseignant est appelé à l’accompagner à relever le niveau. C’est ce qu’exigent les textes ». Ces informations du ministre en charge de l’enseignement secondaire sont données pour éclairer les acteurs de l’éducation sur les raisons qui ont amené le gouvernement a décidé en Conseil des Ministres de suspendre les Travaux Dirigés payants dans les écoles et collèges publics au Bénin, à compter de cette nouvelle rentrée scolaire 2017-2018. A travers cette mesure, renseigne l’autorité ministérielle, il est question d’amener désormais les enseignants au respect des différentes phases entrant dans le processus d’apprentissage afin de ne plus obliger les parents à débourser pour les Travaux Dirigés dans le public. Selon le ministre, c’est suite aux plaintes reçues des parents que le gouvernement a décidé de siffler la fin de la récréation afin de ramener les enseignants dans la démarche pédagogique requise. « On utilise les infrastructures de l’Etat, les salles de cours et parfois les morceaux de craie que l’école achète et met à disposition. C’est avec cela qu’on fait les TDs. On utilise le matériel didactique de la classe pour quelques élèves dont les parents ont les moyens de les envoyer les mercredis soir et les samedis matin », explique le ministre. C’est la fin de l’animation des Travaux Dirigés dans les infrastructures publiques avec les moyens de l’Etat, mais pour l’heure, la mesure ne s’applique que pour les écoles et collèges relevant du giron de l’Etat. Dans les établissements d’enseignement privé, la situation est presque la même, mais le ministre souligne qu’un préalable doit être réglé avant la généralisation de la réforme. Il s’agit de la mise en place du Conseil National de l’Education-Nouvelle Génération, une instance habilité à mettre en œuvre les clauses d’un partenariat public-privé dans le secteur de l’enseignement. « Dès que l’Etat va établir ce partenariat avec eux, les règles deviendront les mêmes pour tout le monde », rassure le ministre Lucien Kokou.

Edouard KATCHIKPE

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