Test de pré-qualification au métier d’enseignant, samedi dernier : 2.624 candidats ont composé dans le département du Mono

Un test d’évaluation qui ne garantit aucun droit d’embauche aux candidats ; c’est une implication des reformes du gouvernement béninois dans le sous-secteur de l’éducation. 2.624 candidats ont composé pour le compte du département du Mono.

Pour les instituteurs et institutrices de la maternelle et du primaire, 1.659 candidats ont été inscrits pour ce test dans le Mono et 675 sont attendus au CEG3 Lokossa, 984 au CEG Houéyogbé. Un seul centre accueille les 965 candidats du secondaire général et il s’agit du centre du CEG1 Lokossa. Plusieurs autres se sont rendus dans les centres de composition de Lokossa sans pouvoir composé parce qu’ils n’ont pas été retenus après les études de dossiers. Très tôt, les bruits ont couru, arguant que le test d’évaluation va déboucher sur une embauche directe des aspirants au métier d’enseignant dans la fonction publique. Interrogé, Lambert M. Bossou, Directeur Départemental des Enseignements Maternel et Primaire du Mono, qui a supervisé le test, le samedi dernier, a été clair : « Non, ce test ne confère pas automatiquement un droit de recrutement à la fonction publique. C’est pour permettre à l’Etat de constituer une base de données et nous l’avons martelé ce matin aux surveillants afin qu’ils insistent correctement sur le remplissage complet et lisible de l’entête des feuilles de composition qui fournit les détails des informations dont on a besoin sur chacun des candidats. » Son homologue de l’Enseignement Secondaire dans le même département, Dr. Mathieu Ayessi, a fait savoir que ce test d’évaluation s’inscrit dans le cadre d’une meilleure planification du recrutement des enseignants. « On voudrait avoir des données fiables qui permettraient de savoir combien de postes il y a lieu d’ouvrir dans telle ou telle discipline puisque par le passé, on se levait et on disait par exemple recruter 200 professeurs de français ou bien 300 personnes en mathématiques alors qu’on ne sait pas à priori s’il y a de compétences disponibles pour couvrir ces besoins », a expliqué le DDESTFP Mono. Pour Lambert M. Bossou, ce test permettra également aux aspirants au métier d’enseignant de s’évaluer, d’apprécier leurs propres compétences puisque pour la plupart, ils sont à la maison et ils aspirent devenir des enseignants. « C’est donc pour eux une auto-évaluation et pour l’Etat, c’est un test de pré-qualification pour prévoir, à travers le plan de formation, les besoins éventuels en formation qui vont s’exprimer au terme de cette évaluation », a-t-il précisé. S’agissant des candidats qui n’auraient pas retrouvé leurs noms, l’autorité s’exprime en ces termes : « Ceux qui n’ont pas retrouvé leurs noms sur les listes des candidats et qui sont quand même venus, nous leur avons dit de rentrer puisqu’ils ne sont pas autorisés à composer. Nous leur avons dit que ce n’est pas grave et qu’ils mettent le temps à profit pour se mettre à jour pour les concours à venir. » A en croire le DDESTFP du Mono, « Ces dossiers ont été minutieusement étudiés par l’Office du baccalauréat et s’il y a eu des candidats qui n’ont pas retrouvé leurs noms, certainement qu’il doit avoir un déficit au niveau des pièces constituant le dossier. Mais il n’y a pas lieu de s’affoler puisqu’il y aura une autre occasion pour ceux-là afin d’être insérés dans la base de données du gouvernement. Les regards sont donc tournés vers les prochains concours de recrutement et formations des enseignants au Bénin pour juger les gouvernants sur les vraies raisons d’un pareil test.

Jonas BOTCHI / Mono-Couffo

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