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Fort de ses 16,28 de moyenne au premier semestre et sans électricité à la maison : Jonayé Pacôme Dossou rêve d’être le 1er du Bénin au BAC C

« Qui veut aller loin, ménage sa monture », dit-on.

Et c’est justement ce que semblent traduire les propos de ces élèves candidats qui n’entendent pas faire piètre figure à la session du 10 juin prochain du baccalauréat 2019. Pour nombre d’entre eux, il ne sera pas seulement question d’avoir le BAC, mais le défi majeur à relever, est d’être le premier du Bénin dans leurs séries respectives. C’est bien le cas de Jonayé Pacôme Dossou, élève en classe de Tle au CEG Agblangandan, qui rêve d’être le 1er du Bénin au BAC C, même sans électricité

«Je fais la Terminale C. Mon objectif pour l’examen du Bac prochain, c’est d’être le premier du Bénin », a déclaré à Educ’Action le ‘’porte flambeau’’ de la Terminale C, Pacôme Djonaye Dossou, élève au CEG Agblangandan dans la Commune de Sèmè-Podji. Pour le premier semestre de l’année académique 2018-2019 en cours, ll s’est adjugé 16,28 sur 20 de moyenne. D’une posture très adoucie en complicité avec l’humilité, Pacôme affiche un visage frais qui témoigne bien de ses 18ans de fleur d’âge. 1er de la Commune de Sèmè-Podji au BEPC 2016, il entend rééditer l’exploit au plan national pour l’examen du BAC 2019. Aucune vicissitude de la vie ne saurait émousser son ardeur pour les études, a-t-il révélé à votre journal d’une voix rassurante, mais teintée d’émotion. Pacôme se rappelle avec douleur de ses parents géniteurs qui ont rompu le pont du foyer conjugal depuis qu’il était en classe de CE2. Il vit seul avec son jeune frère et parcourt environ trois kilomètres pour se rendre à son lieu d’acquisition de savoir.

Portail du CEG Agblangandan

La devanture du CEG Agblangandan dans la commune de Sèmè-Podji

Quid de son organisation interne

Pacôme accorde plus de prix aux travaux d’études individuelles. Ses expériences en groupe d’étude n’ont pas été concluantes, a-t-il témoigné. Pour lui, quand il s’agit de travailler en groupe, d’autres sont négligents et affichent un comportement semblable à de la désinvolture. Toutefois, son option solitaire ne l’empêche pas de solliciter l’apport des camarades et surtout des enseignants en cas de difficultés, a-t-il fait savoir. Depuis les cours primaires jusqu’en classe de Terminale, Pacôme n’a jamais eu de répétiteur. Aussi, n’a-t-il jamais bénéficié du courant conventionnel comme il le confesse d’ailleurs ici : « Nous n’avons pas d’électricité. C’est avec la lanterne que je me débrouille. En dehors de la lanterne, j’ai aussi une lampe torche qui m’a été offerte par un camarade avec qui j’avais fait la classe de 5ème », a confié Pacôme à l’équipe de Educ’Action. Jugeant inopportun le choix d’une copine ou petite amie à ce stade de sa vie académique et de son rêve, il refuse aussi d’être l’esclave des réseaux sociaux. Il porte la concrétisation de son rêve sur trois éléments qu’il nous dévoile : « Pour moi, ce qui compte, c’est Dieu, le travail et le courage », a-t-il martelé.

Autre candidat, autre fortune …

Sbastienne Mahunan Houessou

Sébastienne Mahunan Houessou, élève en classe de Terminale D au CEG Sô-Ava, rêve aussi grand

Après le CEG Agblangandan, l’équipe de Educ’Action a poursuivi son périple en survolant les villes de Cotonou et de Calavi pour atterrir dans la région des lacs, à plus de 35 kilomètres de Cotonou. Sô-Ava, le village lacustre dans le département de l’Atlantique accueille ce groupe de reporters. Nous sommes le mercredi 20 février 2019 et les aiguilles au cadran de l’horloge indiquent 11h 35 mn. Sébastienne Mahunan Houessou, élève en classe de Terminale D, teint bronzé, taille en dessous de la moyenne, renseigne sur comment elle prépare son examen du Baccalauréat. « Ma méthode était le travail en groupe mais suite à quelques désagréments, j’ai choisi d’étudier seule », a-t-elle déclaré. Mais cette aventure semble ne pas, au regard de sa moyenne de classe, porter les fruits escomptés et Sébastienne ne manque pas de mots pour le dire. « Avec tous mes efforts, je n’ai obtenu que 10,42 comme moyenne au premier semestre. Désormais, je vais encore reprendre avec le travail en groupe. Mais un groupe de cinq personnes au plus », a-t-elle précisé. Contrairement à Pacôme, élève en classe de Terminale C, Sébastienne n’est pas à sa première expérience en ce qui concerne l’examen du BAC. Elle a fait son baptême de feu sans succès en 2018. Sa foi et son engagement pour la réussite prochaine collent bien avec l’adage : « Le lâcheur ne gagne jamais et le gagneur ne lâche jamais ».
Vivement que les dieux du succès accompagnent tous ces candidats qui, à les entendre, sont conscients que rien de précieux ne se gagne dans la facilité.

Jules A. LOKO (Stg)

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