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Interdiction du téléphone portable au cours et respect de la norme vestimentaire dans le secondaire : Des enseignants s’y conforment dans la douleur

Bientôt un an que le ministre des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, à travers une note de service, a proscrit à tous les enseignants relevant de son sous-secteur l’utilisation du téléphone portable en pleine activité pédagogique et le port de tenues avec effigie.

Des jours et des mois sont passés. Educ’Action, dans son rôle de veille médiatique au profit du secteur éducatif, a fait une descente dans deux (02) écoles du Littoral pour faire l’état des lieux du respect ou non de cette décision ministérielle. Reportage !

Il est 10 heures au Collège d’Enseignement Général de Houéyiho, ce jeudi 24 janvier 2019. C’est l’heure pour les enseignants et les apprenants de marquer une pause aux fins de se recréer. La cour de l’école est noire de monde. Dans le rang des enseignants, chacun y va de son look et sa préférence vestimentaire : des Jeans soutenus par des chemises de différents styles ; des tenues locales, etc. Tout y va. De l’avis de certains parmi eux, la norme vestimentaire est bien respectée au CEG Houéyiho. Quant à l’utilisation du téléphone portable, les apprenants approchés ont témoigné, sans ambages, que certains enseignants continuent de s’en servir même au cours. « Je ne trouve pas mauvais qu’on utilise le portable dans les classes vu que c’est pour chercher la signification des expressions sur l’application dictionnaire que j’ai installée sur mon portable. C’est aussi pour m’assurer de la qualité de ce que j’enseigne à mes élèves via la contribution du portable. Bien sûr, je suis d’accord que l’enseignant doit s’habiller correctement pour donner les cours. Mais, qu’on ne nous parle pas des primes vestimentaires parce que c’est dérisoire. J’ai pris par exemple 11.000 francs Cfa en décembre passé et c’est par an que je perçois. Je m’habille bien de nature et ce n’est pas ces primes qui assurent cela, mais je ne peux pas me passer de mon téléphone portable », a fait savoir un enseignant d’anglais de ce collègue qui a requis l’anonymat. Au Collège d’Enseignement Général de Gbégamey à Cotonou, la situation semble bien identique. Si les enseignants interviewés rassurent du respect absolu de la décision portant sur la norme vestimentaire, ils éprouvent de la peine à se plier à l’interdiction de l’usage du téléphone au cours. Selon les témoignages de quelques élèves, des enseignants continuent d’utiliser leurs potables en plein cours. Témoignages réfutés par Michel Todjedji, enseignant de SVT dans cet établissement. « Je ne connais pas d’enseignants accrochés à son portable en plein cours ici. Le travail est d’ailleurs fait à l’interne depuis longtemps. Nous avons notre règlement intérieur qui encadre cela », a-t-il affirmé. Il poursuit que les enseignants s’habillent correctement car, les élèves se moquent de ceux-ci quand ils ne sont pas présentables. Par ailleurs, il y a un arrêté interministériel signé par les ministres de l’Enseignement secondaire, de la Fonction publique et de l’Economie et des finances qui encadre et définit l’appuie de l’Etat en terme de prime vestimentaire.

Portail du CEG Houyiho

De ce que dit l’arrêté interministériel...

Selon cet arrêté interministériel pris en 2018 sous le numéro 116/MESTFP/MTFP/MEF/DC/SGM/DAF/SA/097SGG18 fixant le taux et les modalités de jouissance de la prime de commodité vestimentaire des personnels enseignants de l’Enseignement du second degré, en son article 2, le montant de l’indemnité d’habillement est fixé pour les agents de la catégorie A à 16.000 francs CFA, à ceux de la catégorie B à 11.000 francs CFA et ceux de la catégorie C à 6.000 francs CFA. De l’avis de certains enseignants d’autres collèges joints au téléphone, cette prime vestimentaire a été régulièrement perçue depuis le mois de décembre 2018.

Enock GUIDJIME

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