Martin Luther Adéromou, DDEMP/Littoral à propos des travaux de correction du CEP 2020 : « Les candidats n’ont pas travaillé en mathématiques et en dictée »

 

Passé le cap de la phase écrite de l’examen du CEP 2020, les correcteurs, les contrôleurs et les superviseurs de la Direction des Examens et Concours du MEMP ont été conviés, du lundi 20 au vendredi 24 juillet, aux travaux de correction.

Les centres du Complexe Scolaire Jéricho et de l’EPP Urbain Centre ont été choisis pour abriter ces travaux pour le compte du département du Littoral. Quelles sont, en effet, les étapes suivies dans le cadre de la phase de correction ? Comment s’est-elle déroulée ? Quelles sont les disciplines dans lesquelles les candidats n’ont pas eu la moyenne ? Eléments de réponses dans cette interview exclusive avec Martin Luther Adéromou, Directeur Départemental des Enseignements Maternel et Primaire du Littoral (DDEMP-Littoral).

Educ’Action : La phase de correction des copies des candidats au CEP 2020 a pris fin le vendredi 24 juillet. D’un centre de correction, nous sommes passés à deux centres cette année. Pourquoi ce changement ?

Martin Luther Adéromou : Contrairement aux années antérieures, nous avons deux centres de correction. Sinon, récemment, nous avons un centre de correction. Mais cette fois-ci, nous avons opté pour deux centres de correction à cause de la crise sanitaire que nous vivons actuellement. Pour faire respecter les mesures barrières, il fallait créer un autre centre de correction pour éviter l’engorgement des salles de classe qui sont destinées à la correction des épreuves. Donc, nous avons dû diviser le groupe en deux pour permettre à certains de rester à l’Ecole Primaire Publique Urbaine Centre et à d’autres, de travailler au Complexe Scolaire Jéricho dans le cadre des travaux de correction. Donc c’est dans le souci de respecter les gestes barrières préconisés par le gouvernement dans cette situation de crise sanitaire que nous avons opéré ce changement.

Quels sont les processus qui ont meublé cette phase de correction ?

Déjà la veille du démarrage de la correction, donc le dimanche 19 juillet, les superviseurs venus de la Direction des Examens et Concours du MEMP se sont entretenus avec les présidents de sous-commissions et les contrôleurs pour leur faire approprier la grille de correction. Ce travail a été fait le dimanche à 15 heures. Ils étaient tous présents. Il y a eu des échanges par rapport à la grille de correction. Dans la matinée du lundi 29 juillet, les contrôleurs ont pris langue avec les correcteurs pour les amener à prendre connaissance de la grille de correction pour la suite des travaux. Car, il y a des particularités, des observations à faire pour que la correction des copies soit faite de la même manière pour qu’il n’y ait pas de différence dans l’appréciation des copies. Après cette appropriation le lundi matin, la correction a commencé en même temps et a pris fin le vendredi 24 juillet.

Est-ce que les travaux de correction des copies se sont déroulés dans les meilleures conditions ?

Nous pouvons dire que tout s’est bien passé. Les enseignants étaient conscients de la tâche qui leur est confiée. Ils se sont mis au travail comme d’habitude et la correction s’est bien déroulée dans l’ensemble.

A la lumière des copies corrigées, quelles sont les disciplines dans lesquelles les candidats n’ont pas travaillé ?

Les candidats n’ont pas travaillé en mathématiques et en dictée. Vous savez les mathématiques et la dictée constituent leurs bêtes noires. Vous n’êtes pas sans savoir que la dictée était supprimée entre temps mais ramenée compte tenu de la baisse du niveau constatée dans le rang de nos apprenants. Donc, elle a été ramenée pour relever leur niveau bien qu’elle ne soit pas éliminatoire.

Justement, la réintroduction de la dictée dans les épreuves à composer depuis l’examen du CEP 2019, même si elle n’est pas éliminatoire, a révélé les limites des candidats. A quel taux peut-on estimer les candidats qui n’ont pas atteint le seuil de réussite dans cette discipline ?

Nous ne saurions le dire mais les taux au niveau de la dictée sont très faibles. La dictée a été abandonnée depuis des années. Avec la dictée, ils seront obligés de mémoriser l’orthographe des mots, de faire un effort en lisant. C’est dû au fait que la dictée a été supprimée. Il faut reconnaître aujourd’hui qu’avec l’audiovisuel, nos enfants ne lisent plus. Ils sont passionnés des feuilletons. C’est une génération où c’est l’écoute et la vision qui les préoccupent. Les portables sont là et ils ne lisent plus alors que la lecture permet d’améliorer le niveau de langue et avec ça, le niveau ne peut-être que ce que nous avons aujourd’hui.

Lors de la phase écrite de ce diplôme de l’enseignement de base, des cas de maladies ont été enregistrés. A quand la session des malades ?

La session des malades est prévue pour les 10, 11 12 et 13 août 2020. Quand nous tenons compte des certificats médicaux que nous avons eus, il y a une vingtaine de candidats à notre connaissance. Nous ne savons pas s’il y a, entre temps, des rajouts. Mais elle sera faite. Généralement, la session des malades se déroule au Complexe scolaire Gbégamey-Sud.

Que dire pour conclure cet entretien ?

Nous voudrions remercier le Seigneur, le Dieu Tout-Puissant, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a assistés jusque-là. Quand on voit ce qui se passe dans les autres pays, nous sommes les premiers dans la sous-région à organiser les examens nationaux. Nous sommes donc reconnaissants au Seigneur et aux autorités pour tout ce qu’ils ont fait jusque-là, en particulier les enseignants qui ont participé à cette correction. Nous voudrions demander aux parents et aux candidats d’être sereins jusqu’à la délibération le 06 août prochain.

Propos recueillis par Enock GUIDJIME

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