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Malgré les arrêtés interdisant le châtiment corporel à l’école : Des apprenants continuent de subir des violences corporelles

 

La transmission d’un message pédagogique n’a pas besoin de violence, clame Dr Déborah Hounkpè.

L’excellence est la chose première promue par l’éducation.

C’est d’ailleurs le résultat auquel s’attend chaque parent de son enfant qu’il inscrit à l’école, sans oublier le corps enseignant, qui, à la recherche du bon résultat en fin d’année, se tue à la tâche. Nombreuses sont les méthodes auxquelles font recours les enseignants dans leur mission d’enseignement et d’éducation. Parmi celles-ci, le châtiment corporel occupe une place de choix. Il sert de correction aux enfants n’ayant pas assimilé leurs leçons ou ayant de mauvaises conduites. Sans doute, est-il efficace avec certains enfants et inefficace avec d’autres auprès de qui il crée un sentiment de peur. Sur la question de recours au châtiment corporel comme méthode punitive en milieu scolaire, Dr Déborah Hounkpè, enseignante en sciences de l’éducation à l’Université d’Abomey-Calavi, a une opinion scientifique qu’elle accepte volontiers de partager avec les éducateurs et lecteurs de Educ’Action. Lisez plutôt !

«…Il y a quelques semaines en arrière, j’étais dans une école privée de grande envergure dans laquelle un beau lundi matin, s’offrait sous mes yeux un spectacle très étonnant qui était de voir une quinzaine d’enfants de tout âge à genoux se faisant taper sauvagement dans la paume des mains par le surveillant général. Pire, j’étais allée dans le cadre de ce même sujet, dans une autre école d’envergure aussi privée et ceci dans une autre région pédagogique et grande a été ma surprise de voir des enfants subir deux heures de bastonnade dans une salle de classe ». C’est par cet émouvant témoignage que Dr Déborah Hounkpè, enseignante en sciences de l’éducation à l’Université d’Abomey-Calavi, relance l’éternel débat sur le recours au châtiment corporel en milieu scolaire comme mode de punition ou de sanction à infliger à l’apprenant. Un mode de sanction assez obsolète et rétrograde si l’on se réfère aux différents textes et arrêtés interministériels l’interdisant formellement dans le cadre de la transmission des connaissances et des relations entre enseignants et apprenants. Malheureusement, les textes existent, mais ne sont pas ou presque pas appliqués dans certaines écoles, se désole la psychopédagogue Dr Déborah Hounkpè, témoin de plusieurs scènes de violences sur les enfants dans plusieurs différentes écoles. Une situation qui n’est généralement pas sans conséquences, avertit Dr Déborah Hounkpè, les yeux plongés dans le passé. « Je me souviens quand j’étais au CM2, que le directeur a tellement frappé une fille parce qu’elle n’a pas appris sa leçon, qu’elle a perdu un œil. Une directrice d’un groupe de mon école a enfermé une petite fille qui n’a pas récité sa leçon dans l’armoire et à 15heures quand elle est revenue, l’enfant était déjà décédée parce qu’à midi avant de rentrer, elle a oublié de sortir l’enfant de l’armoire. Cette dame est devenue folle, car les gens du quartier ont tué aussi son enfant», se rappelle encore triste Dr Déborah Hounkpè. Et pourtant, l’arsenal juridique interdisant les bastonnades en milieu scolaire ne date pas d’hier, selon la spécialiste des questions psychopédagogiques qui informe que les bastonnades ainsi que les violences en classe ont été interdites depuis 1958. Seulement, entre l’interdiction et la réalité des choses sur le terrain, le constat est assez désolant. Les bastonnades continuent belles et bien dans les écoles, du moins dans certaines écoles, décidées en toute indépendance et en toute responsabilité à violer les textes, convaincues que seul le bâton permettra à ses apprenants de marquer le pas de l’excellence. A travers son constat, Dr Déborah Hounkpè ressort le caractère persistant de la violence en milieu scolaire par le truchement des châtiments corporels.

De l’intérêt pour les parents à privilégier le dialogue avec les enfants …

Pour la spécialiste des questions psychopédagogiques en service à l’Université d’Abomey-Calavi, au-delà de simples taquineries entre enfants au cours desquelles certains se font maltraiter par leurs copains, ils sont également victimes de bastonnades venant à la fois de leurs enseignants lorsqu’ils sont dans les liens de l’école et de leurs parents lorsqu’ils sont à la maison. «Les parents doivent beaucoup dialoguer avec leurs enfants », conseille-t-elle en mettant en exergue, le rôle des parents dans le suivi des enfants tout au long de leur cursus scolaire. Ainsi, pour elle, les parents doivent régulièrement s’imprégner des moindres détails des faits auxquels fait face l’enfant toute sa journée de travail à l’école, des différentes activités menées, tout en précisant qu’ « à partir de 2 ans et demi, les enfants peuvent raconter aux parents leurs journées si ceux-ci savent leur poser les bonnes questions pour avoir de bonnes réponses ». Hormis cet aspect de la question, Dr Déborah Hounkpe clarifie le rôle crucial des parents qui est de se renseigner auprès des enseignants sur les comportements de leurs enfants à l’école pour ainsi identifier ceux parmi eux qui développent des comportements de maltraitance qu’ils exercent sur leurs camarades de classe afin de pouvoir les aider à les corriger. Aussi, insiste-t-elle sur le fait que « l’enfant part de la maison avec son héritage familial et quand l’enfant quitte la maison et qu’il vient à l’école pour être violent, c’est qu’il quitte un environnement très violent. Sa maman, son papa ou les adultes qui l’élèvent sont durs dans leurs propos, dans leurs comportements, et lui tapent dessus aussi. Il vient donc répéter le modèle qu’il connaît, il imite les actions de ses parents quand il vient à l’école ».

CARICA CHATIMENT

Les comportements des encadreurs conditionnent la conduite des enfants …

Les violences en milieu scolaire ne s’observent pas uniquement entre enfants. Elles se remarquent également dans les rapports et liens hiérarchiques, fait observer Dr Déborah Hounkpè. Toutefois, ces violences peuvent aussi bien être perceptibles dans les relations entre les enseignants et leurs apprenants à qui quelques fouets de chicotte peuvent les obliger à marquer le pas afin de susciter en eux, l’excellence recherchée. Seulement, pour Dr Déborah Hounkpè, il n’y a pas que le bâton qui éduque toutes les fois. Déplorant le fait, elle recommande que soit tenu compte du statut qui convient à chaque enfant, car, pour elle, tous les enfants ne sont pas que chicotte, bâton, lanière ou toutes autres formes de châtiments corporels. Il y a des enfants qui réagissent aux châtiments corporels certes, mais pour d’autres, pas besoin.

Des conséquences liées à une bastonnade excessive…

Les bastonnades faites sur les enfants en milieu scolaire brisent la personnalité des enfants et provoquent en eux de la peur, fait comprendre la psychopédagogue. « Lorsque l’enfant a peur, il est sclérosé, son cerveau ne fonctionne plus, le sang devient glacial et ne circule plus dans son cerveau et tant que le sang ne retourne plus dans le cerveau, il n’y a plus de cohésion possible. C’est impossible pour l’enfant de reprendre son activité cognitive », a-t-elle expliqué. Elle insiste sur le fait que l’attitude des enseignants constitue parfois un frein à l’évolution des enfants en milieu scolaire. « J’ai vu des enfants très brillants, qui, en passant en année supérieure, sont tombés dans les mains d’une enseignante méchante et qui ont complètement régressé», a prouvé Dr Déborah Hounkpè, s’appuyant sur son expérience personnelle. Pour finir, elle interpelle les acteurs en charge de l’éducation au Bénin en les mettant devant leurs responsabilités. Aussi implore-t-elle le corps enseignant à plus de pédagogie afin de permettre aux enfants d’étudier en toute confiance. « On n’a pas besoin d’être violent avant de faire passer un message pédagogique », a-t-elle conclu sur la question de bastonnade et de violence en milieu scolaire.

Gloria ADJIVESSODE (Stg)

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