Violences Basées sur le Genre : Les violences physiques, psychologiques et émotionnelles représentent 26,5%

 

Dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le Centre des Œuvres Universitaires et Sociales d’Abomey-Calavi (Cous-AC) en collaboration avec le Fonds des Nations-Unies pour la Population (FNUAP) et du Royaume des Pays-Bas a organisé une conférence.

C’était le lundi 25 novembre dernier à la salle Idriss Deby Itno de l’Université d’Abomey-Calavi.

«Problématique de la Santé Sexuelle et Reproductive des Adolescents et Jeunes, et des Violences basées sur le Genre en milieu universitaire ». C’est le thème de cette conférence qui a réuni de nombreuses autorités, d’éminents professeurs et de responsables d’établissements privés. Au total trois communications ont meublé cette cérémonie initiée par le Cous-AC et qui en est à sa 3ème édition. Il ressort des trois communications libellées ‘‘textes et lois en matière de santé sexuelle et les violences basées sur le genre (VGB)’’ ; ‘‘rapport entre professeurs et étudiants’’ ; ‘‘contexte social et problématique de la santé de la reproduction des adolescents et des jeunes’’, que les VBG sont un phénomène de société de plus en plus récurrent dans les milieux scolaires et universitaires au Bénin. Pour le professeur Léon Bio Bigou, les Violences Basées sur le Genre (VBG) sont constituées des violences physiques, psychologiques et émotionnelles et atteignent un pourcentage de 26,5%. Aussi, poursuit-il, les violences psychologiques se manifestent de plus en plus souvent par les injures, les humiliations, le renvoi du cours, les refus de donner la parole aux apprenants, des menaces. L’un des phénomènes, qui, sans doute, devient un fléau majeur dans la société. Sur l’aspect du cadre législatif et institutionnel qui appuie la lutte contre les Violences Basées sur le Genre, il a été exposé un ensemble de cinq textes de lois promulgués qui interviennent de façon permanente dans le processus de lutte contre les VBG ainsi que le suivi des personnes victimes. Il s’agit, entre autres, de la loi portant répression de la pratique des mutilations génitales féminines au Bénin, de la loi sur la santé sexuelle et la reproduction en République du Bénin, de la loi portant répression du harcèlement sexuel et protection des victimes, de la loi 2005 portant prévention, prise en charge et contrôle du VIH/SIDA et puis de la loi 2011-26 du 09 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites à la femme. Après avoir défini la terminologie sur les violences faites à la femme, le communicateur Léonard Lalleye, a mis l’accent sur les types de violences répertoriées au Bénin, les mesures de sensibilisation, de prévention et de détection, les droits des femmes victimes de violences, le cadre institutionnel pour la lutte contre les violences, les dispositions civiles et pénales. Pour finir, l’accent a été mis sur les risques liés à la gestion inefficace des problèmes de Santé Sexuelle Reproductive des Adolescents et Jeunes (SSRAJ) et des Violences Basées sur le Genre sur la rentabilité intellectuelle. Selon Georgia Damien, présentatrice de cette dernière communication, une gestion inefficace des VBG et SSRAJ peut être un frein majeur au sein de la société globale à laquelle nous appartenons. « Les victimes de VBG font face à des risques sanitaires dont des troubles mentaux, la modification des habitudes de vie, des symptômes d’inclusion qui font ressentir à ces individus, une peur constante d’être en danger, la dépression, la consommation de la drogue, le suicide. Elles font aussi face aux risques accrus des IST, des hépatites virales, mais également du VIH », a-t-elle précisé avant d’ajouter que sur le plan social, ces risques concernent aussi bien les étudiants que les enseignants et autre personnel. Notons qu’à la fin de cette activité, plusieurs jeunes formés en tant que pères éducateurs ont reçu officiellement de la main des autorités rectorales, leurs attestations pour perpétuer les actions de leurs prédécesseurs.

Gloria ADJIVESSODE (Stag)

Developed in conjunction with Joomla extensions.

Vidéos

Developed in conjunction with Joomla extensions.