Face à la montée des eaux qui a fait deux morts à Banikoara : La rentrée des classes des apprenants du Bassin du Niger en question

La rentrée des classes pour le compte de l’année scolaire 2019-2020 ne sera malheureusement pas effective sur l’ensemble du territoire national le 16 septembre prochain pour toutes les filles et tous les fils du Bénin, notamment les parents d’élèves, les écoliers et les enseignants même si les autorités gouvernementales scolaires l’auraient voulue démarrée sous les chapeaux de roues.

La montée des eaux dans les bassins du fleuve Niger et de la vallée de l’Ouémé, une catastrophe naturelle en est la principale cause. En effet, les prévisions face à la montée des eaux dans les localités environnantes et sises dans l’Autorité du Bassin du Niger ont dépassé le seuil du tolérable. Les populations résidentes dans le Bassin du Niger sont menacées par la montée des eaux qui a fait déjà des victimes dans leur rang, notamment à Banikoara. Celles de la vallée de l’Ouémé ne dénombrent pas encore de morts mais n’en sont pas à l’abri. Après l’alerte donnée il y a quelques jours sur la montée des eaux dans les bassins du fleuve Niger et de la vallée de l’Ouémé, les risques de catastrophe sont davantage élevés depuis le mardi 03 septembre dernier. Chose qui plombe assurément le démarrage de la rentrée académique à Banikoara, Malanville, Adjohoun, Zagnanado et Bonou et les localités qui ceinturent le fleuve Niger et la Vallée de l’Ouémé où les populations restent impuissantes face à la montée des eaux. D’ailleurs, selon le bulletin d’alerte inondation, le seuil d’alerte est passé au rouge dans le Bassin de l’Ouémé, précisément dans la basse vallée aux encablures des communes de Bonou et de Zagnanado. Un seuil qui ne risque pas de varier dans le bassin du Niger. De même, le même bulletin renseigne sur l’évolution de la situation du niveau des eaux dans ces localités où, par exemple, sur le fleuve Ouémé, il est enregistré une montée de 933 cm à Zagnanado, 816 cm à Bonou et 466 cm à Adjohoun à la veille de la reprise des activités académiques, selon la Cellule de prévision et d’alerte qui a donné l’alerte dans les neuf pays de l’Autorité du Bassin du Niger dont le Bénin. La même Cellule, se référant aux informations du bulletin, annonce avec peine et émoi que le niveau d’eau demeurera rouge dans le bassin du Niger aux voisinages de Malanville et de Karimama et dans le bassin de l’Ouémé aux voisinages de Zagnanado et de Bonou. Une situation bien préoccupante qui nécessite des efforts conjugués des pays membres de l’Autorité du Bassin du Niger pour juguler la situation. Face à la réalité des choses et à la montée fulgurante des eaux, les coordinations-pays de l’Autorité du Bassin du Niger se sont donnés rendez-vous à Cotonou pour, presque quinze jours durant, réfléchir sous la houlette de Abderahim Bireme Hamid, Secrétaire Exécutif de l’ABN, à la situation et trouver de solutions savantes pour permettre aux familles des localités touchées par les eaux, de rattraper l’année comme tous les autres enfants du Bénin et des pays membres de l’ABN.

Romuald D. LOGBO

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