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Rapport Africa’s Pulse de la Banque Mondiale : Améliorer les apprentissages par l’économie digitale

La Banque Mondiale a rendu public son dernier rapport Africa’s Pulse depuis Washington, le 08 Avril 2019.

Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque Mondiale pour l’Afrique, a clairement indiqué que les technologies numériques peuvent fournir un contenu éducatif et encourager l’acquisition de compétences par des enfants en âge d’école et des adultes. Selon la section 3 de ce document intitulé « La révolution numérique au service de l’éradication de la pauvreté en Afrique », il est en effet possible d’utiliser « les messages textuels ou des applications d’argent mobile pour mettre en pratique des compétences de lecture et d’écriture (Aker, Ksoll et Lybbert 2012). Les applications pour téléphones mobiles peuvent même être utilisées comme outil d’enseignement dans les salles de classes, voire comme enseignants suppléants. », a précisé le Rapport. Ce rapport semestriel de la Banque Mondiale consacré à la conjoncture économique africaine revoit à la baisse la croissance des pays d’Afrique subsaharienne à 2,3 % en 2018, contre 2,5 % en 2017. Il établit pour la quatrième année consécutive que l’économie progresse moins vite que l’accroissement démographique et malgré des prévisions régionales plus favorables pour 2019 qui tablent sur un rebond à 2,8 %, la croissance ne parvient pas à franchir la barre des 3 % depuis 2015. Le rapport se penche en outre sur l’incidence de la fragilité sur la croissance en Afrique subsaharienne et sur le rôle que l’économie numérique pourrait jouer pour redynamiser le continent. « La transformation numérique peut apporter à l’Afrique subsaharienne une hausse annuelle de la croissance de pratiquement deux points de pourcentage et permettre un recul de la pauvreté de quasiment un point de pourcentage par an », a déclaré Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque Mondiale pour l’Afrique lors du lancement du Rapport. « C’est une révolution qui changera véritablement la donne en Afrique. », a-t-il poursuivi.

La bonne nouvelle

Malgré cette morosité économique constatée par le Rapport, il y a tout de même une bonne nouvelle : la digitalisation de l’économie de façon globale et celle de l’éducation de façon spécifique comme une porte de sortie pour l’Afrique subsaharienne. L’investissement dans les compétences digitales consiste à s’assurer que dès l’enseignement primaire, l’on inculque aux élèves toutes les compétences adéquates à mieux travailler ensemble et mieux communiquer. Des compétences absolument cruciales pour l’envol de l’économie digitale. Selon les économistes de la Banque Mondiale, il s’agit d’utiliser ces outils pour améliorer la qualité de l’apprentissage. Ces outils peuvent permettre aux enseignants de mieux se former, aux élèves de mieux accéder à la formation. Ces nouvelles technologies permettent justement de délivrer une éducation de meilleure qualité.

L’illusion de la connexion internet en Afrique

S’il est vrai que les plateformes digitales permettent de mieux gérer la finance publique et facilitent l’interaction entre les citoyens, il est triste de constater que les populations africaines vivent encore une illusion de connexion internet avec des coûts onéreux, totalement incompatibles avec la vision d’une digitalisation de l’économie. La question est donc de savoir quelle politique digitale mettre en place pour que l’Afrique prenne son envol par ce bout apparemment accessible. Comment faire comprendre aux gouvernants de l’Afrique subsaharienne que le coût de l’internet peut déterminer la qualité des apprentissages, des acquis scolaires et universitaires et par ricochet booster l’envol économique ? C’est-là le principal défi à relever pour espérer faire de l’économie digitale une porte d’entrée au développement durable.

U.V.A

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