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Budget 2019 du secteur de l’éducation au Bénin : Les PTFs passent au crible les ressources allouées aux structures éducatives

250,03 milliards, soit 19,7% du budget national.

C’est le montant alloué au secteur de l’éducation au titre de l’exercice budgétaire 2019, selon l’étude conduite par Mohamed Aboubakary et Noëlle Hounnou, les deux consultants. C’est à la faveur d’une session budgétaire tenue le jeudi 28 mars 2019, que les Partenaires Techniques et Financiers (PTFs) du secteur de l’éducation au Bénin ont découvert la face cachée des chiffres budgétaires de 2019. A travers cette étude intitulée «Résumé succinct de la note budgétaire du secteur de l’éducation, édition 2019 », les deux consultants ont parcouru les différents enjeux et les orientations budgétaires de l’Etat béninois en matière d’éducation. Repartis sur huit chapitres, la communication a fait le tour de la nécessité d’investir dans l’éducation, les défis dans le secteur de l’éducation, la tendance d’évolution des dépenses, la composition des dépenses du secteur, la crédibilité et l’exécution des dépenses, la décentralisation et l’équité, les sources de financement et enfin les messages-clés à tirer de cette étude pour un plaidoyer envers le gouvernement. Dans sa communication, Mohamed Aboubakary, ancien DPP-MEMP, a fait savoir que « dans le budget global du secteur, les dépenses ordinaires (salaires des agents de l’Etat, achats de biens et services, transferts) représentent 90%, y compris les bourses qui font 4% des dépenses ». En outre, a fait savoir le consultant principal, les dépenses de personnels consomment 67% du budget contre 60% en 2018 et les investissements 10% en 2019, soit 24,157 milliards Francs CFA contre 19% en 2018. En terme de financement du secteur, le communicateur a informé les PTFs présents que 39% du budget de l’éducation provient de divers prêts de la BID, la BADEA, l’AFD, le Fonds Mondial et du Fond Saoudien. Dans les messages-clés de l’étude, il ressort que le secteur de l’alphabétisation est sous-financé, car il va recevoir à peine le quart des ressources programmées en 2019 par le Plan Sectoriel de l’Education post 2015. Par ailleurs, Mohamed Aboubakary a martelé que : « la part des ressources allouées à la qualité des enseignements varie en dents de scie avec une tendance à la baisse depuis 2015, notamment au niveau du MEMP ». La séance de travail s’est achevée par une phase de question-réponses nourrie au cours de laquelle l’équipe de consultants a éclairé la lanterne des participants.

Adjéi KPONON

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