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Formation professionnelle des artisans apprenants : Le ReNOPAL plaide pour l’utilisation des langues nationales

«Langues maternelles : défis et perspectives ».

C’est le thème de la communication animée dans l’après-midi du jeudi 21 février 2019 au siège du ReNOPAL à Vodjè. C’est pour ne pas passer sous silence cette mémorable date retenue consacrée aux langues maternelles de par le monde que sur initiative du Réseau National des Opérateurs privés pour la promotion de l’Alphabétisation et des Langues (ReNOPAL), l’édition 2019 a été célébrée d’une manière beaucoup réflexive. Pour conduire les débats autour du thème au centre des attentions, le ReNOPAL a fait appel à un sociolinguiste et planificateur de l’éducation qui a longtemps trainé ses bosses dans les milieux institutionnels et décisionnels du sous-secteur de l’Alphabétisation, de l’Education des Adultes (AEA) et des langues nationales. Son nom, Aristide Adébayo Adjibodou. Devant un gratin de journalistes et des initiés aux questions de langues maternelles et de l’alphabétisation dans notre pays, le technicien s’est évertué au cours de sa communication à démontrer l’importance des langues maternelles dans la formation professionnelle aussi bien initiale que continue. Selon les propos de Aristide Adébayo Adjibodou, une attention particulière doit être accordée aux apprentis artisans dans la politique de promotion des langues maternelles dans notre pays. Et pour cause ! « La particularité de cette couche, est qu’elle est en majorité constituée de personnes analphabètes maîtrisant les langues nationales parlées », dira-t-il pour illustrer l’état des lieux peint. Selon Aristide Adébayo Adjibodou, l’utilisation des langues nationales pour la formation professionnelle des artisans apprenants, reste et demeure un choix de raison. C’est pourquoi, selon lui, la formation professionnelle gagnerait à tenir compte des langues effectivement comprises par l’apprenant pour être efficace, compte tenu du caractère pratique et des exigences d’une main d’œuvre de qualité. « Dans un pays où la grande majorité est analphabète, l’alphabétisation est un élément du droit à l’éducation et un indicateur de bonne démocratie. Elle favorise de fait l’émergence d’un véritable Etat de droit qu’on peut définir comme un Etat où les droits humains sont garantis et promus », conclura-t-il. « Les langues autochtones, ça compte pour le développement, la construction de la paix et de la réconciliation ». C’est le thème mondial retenu pour cette édition.

R. D. L

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