Gaétan Kponoukon à propos du bilan de la tournée du SYNAEM-Bénin

« Notre souhait est que les écoles maternelles disposent d’assez de jeux et jouets »

Composé aujourd’hui de 3.710 militants dont 2.471 femmes, le Syndicat National des Enseignants des Ecoles Maternelles du Bénin (SYNAEM-Bénin) créé le 13 mai 2003, est affilié à l’UNSTB.

Porteur d’un projet novateur de fabrication et d’équipement des écoles maternelles publiques et privées en matériels de jeux et jouets avec l’accompagnement financier de la Fédération Canadienne des Enseignants et Enseignantes, il est parvenu, grâce au leadership de son Secrétaire général Gaétan Kponoukon, à impacter 200 enseignants de 08 communes et 193 écoles maternelles publiques comme privées. Dans cet entretien bilan, le responsable syndicaliste fait le point des activités et réalisations qui découlent de la tournée de fabrication initiée dans les départements de l’Atlantique et le Zou.

Educ’Action : Vous avez été élu au congrès du SYNAEM-Bénin en 2017. Quel bilan faites-vous de vos actions depuis votre accession à la tête du syndicat ?

Gaétan Kponoukon : Je puis vous dire que depuis mon élection au congrès du SYNAEM-Bénin en 2017, nous avons défendu les intérêts matériels et moraux des enseignants des écoles maternelles d’une manière générale et surtout nous avons œuvré au rayonnement de l’éducation de la petite enfance dans notre pays. À travers beaucoup d’actions, entre autres les formations sur la fabrication des jeux et jouets que nous avons finies récemment ; nous avions fait aussi la formation sur les activités rythmiques. Celle sur la fabrication des jeux et jouets est une activité, un projet qui a été initié par notre syndicat soutenu financièrement par la Fédération Canadienne des Enseignants et Enseignantes. Cette formation a pris en compte deux départements que sont l’Atlantique et le Zou. Pour cette série de formations, 200 enseignants de 08 communes et de 193 écoles maternelles publiques comme privées ont été formés. Selon nos estimations, plus de 60% de femmes ont bénéficié de cette formation. L’enseignement maternel est féminisé. Les femmes se sont pleinement données à la tâche.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées au cours de cette formation ?

Les difficultés, c’est d’abord la demande. Lorsque nous arrivons dans une commune, nous prenons 25 personnes. Alors que nous avons une quarantaine d’écoles maternelles. Il y a même des militants du SYNAEM qui ont été laissés à la maison parce que nous devons avoir un effectif réduit. Donc, cela fait que certains enseignants qui souhaiteraient participer à ces formations n’ont pas eu la chance. Nous estimons que, dès lors que nous aurons d’autres opportunités, nous tiendrons compte de tout le monde et aller aussi dans d’autres départements.

Qu’avez-vous à dire à vos militants et militantes des autres départements qui manifestent ardemment le désir de se faire former aussi ?

Je voudrais leur dire que le syndicat pense à tout le monde. Nous sommes en train de faire une phase pilote. Quand on aura fini de faire l’évaluation de cette formation, nous allons discuter avec les partenaires pour que cette formation soit étendue au reste des militants dans les autres départements. Notre souhait est que les écoles maternelles disposent d’assez de jeux et jouets pour pouvoir permettre aux enfants de se divertir, de s’extérioriser, de montrer leurs potentiels, de s’éveiller.

Que dire pour conclure l’entretien ?

Je voudrais remercier, au nom du SYNAEM-Bénin, le journal Educ’Action pour tout ce qu’il fait pour le système éducatif béninois en général et pour son accompagnement au syndicalisme du développement, c’est-à-dire le SYNAEM-Bénin en particulier. Je tiens à remercier, entre autres, la Fédération Canadienne des Enseignants et Enseignantes, le Ministère des Enseignements Maternel et Primaire et les membres du bureau exécutif national.

Propos recueillis par Enock GUIDJIME

 

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