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Littérature : « La Cour Constitutionnelle et le Peuple au Bénin » disponible dans les librairies

« La Cour Constitutionnelle et le Peuple au Bénin : D’un juge constitutionnel institué à un procureur suzerain » force déjà l’admiration et la curiosité du lecteur lambda et spécialisé depuis la soirée de ce jeudi 28 février 2019.

Edité par l’Harmattan, cet ouvrage de 683 pages qui pèse 1,2kgs est subdivisé en deux grandes parties.

Drapé dans sa tenue d’apparat super bazin bleu ciel, cousue en modèle ‘’Datchiki’’ et coiffé d’un bonnet bicorne bleu foncé, symbole de l’identité culturelle des descendants de Oduduwa, l’auteur, le Professeur Moïse Lalèyè, estime dans la première partie de son ouvrage que le Juge constitutionnel n’est pas au-dessus de la Constitution et encore moins du constituant primaire qu’est le peuple. Pour l’auteur : « quand le Juge se met au-dessus, il trahit le peuple ». C’est pourquoi il martèle que : « c’est seulement le droit constitutionnel qui doit être appliqué et sans complaisance ». Pour la deuxième partie du livre, le professeur Moïse Lalèyè pointe du doigt la déliquescence, la dégénérescence et la descente aux enfers de la Cour constitutionnelle. C’est un drame dira-t-il. Un drame dont les causes sont à chercher dans la sacralisation de l’argent et la manipulation des hommes. S’appuyant dans son sévère réquisitoire juridique contre la Cour sur des éléments probants du droit constitutionnel, des missions de la Cour constitutionnelle et ses décisions, le Professeur Moïse Lalèyè s’est insurgé contre une Cour dont les décisions, à l’en croire, hypothèquent les fondamentaux de la démocratie. « Après un quart de siècle d’exercice de son office, la Cour constitutionnelle pêche irrésistiblement par la qualité de sa productivité jurisprudentielle qui hypothèque inéluctablement à la fois la consolidation du modèle de démocratie et l’essor de l’état de droit », a-t-il fait savoir, preuves et exemples à l’appui. Dans ses lignes conclusives, l’auteur propose d’ouvrir un débat franc et sincère sur la Cour constitutionnelle au regard d’une évaluation objective de sa production juridictionnelle, voire institutionnelle.

Couverture du livre de Mose Laly

De riches échanges autour du livre sous la modération du Professeur Mohamed Chérif Rahimy ont ensuite permis de circonscrire quelques raisons et maux qui entravent le fonctionnement normal des Institutions au nombre desquelles la Cour constitutionnelle dont, faut-il encore le rappeler, les décisions à polémiques continuent, à ce jour, de nourrir les débats dans les temples de droit et au sein de l’opinion. Quant au choix de la date de lancement du livre, il n’est pas le fruit du hasard, informe le présentateur Vincent Folly. « Le choix de cette date du 28 février n’est pas un fait aléatoire, mais le signe de la défense et de son attachement aux acquis démocratiques. Il y a 29 ans, les rideaux tombaient sur la Conférence des forces vives de la Nation, porteuse de la démocratie qui tire sa substance de la Constitution en vigueur au Bénin », a justifié Vincent Folly. D’illustres personnalités du rang de Louis Vlavonou, Amissétou Affo Djobo, Célestine Zanou, Jacques Ayadji et le représentant de l’Ambassadeur de la République du Niger, ont rehaussé de leur présence la cérémonie de lancement de ce livre, accessible à la librairie Notre Dame.

Jules A. LOKO (Stg)

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