Affaire EPP Egbèdjè à Idigny dans la Commune de Kétou : Qui a diffusé les images de l’école dite ‘‘fantôme’’ sur les réseaux sociaux ? - Journal Educ'Action

Affaire EPP Egbèdjè à Idigny dans la Commune de Kétou : Qui a diffusé les images de l’école dite ‘‘fantôme’’ sur les réseaux sociaux ?

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Devenues virales sur les réseaux sociaux, les images d’une passation de service insolite à l’Ecole Primaire Publique Egbèdjè au cœur d’une brousse, ont fait le tour du Bénin et du monde, suscitant interrogations chez les uns, indignation chez les autres et curiosité chez tous. Educ’Action, votre média spécialiste des questions éducatives, n’a pu résister aux diverses sollicitations de ses lecteurs, curieux de savoir si le Bénin de 2021 héberge encore de ces infrastructures scolaires dignes d’une triste épopée aux vestiges accablants. Qui a donc pu diffuser via Internet ces vérités cruelles d’une école abandonnée. La réponse à cette question a ouvert un chapitre d’enquête dans les livres du média pour apporter la lumière sur ce que l’histoire retiendra désormais comme «Affaire EPP Egbèdjè». Dans les jours et semaines à venir, épisode par épisode, vous vivrez dans les détails l’investigation passionnante d’une équipe restée sereine en dépit de tout. Voici l’acte 1 de l’Affaire EPP Egbèdjè

20 septembre 2021. Rentrée des classes sur toute l’étendue du territoire béninois, conformément à l’arrêté interministériel ANNÉE 2021 N° 040/MEMP/MESTFP/DC/SGM/DIIP/DEP/DEM/DEC/DIPIQ/DESG/DETFP/SA/025SGG21. A 4 heures 30 minutes du matin, Educ’Action prend départ de Cotonou en direction de Kétou où le guide briefé, une semaine plus tôt, attend patiemment pour conduire l’équipe sur le périmètre de l’école. Caméras, trépieds, calepin de notes, micros, enregistreurs, appareils photos et bien évidemment, les reporters. Le kit de tournage est au point. Le moteur démarre pour ne s’arrêter qu’après trois heures de route. 7 heures 33 minutes. Daniel, le chauffeur met son pied droit sur le levier des freins du véhicule devant la mairie de Kétou. Le guide au rendez-vous dans son ‘‘kèmbè’’ enrichi, tenue traditionnelle de la localité, fredonne quelques mélodies de gaieté. Bienvenue à Kétou ! Après les salutations d’usage, il nous apprend que la route conduisant au village Egbèdjè ne fait que commencer ! Faite de terre battue, la latérite mouillée par la pluie de la veille ne favorise pas le trajet. En effet, «depuis plusieurs jours, il pleut des cordes par ici», renseigne l’éclaireur ! Le savoir-faire du chauffeur et la maîtrise des lieux par le guide ont aidé à avoir du mieux. Il fallait compter encore deux bonnes heures et demie pour arriver sur les lieux. A 10 heures, la verdure de l’EPP Egbèdjè nous accueille avec la beauté du jour. Nous voici sur ‘‘la scène du crime’’. C’est en effet dans ce cadre insolite pour une école que la fameuse passation de charge entre directeurs entrant et sortant a eu lieu. N’y a-t-il pas de quoi convoquer la mémoire de Christophe Colombe qui a découvert l’Amérique en plantant sur ces lieux uniques le drapeau du journal Educ’Action ou s’écrier comme Youri Gagarine, le premier homme à voyager dans l’espace : «Je vois la Terre !» Ici, à Egbèdjè, seule la brousse vous parle. C’est donc ici que tout a commencé !

De la passation de charge aux réseaux sociaux…

Tout est parti de l’arrêté 054/MEMP et ses extensions du 02 septembre 2021 signé par le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire portant nomination des directeurs d’écoles maternelles et primaires dans le département du Plateau. Cet arrêté a promu aux fonctions de directeurs d’écoles maternelles et primaires, 26 instituteurs dont le sieur Adrien Gandigbé au numéro matricule 42150 avec le grade B1-2. Un grade qui est en contradiction avec la Décision N°0432/MEMP/SGM/DAF/SRHDS/SA signée quelques mois plus tôt, précisément le 13 juillet 2021 et qui consacre les avancements d’échelon des instituteurs des Enseignements Maternel et Primaire dans les conditions définies par le décret 80-34 du 11 février 1980. Dans ce document, le grade du directeur Adrien Gandigbé au matricule identique est bien B1-7 avec le 31/05/2016 comme date d’effet. A la lecture de ces pièces, une question s’impose : l’administration ne fait-elle pas attention à la cohérence et à la cohésion de ses décisions ? Là n’est pas encore le plus croustillant de cette enquête. Le 11 septembre 2021, le Chef de la Région Pédagogique N°40, en réaction à l’arrêté de déploiement des directeurs nommés, sort une programmation de prise de fonction dans sa région. Les nommés Pierre Adagnissoude, Pierre Soton, Soumaïrou Bossa et Adrien Gandigbé sont priés de passer et de prendre service le 13 septembre 2021 à 10 heures précises. Le Chef de mission désigné a nom Soumaïrou Bossa. Sur les chapeaux de roues, le mandataire du CRP mobilise son équipe et prend la route de l’EPP Egbèdjè. A sa grande surprise, Pierre Adagnissoude qui devrait l’assister pour la prise de fonction du nouveau directeur n’a pas cru devoir se rendre sur les lieux. Il se retrouve alors avec les deux directeurs, le sortant et l’entrant. La suite, tout le monde le sait. Sur une brochette de bois au cœur de la verdure de l’EPP Egbèdjè, la passation de service a eu lieu assortie d’un procès-verbal dûment signé par les deux parties et en présence des témoins. Ont suivi naturellement les séances photos qui immortalisèrent ce moment devenu emblématique et problématique. Pourquoi prendre des photos lorsqu’on constate que les lieux ne sont pas viables et qu’aucune rentrée ne pouvait avoir lieu en de pareilles circonstances ? Indignation au cabinet surtout que des commentaires allant dans le sens d’une raillerie de la situation ont suivi les images postées.

Cérémonie de passation de charge entre les directeurs sortant et entrant de l’EPP Egbèdjè

«Lorsque nous avons vu ces images, nous avons eu un pincement au cœur parce que nous étions loin de savoir que de pareilles images pouvaient illustrer un cadre de scolarisation. Donc qu’on présente ces images pour dire qu’on passe service entre directeurs d’école, je puis vous dire que personnellement, j’étais outragé de voir un tel spectacle», a déclaré Rock Ahokpossi, Directeur de l’Inspection et de l’Innovation Pédagogique du MEMP. Pour cet inspecteur attaché à l’image de son pays, un enseignant est un éducateur et «si j’étais à la place de ces enseignants et que je me retrouve dans une telle situation, la moindre des choses, c’est de me rabattre sur l’autorité hiérarchique directe pour lui présenter la situation au lieu d’en faire un buzz. Je ne sais pas à quoi cela a servi», s’est-il confié, totalement déçu.

A quoi ont donc servi les poses photos et vidéos ?

L’équipe de Educ’Action a eu beaucoup de la peine à retrouver les contacts des mis en cause pour mieux comprendre cette situation. Toutes les tentatives pour interroger ces personnes se sont révélées, pendant longtemps, vaines. Après plusieurs jours de négociation et de mise en confiance, les éclaireurs ont fini par filer à Educ’Action, les contacts discrètement avec le langage approprié à utiliser pour obtenir les rendez-vous adéquats. Visiblement, les acteurs avaient comme sur leur tête, l’épée de Damoclès et avaient décidé d’utiliser la politique de l’Omerta. Rassurés de la neutralité de la démarche du média, ils ont fini par donner leur part de vérité. Les directeurs entrant et sortant ont donc déclaré à Educ’Action n’avoir jamais pris des photos au point d’en faire une diffusion quelconque sur les réseaux sociaux. «A deux ans de ma retraite, quel usage moi instituteur, je peux faire de WhatsApp dans un coin aussi reculé ! Ce n’est pas une affaire de ma génération. D’ailleurs, je n’ai même pas un portable Android avant même de savoir le manipuler. Et n’importe qui peut le vérifier», a indiqué Adrien Gandigbé. Par contre, le Chef de mission de la fameuse passation de charge a déclaré ceci : «Je reconnais être l’auteur de ces photos et vidéos publiées exclusivement sur le forum ‘’Infos CS Kétou’’ version WhatsApp parce que c’est une manière de prouver à l’administration que la mission a été accomplie comme il est de coutume à Kétou.

une partie des vestiges de l’EPP Egbèdjè abandonnée

 

Et je ne suis pas le seul commis à cette mission à avoir posté les images de passation sur notre forum commun. Les autres collègues ont fait de même. C’est la pratique administrative courante dans notre forum» Soumaïrou Bossa, représentant le CRP N°40 à la passation de charge, est donc le premier auteur de ces images réelles qui ont fait le tour de la toile. Il a ajouté cette phrase précieuse à ses yeux : «En ce qui concerne les photos et vidéos transférées sur les autres forums ou réseaux sociaux, je ne suis pas auteur de cet acte. Maintenant, le monde a évolué. Pour la manifestation de la vérité, l’Etat central dispose de tous les moyens technologiques aujourd’hui pour démasquer celui qui a publié ces images hors de notre forum». Dans ses explications, il a rapporté la pratique qui a cours à Kétou à savoir que les passations de service sont systématiquement publiées sur le forum interne ‘‘Info CS Kétou’’. «Tout comme moi, les passations de services effectuées à l’EPP Ikoko, Igbo-Ogoudo, Effehoutè, Lafèhomwa et l’EM Kétou centre ont été toutes publiées sur le forum ‘‘Info CS Kétou’’ afin de prouver à l’administration, l’effectivité de l’activité Terrain», s’est justifié le mis en cause. Alors, qui a voulu nuire à l’équipe de Egbèdjè en sortant les images du forum pour les mettre sur la place publique ? Rendez-vous a été pris avec les services compétents de la Police républicaine saisie par courrier 2021/25/10-E’A/EQSEPP-EGBEJE-4er TR et en cours de traitement sous le n°1947/DGPR/DPJ/OCRC afin de faire la lumière sur cette affaire. En attendant les résultats de la police, l’équipe s’est alors intéressée à la vacance des postes à pourvoir à Kétou. En réalité, pour nommer un directeur à un poste, l’administration scolaire locale en fait la demande. Qui est donc celui qui a induit le ministre en erreur en demandant à pourvoir à ce poste vacant de l’EPP Egbèdjè ?

De la nomination d’un directeur à l’EPP Egbèdjè…

Le Ministère des Enseignements Maternel et Primaire est l’un des ministères les plus déconcentrés où l’autorité locale jouit d’une confiance totale de l’administration centrale et est investie pour. Pour pourvoir aux postes vacants d’un département, le Chef de la Région Pédagogique concernée en formule la demande. Selon les informations fournies par le Cabinet ministériel, le processus est presque labélisé !
«Au cours d’une année scolaire N, les enseignants qui veulent être promus à l’année N+1 écrivent à l’autorité qui est le Chef de Région Pédagogique (CRP) pour demander à être inscrits sur la Liste d’Aptitude aux Fonctions de directeur d’école. L’Inspecteur organise cette activité qu’il exécute ensemble avec les Conseillers Pédagogiques, et des responsables syndicaux, directeurs d’écoles. Une fois la Liste d’Aptitude établie au niveau de la Circonscription Scolaire et de la Région Pédagogique, elle est validée au niveau départe mental sous l’autorité du Directeur Départemental et son Chef Service des Enseignements Maternel et Primaire comme bras technique. Après validation, la Liste d’Aptitude est remontée au niveau central avec les propositions de nominations, plus les postes susceptibles d’être vacants pour l’année N+1, soit au total trois (03) documents (Liste d’Aptitude, Propositions d’enseignants à nommer aux postes de directeurs et les postes susceptibles d’être vacants). Lorsqu’au niveau départemental, ce point est fait, il est envoyé avec rapport au niveau central à la Direction de l’Administration et des Finances qui le traite à travers le Service des Ressources Humaines. Au niveau central donc, le point des propositions nationales est fait et il y a une Commission qui siège pour étudier les propositions aux fins de sortir l’arrêté de nomination des directeurs d’écoles. Ainsi se présente le processus et chaque partie joue sa partition», a expliqué Rock Ahokpossi. Le processus ainsi décrit, Educ’Action est allé à la recherche de la liste des postes de direction vacants transmis au Directeur Départemental des Enseignements Maternel et Primaire du Plateau. Par courrier no 034/MEMP/DDEMP-P/RP n°40/CS-KTU du 23 avril 2021, le CRP N° 40, Anicet Odjo, a prouvé n’avoir jamais demandé à l’autorité de doter l’EPP Egbèdjè d’un directeur. Sur ladite liste transmise, l’on retrouve neuf (09) écoles dont les noms suivent : Atan-Idjirè, Ota-Kota, Effehountè, Igbo-Ogoudo, Kétou/A, Centenaire/C, EM Adigoun, EM Kinho, et EM Kétou-Centre. Sur cette liste, on ne retrouve effectivement pas l’EPP Egbèdjè. L’équipe d’investigation a alors pris la direction de la DDEMP. Là, la surprise est grande. Le Directeur départemental présente à Educ’Action un deuxième document intitulé ‘’Tableau synoptique des postes vacants’’ signé par le même CRP N°40 Anicet Odjo, le 27 avril 2021. Sur ce document, on retrouve deux (02) nouvelles écoles Idigny/C et Egbèdjè. Pour le DDEMP qui a flanqué une demande d’explications au CRP après en avoir reçue une lui-même du ministre, le dysfonctionnement est au niveau de la Circonscription. Pourquoi le CRP N°40 n’a pas partagé le document du 27 avril 2021 avec Educ’Action alors même que ce document porte bien sa signature ? Educ’Action attend toujours une réponse cohérente qui peine à voir le jour. Ce qui est important à retenir, c’est que le Chef de Région Pédagogique est l’autorité locale en contact direct avec les écoles puisqu’il est supposé organiser les inspections dans les écoles et les visiter afin de connaître leurs besoins. Comment a-t-on pu demander à l’autorité ministérielle qui n’est pas sur le terrain, de nommer un directeur dans une école non fonctionnelle depuis 2017 ?

L’EPP Egbèdjè forclos depuis le 17 Novembre 2017…

Les archives de la Circonscription Scolaire de Kétou renseignent que l’ex Chef de la Région Pédagogique N°40, Michel Sagbohan, déjà admis à faire valoir ses droits à la retraite avait, par courrier 031/CS-KTU/RP40 du 17 novembre 2017, porté à l’attention de l’autorité départementale la fermeture temporaire des écoles Igbo-Okoïko et Egbèdjè. Un peu plus tôt, soit le vendredi 13 octobre 2017, la mairie de Kétou a tenu une séance avec toute l’administration scolaire pour relayer le dysfonctionnement constaté. Les conflits répétés et meurtriers entre éleveurs et agriculteurs avaient causé des dégâts humains et matériels au point de faire fuir la grande majorité des habitants de ce village. Ni les forces de l’ordre, ni les autorités locales n’ont pu faire régner la paix indispensable au bon déroulement des activités académiques. D’ailleurs, les rescapés de cette mésaventure restent sur leurs gardes tant et si bien que l’équipe d’investigation de Educ’Action a failli se faire tirer une balle là-dessus lors d’une de ses visites sur ce site. On se croirait dans une partie de la roulette russe ! N’eût été la présence du Chef d’arrondissement qui lança ce «Emini CA !», c’est-à-dire «C’est moi, le CA. Ne tirez pas !», ce chasseur en embuscade en aurait fini avec l’équipe de Educ’Action sur place un peu comme ce qui arriva aux confrères de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon ! Fort heureusement qu’il y avait cet élu local aux côtés de Educ’Action! C’est donc cette situation de guerre tribale sans issue entre ‘‘peulhs et holis’’ qui avait conduit le directeur sortant Soton Sètondji Pierre et Bossa Soumaïrou, le représentant du CRP N°40, à se faire recevoir par le Directeur de Cabinet du Ministre des Enseignements Maternel et Primaire en 2018. Tout concourt donc à affirmer que l’administration du niveau local, au niveau central, était parfaitement au fait de la situation. Pourquoi alors faire passer en Conseil de discipline les directeurs nommés par arrêté ministériel et qui avaient l’obligation professionnelle de prendre service ?
Des sanctions disciplinaires à l’encontre des mis en cause

Le 17 septembre 2021, le Ministre Salimane Karimou prend la note de service no1734/MEMP/DC/SGM/DAF/SP pour suspendre les sieurs Adrien Gandigbé, Soton Sètondji Pierre, Bossa Soumaïrou, Boko Cosme Zinsou. Dans cette note de service, l’autorité donne une sentence laconique ainsi formulée : «Les sieurs sus nommés sont suspendus pour diffusion via les réseaux sociaux d’images malsaines qui ternissent l’image de l’Administration scolaire ». Mais en réalité, il y a lieu de faire deux (02) mises au point. La première est relative à celui qui a reconnu avoir posté des images, non sur les réseaux sociaux pour ternir l’image de l’administration scolaire, mais uniquement dans le forum ‘’Infos CS Kétou’’ comme il est de coutume pour prouver l’effectivité de l’action Terrain. La deuxième mise au point concerne les autres qui n’ont, ni pris des photos, ni diffusé quelque image que ce soit. Sont-ils réellement les coupables de cette action ? Chacun, devant le miroir de sa conscience, pourra tirer les conclusions évidentes qui s’imposent. Pourquoi depuis 2017, et même après, la fermeture de l’EPP Egbèdjè n’a-t-elle pas été prononcée ? En attendant de revenir, dans les prochains épisodes sur les dispositions de l’arrêté portant création, extension, scission, fermeture, compression, changement de dénomination des écoles maternelles et primaires pour tenter de comprendre l’attitude de l’administration, Educ’Action a découvert que depuis 2017, les comptes de l’EPP Egbèdjè continuent de recevoir les subventions annuelles allouées aux écoles régulières. C’est alors que l’enquête a pris une nouvelle tournure… De 2017 à ce jour, pourquoi l’EPP Egbèdjè non fonctionnelle continue-t-elle de recevoir les fonds publics ? Les gens se seraient-ils servis à satiété comme une cuve à la Nirvâna ? Voici ce que les investigations ont révélé…
Rendez-vous dans quelques jours pour l’épisode 2 de cette enquête.

Réalisation : La Rédaction 

14 Comments

  1. Agbakoooo!
    Ça sent de l’ail…un travail méticuleux qui révèle que l’affaire est plus grave qu’on l’imaginait. En avant pour la suite de EPP Egbèdjè

  2. Bon boulot à vous. Surtout du courage pour la suite des investigations afin de faire apparaître toute la lumière sur cette affaire

  3. Bravo Educ’ Action!
    J’ai vu venir il y a très longtemps votre dernière et grosse découverte, celle ayant rapport à la dotation en subvention régulière de 2017 à nos jours pendant que l’école est supposée être fermée.
    C’est triste pour ce pays.
    Je vous prie de ne céder à aucune pression de qui que ce soit d’abandonner l’affaire. Creuser l’abcès et élargissez à votre enquête à toutes les autres circonscriptions dans les lesquelles des écoles de seraient déclarée fermée pour que nous ayons une vue générale sur ce que certains citoyens cadre font des maigres ressources de l’état pendant que des familles entières croupissent .

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