Accès à l’éducation : La scolarité de 222 millions d’élèves perturbée de 2016 à 2022 - Journal Educ'Action
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Accès à l’éducation : La scolarité de 222 millions d’élèves perturbée de 2016 à 2022

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222 millions d’élèves ont vu leur scolarité perturbée de 2016 à 2022 contre 75 millions d’élèves recensés en 2016. Au nombre de ces 222 millions, un tiers des élèves sont complètement déscolarisés tandis que plus de la moitié, soit 119,6 millions vont à l’école sans parvenir à atteindre un niveau de compétence minimal, notamment en mathématiques et en lecture.

Ce sont les statistiques rendues public ce mardi 21 juin par l’Organisation des Nations Unies (ONU), sur l’évolution des apprenants dans le monde. Selon l’organisation internationale, la hausse du chiffre observée de 2016 à 2022 est due à l’effet conjugué de plusieurs crises et concerne des élèves de moins de 18 ans vivant pour la plupart dans des zones de conflit.

« L’augmentation de ces six dernières années est liée à la pandémie de la Covid-19, qui a fait revenir 20 ans en arrière, les efforts de développement des systèmes éducatifs de certains pays. Aussi, est-elle liée au changement climatique et, surtout, à l’allongement de certains conflits armés. Le conflit en cours en Ukraine, qui affecte la scolarité de 5,7 millions d’élèves, contribue également à la hausse constatée cette année », a laissé entendre Yasmine Sherif, la directrice du fonds de l’ONU pour l’éducation en situation d’urgence.  Faisant observer que 222 millions de rêves sont ainsi brisés, elle exhorte les pays à un combat commun.  « Ne laissons pas derrière nous des victimes. Aidons à transformer ces rêves en réalité», a-t-elle souhaité.

Dans l’écrasante majorité des cas, informe-t-elle, plus de huit sur dix de ces enfants et jeunes vivent en effet dans des zones où un conflit dure depuis des années, notamment en Syrie, en République Démocratique du Congo ou en Afghanistan. Se référant spécifiquement au cas de l’Afghanistan, la directrice renseigne que la situation est particulièrement préoccupante. Car, se justifie-t-elle, le régime taliban a fortement durci les conditions d’accès à l’éducation pour les filles depuis son retour au pouvoir en août dernier. « Nous ne pouvons pas permettre que les écolières afghanes ne puissent pas retourner à l’école. Ce n’est pas bon pour l’Afghanistan », a alerté Yasmine Sherif ajoutant qu’il est désormais très important que le monde élève la voix sur ce sujet.

Estelle DJIGRI 

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