7e édition du programme « Point de lecture » de la Villa Karo : Florent Couao-Zotti subit la curiosité des élèves de Grand-Popo - Journal Educ'Action

7e édition du programme « Point de lecture » de la Villa Karo : Florent Couao-Zotti subit la curiosité des élèves de Grand-Popo

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Le centre Finno-Africain Villa Karo, sis à Grand-Popo a initié, le samedi 5 novembre 2022, une rencontre d’échange littéraire entre l’écrivain Florent Couao-Zotti et les élèves de la localité. Les discussions ont porté sur son roman, « Les fantômes du Brésil », paru en 2006, aux Éditions UBU.

Face aux élèves et enseignants des collèges de Grand-Popo et environs, l’écrivain béninois Florent Couao-Zotti, s’est prononcé sur les spécificités de son livre « Les fantômes du Brésil », inscrit au programme scolaire au Bénin depuis la rentrée scolaire 2014-2015, dans les classes de première. A l’occasion de cette rencontre littéraire organisée dans le cadre de son programme, «Point de lecture», l’écrivain béninois de renommée internationale était face à de jeunes lecteurs très curieux d’en savoir un peu plus sur les conditions et les circonstances de la publication du roman, «Les fantômes du brésil», support des échanges. Le roman relate l’histoire d’une relation amoureuse hypothéquée par des pesanteurs socio-culturelles. Il s’agit d’Anna-Maria, belle Agouda, amoureuse de Pierre, un jeune homme autochtone de Ouidah, une ville réputée pour ses cultes et sa culture ancestrale à dominance vodoun.
Les Agoudas sont des « Brésiliens », des descendants d’esclaves africains qui, après avoir séjourné au Brésil, sont de retour sur leur terre d’origine Ouidah, où ils côtoient les descendants de leurs ancêtres qui les auraient vendus lors de la traite négrière. Entre les deux communautés, aucune entente ne semble possible. Chacun se regarde en chien de faïence. Mais dans cette ambiance conflictuelle caractérisée par des interdictions, la méfiance, des embuscades, la corruption des forces de l’ordre, mais aussi l’amour et la sincérité des relations, le jeune couple survivra.
En 186 pages, l’écrivain met en scène un impressionnant scenario jonché de rebondissements et des faits divers assez caricaturés.
Après avoir parcouru l’ouvrage avec leurs enseignants et leurs encadreurs, les élèves se disent particulièrement heureux d’échanger avec l’auteur de l’œuvre. Les questions de l’auditoire, portaient, entre autres, sur la trame du roman, le rôle des acteurs, les conflits culturels, la pertinence du récit, mais aussi sur la personnalité de l’écrivain. Les élèves ont voulu comprendre ce qui suscite l’engouement de l’écriture chez l’un des plus prolifiques écrivains du Bénin. Mieux, ils l’ont interrogé sur sa vie familiale, affective et sociale, et ont voulu comprendre, l’impact que ces différents aspects de sa vie ont sur l’expression de son art. La séance a été très animée et témoigne du grand intérêt des apprenants pour l’ouvrage et son auteur.

Une rencontre pour maintenir allumée la flamme de la littérature chez les élèves

Heureux d’avoir partagé ce moment d’échange avec les élèves, l’écrivain s’estime rassuré de l’engouement que suscite son ouvrage dans l’opinion. Il remercie l’administration de la Villa Karo pour cette initiative, dit-il, salutaire pour maintenir allumée la flamme de la littérature au Bénin. Pour Richard Tandjoma, directeur général du centre Villa Karo, le programme «Point de lecture» est une initiative de la villa Karo qui vise à promouvoir la littérature béninoise, susciter et stimuler le goût de la lecture chez les jeunes en leur permettant de rencontrer et d’échanger avec des écrivains, autour de leurs œuvres et de leur carrière.
Outre ce programme, qui est à sa septième édition, le centre africain Villa karo, propose aux populations de Grand-Popo et à ses visiteurs, de nombreux services culturels. Ce centre dispose d’un musée consacré à la divinité Mami Water, il est équipé d’un espace polyvalent pour des expositions, des réunions, une salle de cinéma extérieure et une scène de spectacles qui accueille des concerts et de spectacles mensuels.
Une Bibliothèque dotée d’environ 3 000 volumes de littérature en finnois, français, anglais et suédois est aussi ouverte au public de tout âge. Enfin, le centre accueille surtout, des Résidences pour artistes, chercheurs et hommes de culture dans le cadre de travaux de recherche et de créations. Environ 800 artistes et chercheurs culturels ont déjà séjourné au centre dont environ 2 000 finlandais.
Financé par le ministère finlandais de l’éducation et de la culture, la villa Karo bénéficie également de l’attention des sponsors privés et des donateurs. Soulignons que la séance d’échange littéraire avec l’écrivain Florent Couao-Zotti s’est déroulée en présence de Julia Ojanen, directrice exécutive de la Villa Karo en mission de travail au Bénin. La soirée littéraire s’est achevée sous une note musicale avec la prestation du groupe les «As du Bénin» qui a tenu en haleine le public tard dans la nuit.

Franck Raoul Pédro (Coll. extérieur)

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