7e atelier régional du CEA Impact : Acteurs et partenaires passent en revue les progrès réalisés - Journal Educ'Action

7e atelier régional du CEA Impact : Acteurs et partenaires passent en revue les progrès réalisés

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Acteurs, experts et partenaires techniques et financiers impliqués dans la mise en œuvre du projet des Centres d’Excellence de l’enseignement supérieur d’Afrique pour l’Impact sur le développement (CEA Impact), ont tenu leur 7e atelier régional, du 14 au 17 juin 2022, au Palais des Congrès de Cotonou. Durant les quatre jours de travaux, les participants ont passé en revue les progrès réalisés dans la mise en œuvre du projet.

Plénières, tables rondes, sections avec les communautés des experts, encadrement pour les centres dans leur globalité que dans leur spécificité. Ce sont les activités qui ont meublé le 7e atelier régional du CEA Impact à Cotonou. Organisé sous la houlette de l’Association des Universités Africaines (AUA) en collaboration avec le ministère en charge de l’Enseignement supérieur du Bénin, cet atelier a bénéficié du soutien de la Banque Mondiale et de l’Agence Française de Développement (AFD). Onze pays africains ont pris part aux assises, à savoir le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, Djibouti, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Niger, le Nigéria, le Sénégal et le Togo. Ce 7e atelier régional du CEA Impact, le premier qui se tient après la Covid-19, a été l’occasion pour les différentes parties prenantes du projet, d’identifier les défis rencontrés par chaque centre. Ceci, en vue de mettre en évidence les leçons apprises après trois années de mise en œuvre. A ses assises, les principaux défis et les prochaines étapes pour les quatre groupes thématiques en santé, agriculture, éducation et Sciences, Technologies de l’ingénierie et Mathématiques (STEM) ont été également élucidés.
Les résultats obtenus à ce jour, estime Jérôme Bertrand Hardy, directeur au Bénin de l’Agence Française de Développement, sont tout à fait significatifs et montrent que les différents centres appuyés par le projet sont en train de faire beaucoup de progrès avant l’échéance de 2024. « Avec plus de 50% des indicateurs atteints par le premier CEA Impact et plus de 30% pour le deuxième CEA Impact, il est évident que les centres font de gros progrès pour maximiser leur impact et renforcer les composantes essentielles. Cela comprend également l’inscription de plus de 2 600 doctorants, 8 500 étudiants en maîtrise, plus de 4 400 stages effectués, plus de 3 000 articles de recherche publiés et plus de 60 millions de dollars de revenus externes générés. A mi-parcours, je peux affirmer, en toute confiance, que nous sommes sur la bonne voie afin d’atteindre cet objectif », renchérit Atou Seck, représentant de la Banque Mondiale au Bénin.
Pour Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ces centres d’excellence, dans un contexte actuel où les Etats sont secoués par toutes sortes de crises, deviennent le point de repère pour s’assurer de ce que les hommes et les femmes avertis et expérimentés sont formés pour prendre la relève.

Les médias entretenus sur les prouesses réalisées

Vue partielle des participants aux travaux

Offrir une plateforme aux médias pour interagir avec les principales parties prenantes sur la réalisation du projet CEA Impact en vue de faire progresser l’enseignement supérieur en Afrique. C’est l’objectif de la conférence de presse, organisée le mardi 14 juin 2022, au Palais des Congrès de Cotonou. Elle s’inscrit dans le cadre du 7e atelier régional des Centres d’Excellence de l’enseignement supérieur d’Afrique pour l’Impact sur le développement (CEA Impact). Au présidium pour entretenir les hommes des médias sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du projet, le professeur Olusola Bandele Oyewole, secrétaire général de l’Association des Universités Africaines (AUA) et Ekua Nuama Bentil, spécialiste de l’éducation à la section régionale de la Banque mondiale. Depuis son lancement en 2019, renseigne le secrétaire général de l’AUA, le projet CEA Impact a franchi plusieurs étapes importantes par rapport aux objectifs et à la contribution à la croissance et au développement des onze pays participants et de l’Afrique dans son ensemble. L’impact du projet CEA, ajoute-t-il, consiste à renforcer les domaines thématiques clés qui répondent aux défis régionaux et, parallèlement, à améliorer les capacités des universités à dispenser une formation et une recherche appliquée de qualité.
« Actuellement, 22 161 étudiants sont inscrits dans les différents centres et suivent des programmes dans les domaines thématiques ciblés par le projet. Sur ce nombre, 2 853 sont des étudiants en doctorat, 9 097 sont des étudiants en maîtrise et 10 211 sont inscrits à des cours professionnels de courte durée. En outre, 4 766 étudiants ont eu la possibilité d’effectuer des stages afin d’acquérir des compétences et une expertise pratique dans le secteur. Les 53 centres d’impact CEA ont été en mesure de mobiliser des fonds d’une valeur totale de 86 millions 481 mille 911 dollars US provenant de revenus externes afin de soutenir leurs fonctions principales, d’avoir un impact plus important et d’aider à soutenir le projet au-delà du financement de la Banque Mondiale », indique le professeur Olusola Bandele Oyewole pour mettre ainsi l’accent sur les prouesses réalisées dans la mise en œuvre du projet.
C’est pour combler le gap en formation de qualité des chercheurs africains, souligne Ekua Nuama Bentil, que la Banque mondiale a introduit ce projet qui est à sa deuxième phase.
Sur la base des premiers succès enregistrés dans sa première phase, la Banque Mondiale et l’AFD, en collaboration avec les gouvernements africains, ont lancé en 2018, le projet CEA Impact pour renforcer la formation post-universitaire et la recherche appliquée dans les nouveaux domaines que sont l’énergie et l’électricité durables, les sciences sociales et l’éducation, le transport, la santé et la politique de la population, le développement de la phytothérapie et les sciences réglementaires, la santé publique, l’informatique appliquée et la communication, la production pastorale. Dans les onze pays d’intervention du projet, émergent 45 CEA, 5 centres émergents, 1 centre ‘‘top up’’ en gestion des risques sociaux, et 5 collèges et écoles d’ingénieurs.

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