100 Jours à la tête du MESTFP : Kouaro Yves Chabi défie les problèmes du sous-secteur secondaire

Le ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle (MESTFP) a changé de tête depuis le 27 mai 2021. La veille en effet, le président de la République a nommé Kouaro Yves Chabi, en remplacement du professeur Mahougnon Kakpo. Lors de sa prise de fonction, ce dernier a promis redonner vie à ce sous-secteur de l’éducation, qui, visiblement peine à retrouver ses lettres de noblesse. 100 jours après son installation, les résultats en disent long sur le travail accompli.

L’arrivée de Kouaro Yves Chabi à la tête du Ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle (MESTFP) a sonne comme un espoir pour le système éducatif béninois au vu des nombreux défis à relever. Bien au fait des défis qui sont les siens, il prend vite le taureau par les cornes et se retrousse les manches. 100 jours après sa nomination le 27 mai, le bilan du ministre semble reluisant. Les réalisations faites en ce laps de temps en disent long sur la volonté de ce dernier de redorer le blason de ce sous-secteur dont il a la maîtrise. Un travail qui ne saurait être fait, selon lui, sans une gestion efficiente et de qualité du ministère et de ses collaborateurs. A en croire, le numéro 1 du MESTFP, cette gestion est possible grâce à une main d’œuvre de qualité, épanouie et satisfaite du traitement qui lui est fait. C’est d’ailleurs ce qui l’a poussé à promettre, lors de son installation, une gouvernance fondée sur le respect des textes et des valeurs républicaines, la gestion axée sur les résultats. Surnommé « L’homme qui connaît la Maison » par les acteurs du système éducatif, Kouaro Yves Chabi, pense également que l’écoute attentive, le dialogue, la synergie d’action et la démarche participative, sont des critères sans lesquels, aucune collaboration fructueuse n’aurait été possible.

De la gouvernance administrative

Pour avoir été directeur des ressources humaines de ce même ministère, Kouaro Yves Chabi, nouveau Ministre des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle, reste convaincu que sa réussite à la tête de cette institution dépend d’un personnel engagé, motivé et près au sacerdoce. Un personnel pouvant lui être d’une grande aide dans la concrétisation des différents projets gouvernementaux inscrits au portefeuille du Ministère, dans la qualité de sa gouvernance et dans l’amélioration des rendements scolaires des examens nationaux de son département. C’est ce qui le motive d’ailleurs à s’investir inlassablement aux côtés des siens à travers les nombreuses sollicitations individuelles et collectives exprimées au quotidien par les différentes organisations syndicales et autres groupes d’intérêts afin de lever les obstacles qui pourraient éventuellement entraver les performances du potentiel humain dont il dispose.
A cet effet, il a réalisé d’importantes actions à savoir : l’organisation des mutations nationales plus de deux mois avant la rentrée scolaire et la publication des titres y relatifs dans un délai qui permet aux enseignants concernés de rejoindre leur nouveau poste en toute sérénité ; l’organisation des travaux de nomination des différents responsables pédagogiques et administratifs pour une bonne gestion des établissements scolaires. Il a également procédé à la signature de plusieurs arrêtés de mise en formation du personnel enseignant ; l’organisation des travaux de signature des contrats de travail administratifs au profit de plus de 2 600 Agents Contractuels de Droit Public. Autres actions menées de mains de maître, la parution des actes de carrières au profit d’environ 2 700 agents tous corps et catégories confondus ; le paiement des primes de rentrée aux enseignants, trois semaines avant la rentrée scolaire ainsi que le paiement à bonne date des indemnités d’heures supplémentaires dues aux enseignants, etc. La question des Aspirants n’a pas échappé à son attention.

De la gestion des Aspirants au Métier d’Enseignant

La gestion des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME), a également bénéficié d’une attention toute particulière de la part du Ministre Kouaro Yves Chabi durant ces 100 jours. Lui qui a été nommé au moment même où ce corps d’enseignants faisait objet d’évaluation par le Conseil National de l’Education (CNE) et la Direction de l’Inspection Pédagogique, de l’Innovation et de la Qualité (DIPIQ), n’a pas hésité à se lancer dans la danse. Tout en se saisissant des recommandations des évaluations et revue de ce programme, il a initié des séances de concertation avec les différents acteurs impliqués dans la gestion des AME. Lesquelles séances ont conduit à des actions majeures. Entre autres actions, un compte-rendu en Conseil des Ministres de la mise en œuvre du Programme Spécial de pré-insertion dans l’enseignement de 2019 à 2021 ; le renforcement et la stabilisation de la base de données des aspirants à travers l’organisation d’un test de sélection complémentaire sur poste de deux mille trois cent vingt-huit (2328) AME ; test qui a été organisé le 11 septembre 2021. Aussi, le Conseil des Ministres, en sa séance du mercredi 1er septembre 2021, a approuvé la communication y relative. Les travaux préliminaires entrant dans le cadre de ce renforcement des capacités des AME sont achevés. On note également qu’une communication est élaborée et sera introduite prochainement en Conseil des Ministres, à cet effet. Pour couvrir la charge financière de cette formation des AME qui s’élève à trois cent deux millions quatre-vingt-dix-neuf mille (302.099.000) francs CFA, le nouveau ministre a d’ores et déjà sollicité l’appui de deux partenaires techniques et financiers. Surses instructions, son personnel a pu procéder à la vérification des informations relatives aux primes d’heures supplémentaires dues aux AME au titre de l’année scolaire 2019-2020 afin de faire rentrer les intéressés dans leurs droits.

Estelle DJIGRI

 

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *