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Élection d’une nouvelle équipe rectorale à l’UAC | Les organisations estudiantines expriment leurs attentes

La nouvelle équipe rectorale de l’Université d’Abomey-Calavi présidée par le professeur Maxime da Cruz va prendre service le 18 décembre 2017.

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Le Recteur Brice Sinsin, parlant de son bilan à la tête de l’UAC

« Nous avons aujourd’hui une université d’une très grande renommée et j’en suis fier »

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Bertrand M-Batchi, 6è SG du CAMES | « Les diplômes de plus de 5 ans d’âge ne sont plus reconnus par le CAMES »

Enseignant de biologie et de physiologie végétale à l’université des Sciences et Techniques de Masuku au Gabon, Bertrand M-Batchi, exerce les fonctions de Secrétaire Général du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) depuis août 2011.

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Les dispositions du décret fâchent les organisations estudiantines

Encore des bruits de bottes en perspectives sur les campus universitaires.

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Jean-Baptiste Sourou, à propos de l’immigration

« Il suffit de quitter le Bénin pour se rendre effectivement compte que l’Europe n’est pas ça »

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Inscription payante dans les universités publiques | Autorités et responsables d’organisations estudiantines apprécient

Au lancement de la rentrée universitaire le 02 octobre 2017 à l’Universitaire d’Abomey-Calavi, Marie-Odile Attanasso, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a annoncé la suppression de l’inscription gratuite dans les universités publiques du Bénin. Au sein de la communauté universitaire et dans l’opinion publique, le sujet a fait couler beaucoup d’encres et de salives. Le journal Educ’Action a donné la parole à quelques acteurs concernés qui se sont prononcés sur la mesure.

Professeur Bienvenu Koudjo, Directeur de Cabinet du MESRS

Bienvenu Koudjo DCElle n’a pas dit que la décision était prise en Conseil des Ministres mais c’est ce que les gens pensent.

«Nous avons tous fait l’évaluation du système LMD en septembre 2016 à Bohicon. Au cours de ce séminaire-atelier, nous avons tous décidé de la fin de la gratuité et on devait commencer à payer les frais d’inscription à la rentrée d’octobre 2016. Au moment où on faisait le point de cette rencontre au Chef de l’État, nous lui avons annoncé cela. Mais il a dit qu’avec un climat social aussi tendu où les parents n’ont pas été préparés à cela, ne serait-il pas indiqué de reporter cette décision à l’année prochaine ? Il a poursuivi en ajoutant : faites-moi le point et si cela nécessite une prise en charge au niveau des universités, on le fera. C’est ainsi que cette décision a été reportée. A Bohicon, les recteurs ont demandé que l’inscription soit plutôt à 50.000f. Dans les rencontres internationales, notre ministre a toujours été apostrophée sur la question par ses pairs. Et pour cause, les étudiants des autres pays disent dans leurs revendications que c’est gratuit au Bénin. Or, il y a une directive de l’UEMOA qui avait déjà fixé les frais d’inscription dans l’espace à 25.000 francs pour le premier cycle, 50.000 francs pour le second cycle et 75.000 francs pour le troisième cycle. C’est dans les perspectives de son discours du lundi 2 octobre qu’elle a dit que nous allons maintenant rentrer dans l’application de cette décision. Mais elle n’a pas dit que la décision était prise en Conseil des Ministres mais c’est ce que les gens pensent. Elle a seulement donné l’information de ce qui se fait dans la sous-région. C’est vrai qu’on avait déjà décidé de la fin de la gratuité mais les décisions vont être prises officiellement dans les jours qui viennent pour que cela s’applique. Cette décision a été prise l’année dernière et les responsables étudiant ont aussi participé à ce séminaire sur l’évaluation du LMD. On peut dire qu’ils n’y étaient pas favorables mais c’est une décision qui a été prise au niveau de toute la communauté universitaire. Qu’ils ne disent pas qu’ils ne connaissaient pas cette orientation, notamment le collectif des recteurs. Peut-être que ceux qui ont été élu cette année et qui n’étaient pas à Bohicon peuvent dire qu’on ne leur a pas transmis le flambeau de cette décision. Mais ceci ne les autorise pas à dire que les associations d’étudiants n’ont pas été associées à cela. »

 

Innocent Ahounou, Secrétaire Général de l’Union Nationale des Etudiants du Bénin (UNEB)

Innocent Ahounou SG UNEBEn tant qu’organisation syndicale, nous ne sommes pas encore prêts à accepter cette décision.

«Nous n’avons pas été associés et on ne saurait accepter une décision à laquelle on n’a pas été associée. Quand on prend notre Constitution, l’article 13 stipule que l’État assure progressivement la gratuité de l’enseignement public et quand on parle d’enseignement public, c’est de la maternelle au supérieur. Nous avons dit à nos camarades de rester tranquille parce que c’est une décision qui est en train d’être prise et nous n’avons pas encore reçu la copie. En tant qu’organisation syndicale, nous ne sommes pas encore prêts à accepter cette décision. Quand nous avons pris fonction, nous avons décidé de dialoguer plus et c’est la raison pour laquelle malgré cette décision le campus est toujours calme. La décision a été prise et les trois organisations syndicales vont se réunir pour savoir la conduite à tenir. Pour le moment, nous avons écrit une note pour apaiser la communauté universitaire. C’est une stratégie que nous sommes en train d’adopter. Nous sommes en train de mettre en garde l’autorité mais quand elle ne voudra pas nous entendre, nous allons utiliser tous les moyens pour atteindre nos objectifs. Parlant de ce décret, cela nous fait un peu rire. Dans ce décret, il y a des choses qu’on fera avec les organisations syndicales et d’autres qu’on ne fera pas avec elles. Autre chose encore, c’est le ministère qui nous dira comment nous devons organiser les élections syndicales. Finalement, le gouvernement de la Rupture veut tout nous imposer ».

 

Adonis Jonas Ayédomehou, Trésorier Général de la FNEB

Adonis Jonas Ayédomehou TG FNEBPayer les frais d’inscription n’est pas une décision mauvaise. Mais l’annoncer à deux semaines de la rentrée n’est pas bon

«A la FNEB, nous avons compris qu’il ne faille pas prendre ce que la ministre a déclaré en compte parce que l’administration ne fonctionne pas sur l’oralité. Il faut quand même envoyer une note bien écrite pour que nous puissions attester de la véracité des propos de madame la ministre. La nuance, c’est que la décision de commencer à payer les frais d’inscription n’est pas une décision mauvaise. Mais l’annoncer à deux semaines de la rentrée n’est pas bon, la méthode est biaisée. Il fallait préparer la psychologie des étudiants à cette réalité de paiement des inscriptions. Au regard de la crise économique qui secoue le pays, nous pouvons dire que le gouvernement n’analyse vraiment pas les décisions avant de les prendre. Si cette décision a été prise, c’est parce que les chefs d’établissements on commencé par secouer le rectorat, qui, à son tour, a commencé par secouer le ministère par rapport à leurs dus. Cette décision n’est pas la bienvenue même si on avance des arguments d’harmonisation alors que l’étudiant n’a pas de quoi satisfaire ses besoins quotidiens ».

 

Professeur Vincent Houndédako, Secrétaire Général du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNES)

Hounddako SossouMême si c’est une directive de l’UEMOA, il faut que ces montants tiennent compte du niveau de vie de nos populations.

«Parler de la gratuité de l’enseignement supérieur, c’est une aberration. Si nous voulons donner de la qualité à l’enseignement, il faut que cela ait un coût. Si effectivement c’est gratuit, il faut que l’État accompagne. Quand la mesure avait été prise, l’État ne donnait pas les moyens pour assurer la formation ; ce qui a joué sur la qualité de l’enseignement. La question qu’il faut se poser c’est combien faut-il payer compte-tenu du niveau de vie de nos populations. L’autre question, c’est aussi de savoir comment la décision a été prise. A mon avis, il y a eu un manque de pédagogie sur la vulgarisation de cette décision du séminaire de Bohicon et ensuite comment ces montants ont été fixés et quels sont les éléments à prendre en compte dans ces frais ? Même si c’est une directive de l’UEMOA, il faut que ces montants tiennent compte du niveau de vie de nos populations. Je suis moi-même fils de paysan et je ne pense pas qu’un paysan pourra supporter cette somme ».

 

 

Epiphane Azon, Président de la Fédération Nationale des Parents d’Elèves et d’Etudiants du Bénin (FENAPEB)

Epiphane Azon prsident de la FENAPEBLes parents d’étudiants ont l’obligation de moyens et les universitaires et l’État l’obligation de résultats

«Il faut juste comprendre une chose, les parents d’étudiants ont l’obligation de moyens et de l’autre côté les universitaires et l’État central ont l’obligation de résultats. Aucune inscription ne doit être gratuite. Même si la Constitution dit que l’État assure progressivement la gratuité de l’instruction, que faut-il mettre dans ce progressivement ? C’est depuis qu’on a décrété la gratuité que la marchandisation de l’école est devenue la règle. Il vaut mieux qu’on demande aux parents de prendre leur responsabilité. A côté de cela, il faut que l’État et l’administration mettent tout en œuvre pour que les résultats changent. C’est la gratuité qui a entraîné la démission des parents de l’éducation de leurs enfants ».

Réalisation : Edouard KATCHIKPE & Adjei KPONON

Entretien : Jean-Euloge Gbaguidi, Directeur de l’ENSTIC, à propos de l’insertion professionnelle des étudiants en journalisme

« Je ne pense pas à un chômage des journalistes avant plusieurs décennies »

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