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Revue de Presse : A Conakry des syndicalistes de l’éducation arrêtés pour grève illégale

Des syndicalistes de l’éducation arrêtés pour grève illégale. C’est la grosse actualité du secteur de l’éducation  en  Guinée Conakry depuis  le samedi 18 novembre dernier.

  C’est le  journal panafricain Afrique Midi   qui est allé  nous chercher  cette information.  Il précise qu’il y a au moins trois responsables  du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée qui sont mis aux arrêts.

Ils  sont détenus dans  un lieu tenu secret, apprend  La Tribune Afrique  de sources syndicale et gouvernementale.

Panique dans la famille syndicale de la  Guinée Conakry, croit savoir Educ’Action  qui renseigne que depuis le mercredi Aboubacar Soumah,  un autre   syndicaliste  vit caché.  Selon la publication de  l’Hebdomadaire béninois de l’éducation, renchérie par Afrique Midi et La Tribune Afrique, c’est le syndicaliste même qui indique vivre désormais sur le qui-vive  et en cachette.

Pour  l’Agence France Presse (AFP), les trois syndicalistes  en détention ont été arrêtés alors qu’ils revenaient d’une  réunion de négociation au bureau de l’ancienne secrétaire générale de la CNTG (confédération nationale des travailleurs de Guinée), et présidente du Conseil économique et social, Hadja Rabiatou Sérah Diallo.

Ils sont  accusés  de trouble à l’ordre public et d’appel à une grève illégale,  à en croire la déclaration   du  ministre de l’Emploi, de la formation professionnelle et porte-parole du gouvernement Albert Damantang Camara, rapportée par l’AFP et  La Tribune Afrique. Le porte- parole  du gouvernement explique que les mis en cause  ont déclenché  le mouvement de grève sans qu’un préavis soit déposé comme le stipule les textes  en vigueur  chez le Président Alpha Condé.

Educ’Action précise pour sa part que les syndicalistes  arrêtés ont pour nom  Mohamed Doumbouya, Fodé Abass et Mohamed Kaba.   

  En effet, tout est parti selon le reportage de  l’Agence Française de Presse  de petites dissensions qui  règnent depuis peu au sein du syndicat libre des enseignants et chercheurs de  Guinée. Une partie du syndicat contre l’avis des autres, vient détailler  Afrique Midi, a lancé le lundi 13 novembre une grève illimitée. Educ’Action corrobore ce détail et souligne que depuis l’appel à ce débrayage, les élèves guinéens sont sans enseignants. Abandonnés et puis remontés contre les autorités de leurs pays,  ils se sont livrés à des actes de violences, lesquels les ont mis en affront avec les forces de l’ordre. Résultats : d’importants dégâts matériels enregistrés, selon l’AFP.  

La Côte d’Ivoire est trop occupée pour mettre aux arrêts, ses syndicalistes. Ce qui préoccupe les dirigeants de ce pays, ce sont les réformes dans l’enseignement supérieur.

La hiérarchie de l’enseignement supérieur s’appète à doter ce sous-secteur de l’éducation, d’un document de politique nationale, renseigne l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP). La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bakayoko-Ly Ramata, a  déjà  installé   le comité de pilotage et l’équipe de travail,  nous informe le web journal du service public de la Côte d’Ivoire.  La première  commission est formée de  18 membres et la deuxième de 24, ajoute Africain Info.  A la cérémonie d’installation de ces  deux comités, rapporte l’AIP,  la Ministre a insisté sur le caractère participatif et inclusif qui  doit alimenter  tout le processus  car, justifie  l’autorité la vision du gouvernement est de doter la Côte d’Ivoire d’un système d’enseignement supérieur performant et  compétitif  lequel se mettra résolument au service du développement.

Les opérateurs privés  d’Abidjan n’ont pas attendu l’élaboration de la politique nationale de l’enseignement supérieur avant de se mettre à la disposition  du système éducatif du pays.

Ils viennent de lancer un fonds dédié à l’éducation,  ovationne  le web journal Imatin.net. C’est une initiative des Investisseurs & Partenaires de Comoé Capital et de la Fondation Jacobs dont le but est d’apporter  « un soutien financier et managérial aux petites entreprises et start-up ivoiriennes ayant pour objectif d’améliorer la qualité et l’accès à l’éducation dans le pays », poursuit le site web.

Une dizaine de PME (Petites et Moyennes Entreprises)  et startups ivoiriennes  sont déjà identifiées pour bénéficier de cet appui qui se résume en un accompagnement stratégique et d’octroi de ressources d’assistance technique   d’ici à  2021, avec pour objectif de développer des solutions innovantes aux enjeux éducationnels dans le pays », ajoute  Africain Info.

Le fonds comprendra « à la fois des financements d’amorçage (entre 10 000 et 60 000€ par dossier) soit environ 10 millions FCFA à plus de 39 millions) et des financements de croissance (entre 60 000 et 200 000€ ou plus de 131 millions FCFA) », explique Imatin.net.

Au Bénin, les opérateurs privés n’ont pas encore trouvé les stratégies  pour calmer les enseignants honoraires en colère contre le gouvernement.  Après les grèves des 16 et 17 novembre dernier, les enseignants vacataires annoncent  un autre débrayage, alerte Educ’Action. Le journal souligne qu’ils menacent de passer de 48  à 72 heures.

Fin de cette revue de presse, je vous retrouve mercredi prochain.

Esckil AGBO

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