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Après l’annonce du retour des inscriptions payantes dans les universités publiques | Bienvenu Koudjo et Brice Sinsin entre explications et justifications

Dans les locaux du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, dans cette après-midi du jeudi 05 Octobre 2017, un conclave peu innocent ; sujet brûlant de l’actualité éducative oblige.

A la suite de l’annonce faite par le ministre de l’Enseignement Supérieur, Marie-Odile Attanasso du retour de paiement des frais d’inscription obligatoires dans les universités publiques du Bénin, Bienvenu Koudjo, son directeur de cabinet entouré de quelques recteurs des universités concernées, donne de la voix pour renseigner sur les tenants et les aboutissants de cette décision

25.000f au 1er cycle, 50.000f au 2nd cycle et 75.000f au 3ième cycle. C’est cette annonce du ministre Marie-Odile Attanasso, le 02 Octobre dernier, lors de son discours à l’occasion de la rentrée solennelle à l’Université d’Abomey-Calavi qui a suscité jusqu’à ce jour des polémiques aussi bien dans le rang des étudiants que des parents d’étudiants. Face aux grincements de dents, le directeur de cabinet Bienvenu Koudjo et les recteurs Brice Sinsin de l’UAC et Gérard Degan, de l’Institut National des Sciences Technologiques de l’Ingénierie et de Mathématiques, ont tenté d’apporter éléments d’éclairage à la compréhension de la décision étatique. Selon les propos de Bienvenu Koudjo, cette décision est le résultat des nombreuses discussions menées au cours du séminaire d’évaluation du système Licence Master Doctorat (LMD) qui a réuni tous les acteurs de l’Enseignement Supérieur à Bohicon en septembre 2016, pour se conformer aux normes en vigueur dans l’espace UEMOA. « Cette décision devrait être mise en application depuis l’année universitaire 2016-2017. C’est la magnanimité du chef de l’Etat, qui, craignant que cette décision soudaine ne prenne au dépourvu les parents d’étudiants, a demandé que son application soit reportée à l’année universitaire présente. C’est donc dans ce cadre qu’on a poursuivi la gratuité l’année dernière et logiquement on devrait s’attendre à ce que la décision prise lors du séminaire, soit appliquée cette année », a expliqué le directeur de cabinet qui précise par ailleurs que les frais d’inscription ont été revus à la baisse compte tenu des réalités socio-économiques du pays. Le recteur Brice Sinsin, tout en confirmant les propos du directeur de cabinet, a rappelé que cette décision a été prise de commun accord avec toutes les composantes de la communauté universitaire à savoir les professeurs, les directeurs, les doyens des facultés et d’écoles, les représentants des syndicats au niveau de l’enseignement supérieur, les représentants des associations d’étudiants, et les représentants du personnel administratif et technique. Selon les explications des deux recteurs présents à cette conférence, ces frais d’inscriptions sont destinés à aider les universités dans leurs multiples besoins. Ces frais d’inscription permettront de mieux faire face aux charges de fonctionnement et de consommables ; de faciliter l’organisation des activités académiques des facultés, de doter les universités publiques en véhicule de transport et couvriront les dépenses liées à l’organisation des travaux dirigés et des examens.

Estelle DJIGRI

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