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Choix des filières dans les lycées et collèges du Bénin | La littérature, refuge des élèves

L’amour pour la littérature dans les collèges et lycées devient un constat inquiétant chez les jeunes apprenants.

Depuis un moment, il est constaté que plusieurs élèves fuient les filières scientifiques pour prendre refuge dans celles littéraires pour diverses raisons. Une équipe de notre rédaction s’est rapprochée de quelques élèves et enseignants pour en savoir davantage sur ce désamour des filières scientifiques.

Réussir son année scolaire est primordiale pour les élèves des lycées et collèges du Bénin. Pour y parvenir, les élèves se sentent obligés de prendre des décisions sans considérer l’impact qu’elles peuvent avoir sur leur avenir ou sur leurs ambitions. C’est le cas de plusieurs élèves qui se retrouvent dans les filières littéraires sans avoir un amour ou une passion pour cette dernière. Pour la plupart d’entre eux, ils se sont inscrits en littérature à cause de leurs lacunes dans les matières scientifiques.
« J’ai choisi la littérature parce que j’arrive au moins à mieux me retrouver dans les matières littéraires que celles scientifiques, surtout la mathématique et la physique, et parce que je risque d’échouer au BAC si je ne change pas de filières avant la classe de la terminale », a affirmé Jauresse élève en classe de seconde littéraire au Ceg Océan. A en croire ses propos, elle a toujours souhaité faire aventure dans le domaine de la médecine, mais vu ses résultats dans les matières scientifiques au BEPC, elle a tout simplement choisi de fuir la science pour prendre refuge dans la littérature, qui parait être pour elle la seule porte de secours pour obtenir son BAC. Le constat est que plusieurs sont dans le même cas que Jauresse. Mais dans le même temps, on retrouve des élèves littéraires qui ont choisi ce chemin par vocation. « Je suis en littérature parce que je me débrouille pas mal en anglais et mon but c’est de faire l’interprétariat en anglais après le BAC », a déclaré Edgard, élève en seconde au Ceg Océan. Ceci prouve que dans le lot des élèves, certains sont conscients des choix qu’ils effectuent en ce qui concerne leurs filières. Malheureusement, ces derniers sont en nombre restreint, a souligné M. Hodonou, professeur de français. « Nous avons souvent dans nos salles des élèves qui ont un niveau médiocre en littérature, et surtout qui n’ont aucun amour pour la filière, mais qui s’y retrouvent ». Selon lui, c’est la peur d’affronter les sciences, qui cause cette désaffection de la filière. « Les élèves ne veulent plus faire d’effort dans les études et quand ils s’engagent et qu’ils rencontrent quelques difficultés, ils démissionnent croyant que c’est la meilleure solution, alors qu’ils se trompent. Aucune matière n’est difficile ni facile », a conclu l’enseignant qui n’a pas manqué de prodiguer quelques conseils aux élèves. « Je souhaiterais que les parents suivent les élèves dans leurs choix afin d’éviter les erreurs de choix qui ont une répercussion à long terme sur l’élève ; et que ces derniers ne se découragent pas après quelques notes minables reçues dans les matières scientifiques. L’essentiel, c’est de persévérer pour obtenir gain de cause, et ainsi atteindre ses objectifs », a exhorté l’enseignant. Cette situation repose avec acuité, la question de l’orientation scolaire dans le système éducatif béninois.

Elvis GNACADJA

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