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Après les grèves des 16 et 17 Novembre 2017 | Les vacataires annoncent un débrayage pour ce jour

A la suite de leur débrayage des 16 et 17 vovembre 2017, les enseignants vacataires projettent pour ce mardi, une nouvelle grève de 24 heures pour exiger la satisfaction de leurs revendications. L’état du dernier mouvement est évocateur.

 

Une nouvelle grève ce jour pour forcer la main au gouvernement. Les vacataires veulent corser la note. Déjà, les 16 et 17 novembre derniers, ils avaient donné le signal. A 8h 30mn ce vendredi 17 novembre 2017, dans les quelques établissements publics sillonnés, une remarque inhabituelle aux heures de cours. Des salles de classes dépourvues d’élèves, des cours d’écoles grouillants de monde, les plus jeunes élèves se livrant à toutes sortes de jeux, des groupuscules d’élèves s’adonnant à des débats divers. Des images qui ont attiré l’attention de l’équipe de reportage du journal Educ’Action descendue dans quelques écoles de Cotonou et environs pour constater l’effectivité des grèves annoncées par le collectif des enseignants vacataires. Du CEG Dantokpa au CEG L’Entente, le constat est le même. En effet, les enseignants vacataires ont joint l’acte à la parole en abandonnant craies, tableaux et élèves les jeudi 16 et vendredi 17 Novembre 2017. Pour les rares professeurs vacataires rencontrés dans ces établissements, il n’est pas question d’abandonner la lutte maintenant qu’elle est mise en marche. « Nous sommes en mouvement depuis hier et le mouvement finit ce soir. Si l’autorité ne réagit pas, nous allons reconduire le mouvement dès mardi prochain », a fait savoir le professeur vacataire d’Anglais du CEG Dantokpa Kangni Sylvère Adjahouto, déterminé à lutter contre les mauvais traitements que ses pairs et lui subissent. « En novembre 2016, le Directeur de Cabinet du ministère Charles Codjia, est passé sur une chaîne de la place où il annonçait publiquement que des mesures seront prises pour que nous puissions connaître une amélioration au niveau du taux horaire. Depuis novembre 2016 jusqu’à ce jour, nous n’avons connu aucune amélioration significative en la matière », s’est expliqué Kangni Sylvère Adjahouto pour renseigner sur l’une des raisons qui fâche et qui justifie ce débrayage. Aussi, « au début de cette année, l’autorité a voulu prendre en charge le recrutement. Ce que nous avons applaudi même s’il y a quelques couacs. Ils ont recruté par diplôme et nous nous sommes dit certainement qu’ils vont payer par diplôme mais jusque-là, silence radio ». Au CEG l’Entente, le constat est identique. « Nous avons veillé à ce que la grève soit effective dans les établissements publics et elle suit son cours ici au CEG l’Entente », a informé le professeur vacataire des PCT rencontré sur place qui annonce d’autres débrayages les semaines à venir si rien n’est fait par le gouvernement pour désamorcer la grève. « Si nous n’avons pas satisfaction de nos revendications au début de ces 48 heures de grève, le débrayage sera reconduit la semaine prochaine et va passer à 72 heures », menacent les enseignants grévistes.

Estelle DJIGRI

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