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Revue de Presse : Voici les 4 vertus de la vie morale pour éduquer un enfant

Faut-il être réaliste, strict ou permissif avec les enfants ? Plusieurs médias du Burkina Faso se sont intéressés à cette préoccupation en début de semaine. Le Faso.net estime que c’est une équation à plusieurs inconnus. Difficile à résoudre donc, mais pas impossible, rétorque Afrique Midi.

Pour le premier  site web qui cite un de ses lecteurs ayant publié une tribune sur ce sujet, « les enfants, tant qu’on n’en a pas, c’est difficile de s’imaginer la vie avec eux, et une fois qu’on les a, on imagine la vie sans eux… On pense généralement que les parents biologiques sont les seuls à pouvoir éduquer leurs enfants. Loin s’en faut. Certains parents s’enorgueillissent d’être le pilier de l’éducation de base de leurs enfants parce qu’ils les ont conçus. ».  Or, rectifie Yenenga.net , « l’éducation n’est pas liée à la congénitalité ».  Si tel était le cas, que dirait l’humanité des orphelins, des bébés abandonnés, se demande Afrique Midi qui  complète que « l’éducation n’est pas scientifique », non plus. Il n’y a point d’improvisation en matière d’éducation d’un enfant. Tout part d’un modèle.

Pour l’auteur de la tribune, abondamment relayée dans la presse, « l’enfant a besoin d’explications claires pour comprendre sa bêtise et ne pas recommencer. La punition éducative consiste à montrer à l’enfant qu’il a transgressé des règles préétablies, ou qu’il a récidivé d’une faute. Il faut qu’il sache les différents degrés de ses erreurs, et la punition doit être orientée en fonction de la gravité de la faute. Un enfant qui fait tomber un verre, et celui qui insulte ses parents, n’ont pas les mêmes degrés de correction. La punition corporelle est légèrement tolérée ; ce qu’il faut éviter, c’est la maltraitance corporelle. La chicotte est une mesure disciplinaire : on peut l’utiliser pour faire peur à l’enfant, une fois déjà servi sur lui pour une faute antérieure ».

Pour en arriver à faire la part des choses, poursuit-il dans les colonnes de  Faso.net : « il faut quatre vertus de la vie morale pour mieux éduquer les enfants.  « Être juste, utiliser la force, être tempérant, être prudent »,  énumère Yenenga.net. Car, croit savoir Afrique Midi, « les caprices d’un enfant sont fonction du statut social de ses parents ». C’est pourquoi Educ’Action conseille qu’en termes de promesses aux enfants, les parents  doivent prendre en compte leurs propres réalités, et ceci, en considération avec leurs moyens. « Je n’ai pas de moyen d’acheter une moto, donc je ne propose pas de moto », avertit l’invité du Journal Junior du Groupe de Presse Educ’Action, Gabriel Hugues Rodriguez, Responsable pédagogique à l’Ecole secondaire des métiers d’arts (Esma) Hermann Gmeiner. Avis donc aux parents dont les enfants décrocheront le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) cette année.

En effet, lancé le lundi 09 juillet dernier dans tout le Bénin, le BEPC 2018 prend fin ce mercredi 11 juillet. Des informations reçues pêle-mêle, il faut retenir avec Le Matinal et Beninweb tv qu’ils sont au total 189.399 candidats  dont 83.930 filles à aller à la conquête du parchemin qui donne accès au second cycle de l’enseignement secondaire.   Parmi eux, 142 du département ont été exclus pour défaut de pièce d’état civil, nous rapporte La Nouvelle Tribune. Le journal explique que ces derniers n’avaient pas fourni leur acte de naissance lors de la constitution de leur dossier.

A Lokossa, un détenu a composé sous haute surveillance militaire, informe Educ’Action qui se désole de la négligence d’un candidat qui se rend compte le jour de l’examen qu’il n’a pas de numéro de table au centre du CEG 1. « Pas question de lui attribuer le jour de l’examen un numéro si durant tout le temps d’affichage des listes de candidats en vue d’une intégration des omis et de corrections d’éventuelles erreurs, il n’a pas daigné consulter la liste », s’insurge le Chef centre Léopold Soussoukpo. Au CEG2 de cette même commune, raconte le journal de Ulrich Vital Ahotondji, un candidat libre a minutieusement cuisiné son échec en se pointant dans la salle de composition avec une carte d’identité périmée depuis 2016 sans aucune autre mesure de solution. « La seule solution qui s’imposait donc à lui est de rentrer calmement à la maison le temps de se faire délivrer une carte d’identité valide pour l’année prochaine », lui a suggéré Educ’Action.

Quant à nous, nous vous retrouvons le mercredi prochain pour un nouveau numéro.

Esckil AGBO