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Revue de Presse | Sénégal : Le secteur de l’éducation de nouveau en crise

Le secteur de l’éducation au Sénégal n’est pas au bout de ses peines. Un nouveau bras de fer oppose, depuis peu, les étudiants au gouvernement. Ce nouveau rapport   de force enregistre déjà de graves conséquences, crie Educ’Action. Un étudiant tué le 15 mai dernier, précise le journal. Le Monde va dans le même sens et souligne que le drame est intervenu  lors d’une manifestation des étudiants qui réclamaient le versement de leurs bourses. La situation a provoqué d’autres manifestations de mécontentement à travers toute la ville de Dakar,  regrette Africanews.com.

Les universités de Dakar s’embrasent après la mort d’un étudiant, écrit Jeune Afrique. Le bras de fer reste latent entre étudiants et gouvernants, témoigne Educ’Action. Cependant, les autorités multiplient les actions et déclarations pour  ramener le calme, poursuit le journal d’Ulrich Vital Ahotondji. Dans le lot, on  constate le message de condoléance du Président Macky Sall, adressé à la famille du regretté  étudiant, Falou Séné.

Pas de mort d’étudiant au Bénin. L’heure est plutôt à un début d’accalmie entre les syndicats et le gouvernement. Négociations  Gouvernement – Syndicats : Vers un tandem salvateur pour le secteur de l’éducation, se réjouit Educ’Action sous la plume de Serge David Zoueme, spécialiste des questions éducatives. Le dialogue a effectivement repris, rapporte l’Agence Bénin Presse (ABP). La Nouvelle Tribune fait la même remarque et se fie aux fibres professionnelle et patriotique des ex protagonistes pour espérer une école béninoise prospère.

Cet essor de l’école béninoise ne se fera pas sans les langues maternelles. C’est pourquoi, l’Etat s’engage désormais à promouvoir lesdites langues dans les classes. Aucun enfant ne serait plus puni pour avoir parlé sa langue maternelle à l’école, apprend-t- on, dans les colonnes de La Nouvelle Tribune. Benin7.com applaudit la décision et estime que les enfants béninois sont à l'avenir encouragés à parler leurs langues maternelles à l’école. Plus de sanctions donc dans ce sens.

Ceux qui courent, en revanche, des risques de sanctions sont les enseignants des cours maternel et primaire. Ils ne seront plus excusés pour faute en expression écrite et orale.

Et pour cause, le gouvernement vient d’initier pour eux un recyclage qui leur permettrait de relever le tas d’insuffisances qu’ils traînent dans leur quotidien. La bonne nouvelle est sortie lors du dernier Conseil des Ministres, nous fait savoir La Nouvelle Tribune. Le Ministre Salimane Karimou est instruit pour élaborer un plan de renforcement de la formation professionnelle continue des enseignants des écoles publiques, publie Educ’Action.

Finissons notre revue de presse avec le dossier de la semaine du journal Educ’Action. Il porte sur « le saut de classes dans les établissements ».  Pour mon confrère Enock Guidjimè, auteur de l’article,  cette volonté des parents est « une improvisation qui étouffe  le génie » des enfants. Vous pouvez retrouver l’intégralité dudit dossier à la page 4 de la parution du mardi 22 mai 2018 et sur le site internet du journal spécialisé à l’adresse : www.eduactions.org.

Fin de cette revue de presse, je vous retrouve mercredi prochain.

Esckil AGBO